dimanche 7 août 2005

DÉFI DE L'ÉTÉ 2005 : LE TOUR DE L'AITANA EN VTT

PROVINCE D'ALICANTE (ESPAGNE)
90 km - 1630 m de D+.

Voilà plusieurs années que j'y pensais. Mais cette année, je l'ai fait ! Le tour de l'Aïtana en VTT ! Certes, ce n'est pas le Ventoux, ni le Tourmalet ou le Galibier... Mais c'est quand même le point culminant de la Province d'Alicante, avec un sommet à plus de 1550 m d'altitude. Bien sûr, je ne suis pas allé jusqu'au sommet car l'accès est interdit pour cause d'installations militaires.

Port de Tudons : accès interdit à la route qui mène au sommet de l'Aitana
Mais pour en faire le tour il faut quand même franchir trois cols, dont l'un à plus de 1000 m, et parcourir 90 km, en totalité sur bitume mais avec mon VTT ! Et pour corser le tout, j'avais décidé que l'exploit serait encore plus sympa si je faisais d'abord un petit crochet par le bord de mer, afin de passer de l'altitude "0" à plus de 1000 m!…

La plage de La Vila Joiosa au petit matin...
Je m'élance donc au petit matin vers “La Vila Joiosa”, petit port et station balnéaire de la Province d'Alicante... Après une petite photo de la plage, au 17e kilomètre, je prends la direction du nord, vers la montagne, pour une première ascension de 28 km environ. Jusqu'à Orxeta, ce n'est d'abord qu'un long faux plat suivi de pentes très raisonnables pour arriver à une altitude de 177 m en un peu moins d'une dizaine de kilomètres. Il y a même des passages où la route redescend un peu, notamment aux abords du lac de l'Amadorio...

Lac de l'Amadorio
J'en profite pour admirer et photographier le paysage…

Orxeta, avec sur la droite le sommet du Puig Campana (1406 m)
Ensuite, la pente s'accentue un peu. D'Orxeta à Sella, ce sont 7 km de montée à 3% de moyenne.

Sella, au pied de la Serra (montagne) de Sella
Suivent 8,7 km d'ascension à 4,8% pour arriver au pied du col proprement dit. La montée finale à 5,8% ne dure qu'un peu plus de 3 km. Rien de très dur en vérité, mais c'est long! D'Orxeta au sommet du Port de Tudons, ça monte pendant presque 19 km pour un dénivelé positif de 885 m à 4,67% de moyenne.

En montant vers le Port de Tudons
Vingt-huit kilomètres après avoir quitté la plage et l'altitude "0", j'atteins le sommet du premier col, le Port de Tudons, à 1024 m d'altitude.

Port de Tudons (1024 m)
Ensuite, je plonge dans une vallée de l'arrière-pays où je n'étais jamais allé, alors que ça fait la bagatelle de 50 ans que je vais en vacances dans la région ! En fait, on n'y va jamais en voiture... parce que c'est trop loin!... Ça fait plaisir de savoir enfin à quoi ressemble l'autre côté de la montagne!…

Vue partielle de l'Aitana (1558 m), versant nord
Au bas de la descente, brève portion de plat suivie de 7 km d'une nouvelle ascension pour franchir un deuxième col, le Port de Confrides (parfois nommé "Port d'Ares"), à 980 m d'altitude. Une pente moyenne de 4,66%, à l'exception du dernier kilomètre à 7%.

Au cours de cette montée, je commence à me demander comment je vais faire pour aller au bout ! C'est qu'il fait particulièrement chaud dans cette vallée, entre midi et 13h, en plein mois d'août ! On n'a plus le petit vent de mer dont on bénéficie sur le versant sud de la montagne ! Et il y a peu d'ombre sur cette route, si bien qu'à chaque arbre, je m'arrête pour profiter d'un peu de fraîcheur... J'en profite aussi pour manger et boire... Je constate que mes réserves de liquide s'amenuisent. Je suis parti avec plus de 4 litres sur le dos (poche à eau + bouteilles de boissons énergétiques), sans compter le bidon... Et il ne me reste plus grand chose! Sur cette portion, pas de photos! Je n'ai plus la tête à ça! Pas de vrai découragement cependant. Après chaque arrêt, je repars en me disant que je finirai bien par arriver au sommet...

Pas de photo non plus en arrivant au Port de Confrides. Trop fatigué! J'aborde la descente avec l'esprit préoccupé... Car l'heure tourne et après cette descente, il reste un dernier col avant la descente finale et le retour "a casa"... Ni très haut, ni très méchant, ce col, lorsqu'on l'aborde par ce versant! Mais je ne me sens pas la force d'enchaîner après celui que je viens de grimper. Je trouve une cabine téléphonique pour appeler la maison et dire que "tout va bien" (menteur?) mais qu'on ne m'attende pas!... J'ai décidé de m'arrêter quelque part pour me restaurer, refaire mes réserves de boisson, me mettre à l'ombre le temps que la température baisse quelque peu... ou que mes forces reviennent!

C'est ainsi que je fais halte dans un restaurant typique de Confrides, village de montagne bâti à 785 m d'altitude... Après une petite heure d'arrêt à la fraîche, quelques nourritures traditionnelles savoureuses et plus d'un litre de flotte ingurgités, je sens que mes forces sont revenues.
Je remonte donc sur mon vélo et j'aborde les 8 km de descente douce jusqu'à Benimantell. La preuve que je vais mieux: je me remets à apprécier les paysages et à prendre des photos.

Vue du lac de Guadalest, depuis la route de Confrides à Benimantell.
Au fond à droite, le sommet de la Sierra de Bernia (1129 m).
Encore 2,4 km de montée pour franchir le dernier col à 682 m d'altitude. Il ne me reste plus qu'à négocier le retour par une longue descente d'environ 14 km et près de 600 m de dénivelé négatif, avec tantôt des arrêts "photos", tantôt des pointes à plus de 70 kilomètres à l'heure lorsque la pente dépasse les 10%... Alors que sur les hauteurs, l'air et l'altitude maintiennent une sensation de relative fraîcheur, dans la partie basse de la descente, j'ai l'impression de pénétrer dans un four. Il est 16h quand j'arrive enfin, l'heure à laquelle les Espagnols font la sieste, l'heure où seuls les imbéciles et les fous furieux mettent le nez dehors…

Vue sur la Marina Baixa et la baie d'Altea
Malgré une chaleur par moments accablante qui a nécessité l'absorption de 5 à 6 litres de boisson sur l'ensemble du parcours, je garderai en mémoire ce régal de paysages que j'adore et au final l'immense satisfaction de l'avoir fait en VTT, avec en prime mon premier reportage "cyclo-photographique", dont cet article vous a présenté quelques échantillons !

Claude
Photos personnelles

—> Afficher le diaporama (33 photos, publiées sur Flickr).

Malgré le plaisir, pas fâché d'arriver... Et après la photo: piscine!

dimanche 3 juillet 2005

DÉFI : WEEK-END ROUTE + VTT

ou CLAUDE, L'INDESTRUCTIBLE ! (OU PRESQUE…)

Bon, soyons raisonnable! Je n’oserai pas me comparer à Jacques Anquetil lors de son célèbre défi : enchaîner le Critérium du Dauphiné et Bordeaux-Paris et les gagner tous les deux. Mais tout de même, cet enchaînement personnel restera un grand moment ! Que je renouvellerai, c'est sûr !

Samedi 2 juillet 2005 : un "220" sur route

Première partie du défi : Randonnée des Châteaux, à Fontainebleau, en compagnie de James S., dit "le Chamois", et de Michel C., dit "le Petit Lapin".

Entre le Château de Fontainebleau et le Château de Saint-Fargeau, j’ai fait 235 km sur route, mon record personnel de distance en vélo dans la même journée.

J'avais encore de très bonnes jambes sur le final car, après plus de 200 km parcourus, j'ai grimpé comme un bolide la côte de Sorques, après Épisy. J'ai même fait des pointes à plus de 40 km/h sur le plat dans les derniers kilomètres. Mes deux compagnons de route qui n'ont pas pu suivre ce rythme ne m'ont revu qu'à l'arrivée. Ces bonnes sensations m'ont permis de me sentir capable de remettre ça le lendemain, mais en VTT.

Après cela, se relaxer pour être prêt à repartir le dimanche…

Dimanche 3 juillet 2005 : "55" en VTT

Deuxième épisode : Randonnée VTT de Mennecy (91)

55 km (« seulement ! », pourrait-on dire) pour cette rando d’avant la trêve estivale ! L’exploit, en fait n’est pas dans la distance du jour mais mais dans le fait "d'enchaîner", après les plus de 200 km effectués la veille. A noter que ce n'est pas le même vélo, et ce n'est pas la même façon de pédaler et qu'il faut s'adapter à ces changements. Avec un bon entraînement dans les deux pratiques, ça ne pose pas vraiment de problème.

J'ai fait cette randonnée à ma main, tranquille, sans chercher à faire une "perf", comme on dit. L'essentiel était d'aller au bout. Cela dit, 55 km en VTT, c'est quand même un peu long pour un décrassage… Il a fallu gérer! Mais tout s'est bien passé.

Mon copain Pascal, dit “le TGV” ou encore “Ariane 6”, était le seul autre membre du club sur cette randonnée. Parti après moi, arrivé longtemps avant, je me demande encore comment j’ai fait pour le reconnaître vue la vitesse à laquelle il m’a doublé !…

Ce défi enchaînant + de 200 km sur route et + de 50 km VTT m'a apporté beaucoup de satisfaction. Si le calendrier le permet, je remets ça l'année prochaine!

Claude

PS : Dans le même genre de défi, les 22 et 23 avril 2006, j'ai effectivement enchaîné un 200 Audax (les 3V : 210 km exactement) et un 55 km VTT sur la Jean Racine, une rando VTT particulièrement vallonnée. Le must du genre, je l'ai réalisé les 21 et 22 avril 2007, avec de nouveau 210 km en Audax (les 3V) et 75 km VTT à la Jean Racine, avec 2000 m de D+.
—> Lire le récit de défi.

dimanche 26 juin 2005

VTT : LE RAID DES CADOLES 2005, À BAR-SUR-SEINE (AUBE)

LES TÉMOIGNAGES DE LAURENT, MATHIEU ET CLAUDE

Nos amis de l'ASPTT Paris nous avaient proposé quelques places dans le gîte qu'ils avaient loué à Bar-sur-Seine. Finalement, je fus le seul à profiter de leur offre, ce qui m'a permis de me lever un peu plus tard. Deux heures de sommeil en plus, ce n'était pas du luxe avant d'affronter un 80 kilomètres particulièrement costaud ! Le dimanche matin, nos deux jeunes, Laurent Magnier (22 ans) et Mathieu Kolasiak (23 ans) ont fait la route ensemble et sont venus me rejoindre.

Au final, beaucoup de péripéties, d'incidents, d'efforts, de chutes, de blessures et des réactions variées, dont je vous laisse lire quelques extraits...

Claude

Mathieu (penché sur son guidon), Laurent (tee-shirt blanc, casque rouge) et Claude, au premier rang sur la ligne de départ

Laurent lors de la
 Jean Racine 2005
Le point de vue de Laurent (initialement inscrit sur le 80 km)

« Pour ma part, je n'ai pu faire que 25 km ! En tout, j'ai cassé ma chaîne trois fois et donc je ne pouvais pas tenter plus, surtout qu'à ma deuxième intervention, j'ai aussi cassé mon dérive-chaîne.Enfin bon, je dois dire que les 25 kilomètres m'ont déjà suffi. Je n'ai jamais fait un parcours aussi technique et dangereux : c'était vraiment un raid.
Je ne sais même pas comment Claude a fait pour le 80, je lui tire mon chapeau !
Bon ! Au final, je vais changer ma chaîne et aussi ma cassette ! »


Mathieu lors du Rallye
des Orchidées 2005
Le point de vue de Mathieu (60 km)

5h30 sur la selle (avec les temps morts car j'ai paumé mon capteur de compteur) pour faire 60 bornes, dont 10 bornes de boue seulement pour moi, mais dix bornes de descente avec le pied dans les virages pour éviter de glisser (merci les pneus pour terrain sec !) Sinon, raid très éprouvant mais somptueux !

Historique : Bon train jusqu'au premier ravito, poussé par la horde de sauvages qui pédalaient toutes voiles dehors dans les singles du premier tronçon. Au premier ravito, j'ai attendu Claude et Laurent 20 minutes, en vain... Sachant qu'il restait encore 40 bornes à faire, je suis reparti seul, sans mes collègues en jaune et vert, en espérant qu'il ne leur était rien arrivé, et en espérant retrouver un peu de roulant, et moins de singles.

Quelle fut mon hallucination quand je ne vis que du single jusqu'au 2e ravito !... Le single, c'est marrant, c'est technique, les descentes se font tout à la glisse, c'est génial ! Mais bon, ça va 5 minutes. On se fait des frayeurs, c'est dur pour les jambes, les bras, la tête...

Au 2e ravito, sous un soleil qui tape, tape très dur, je recharge mon Camelbak de 2 litres de flotte et je repars à bon train comme au début...

Après 40 km environ, je commence à peiner et à me faire dépasser dans les singles, alors que c'est moi qui dépassais au début, les jambes commencent à picoter, bref je sens que c'est la fin et que je vais souffrir sur les 20 derniers kilomètres (de toute manière, j'ai toujours un creux à 40 bornes).

Encore un peu de singles et enfin on se retrouve sur un terrain large, crayeux, caillouteux, dans les vignes, qui monte, monte, monte, monte, monte, monte... 'tain ! J'avais l'impression que ça n'en finissait pas, mais je montais quand même à mon train, un peu fatigué, comme les gars avec qui je montais. Ah là, personne ne klaxonnait pour passer comme dans les singles, c'était tout le monde à la même enseigne, et tout le monde à petit train.

À ce moment-là, sous le soleil, buvant de la flotte à chaque tronçon de montée (il m'en paraissait mille des tronçons), mon corps commençait à ne plus aller : envie de vomir, envie pour la petite commission et envie pour la grosse et tout ça en même temps. Je vous raconte pas le moral !

Quelle ne fut pas ma joie en arrivant au sommet pour le 3e ravito, près de la stèle de la Sainte Vierge de je-ne-sais-plus-quoi : quelle beauté dans le paysage ! Il fallait bien ça pour me remonter le moral d'autant que le tonnerre grondait sur les 13 km restant.

Après quelques étirements, quelques verres de citron, quelques pâtes de fruits et quelques "WOAH, c'est beau!", je suis remonté sur ma monture en priant d'arriver avant l'orage. Que nenni, à peine le temps de finir ma soi-disant prière que le monstrueux nuage me tombait dessus. Alors là, comme par magie je retrouvai mes forces. J'ai fait les 10 derniers kilomètres, sous la pluie, comme si je faisais une course de XC (Cross Country) : la tête dans le guidon ! À fond ! J'avais retrouvé un second souffle avec la fraîcheur, et des jambes! Bon, ça glissait un peu, donc ça m'a permis de me préserver un peu dans les descentes mais les 4 derniers kilomètres sur le plat.... personne ne m'a doublé! J'étais content d'arriver, sale, boueux, mais en pleine forme (dixit Laurent) à 14h00 !

Conclusion :

  • Heureux d'avoir participé à cette aventure!
  • Content de ne pas avoir fait le 80.
  • Trop de singles à mon goût mais bien quand même pour le côté TRÈS technique.
  • Le cuir du coude droit laissé dans les sous-bois, suite à une glissade impromptue de la roue arrière.
Les leçons tirées :
  • Ne pas se coucher à 2h du mat' quand on se lève à 5h.
  • Préférer partir en gîte avec les gars de l'ASPTT.
  • Prendre des rations salées car marre du sucré au 3e ravito.
  • Faire le 80 km l'année prochaine.
En tout cas, l'année prochaine, même s'il y a trop de singles, j'y retourne, car les Cadoles, c'est une super rando de la mort qui tue tout et surtout les jambes et le moral! »

Le point de vue de Claude (80 km)

« D'abord, je n'ai pas du tout aimé le début. Je n'avais pas fait 5 km qu'un coup de frein inopportun m'a fait passer par dessus le vélo et je suis tombé sur la tête (Qui a dit : « on avait remarqué » ?). Dès lors, je n'ai pas cessé d'avoir la pétoche dès que ça glissait un peu, or ça glissait presque tout le temps : racines, cailloux mouillés, ou simples dévers pas piqués des vers!... J'étais tout le temps crispé, inquiet... Du coup, j'ai rapidement été distancé par les deux jeunes.

Puis j'ai rattrapé Laurent, qui avait cassé sa chaîne, et je lui ai donné un petit coup de main pour réparer. Reparti devant lui, je pensais qu'il allait très vite me rattraper et j'ai été très étonné de ne plus le revoir par la suite. Au premier ravito, je me suis fait mettre un peu de pommade car ma chute m'avait laissé une forte douleur musculaire au cou. Je suis resté plus d'un quart d'heure à guetter Laurent et ne le voyant pas, je suis reparti. Je me suis demandé s'il était passé sans que je le voie ou s'il avait coupé par la route pour rentrer directement... Bref, compte tenu du chemin qu'il me restait à faire, j'ai préféré ne pas attendre plus longtemps.

Claude... avant que ça se gâte!
Par la suite, j'ai quand même connu de bons moments, notamment dans la très longue côte dont parle Mathieu. J'étais tellement content de pouvoir enfin me lâcher un peu dans un chemin large et roulant, que j'ai tout grimpé à plus de 20 à l'heure. J'en ai doublé quelques uns qui n'ont pas eu le temps de lire le nom du club sur mon maillot ! (Qui a dit : « frimeur » ?) À l'inverse, je n'ai pas aimé, mais alors pas du tout, le “single” pourri, plein d'une boue glissante (voir l'état du pneu avant sur la photo ci-dessous), une véritable savonnette, qui se trouvait une dizaine de kilomètres avant l'arrivée. J'en ai fait plus de la moitié à pied ! Mais malgré ma prudence, je me suis payé une autre gamelle, avec pour conséquence un joli hématome au mollet gauche, large comme une assiette à dessert (enfin presque !)...

Contrairement à Mathieu, je n'ai pas pris l'orage car le circuit du 80 bornes nous éloignait de la zone arrosée. Quand je suis arrivé sur les lieux du déluge, il ne pleuvait plus mais toute la flotte avait rempli les flaques sur les bords de Seine, des flaques qui couvraient souvent toute la largeur du chemin, avec pas loin de 10 cm d'eau par endroits. Je ne pensais pas voir ça en cette saison. Mais finalement, c'était assez sympa de rouler à fond dans les flaques en soulevant des gerbes d'eau et de boue ! Souffrir de la chaleur au début de la rando et rentrer crotté comme en plein hiver, c'est un comble!

Dans la dernière montée, la flotte dévalait la pente comme dans un petit torrent. J'ai grimpé ça à bon rythme, sans me poser de questions. J'ai fini vers 16h15 et, à part les douleurs dues aux chutes, pas de problèmes musculaires à l'arrivée. Il faut dire que les interminables sentiers sinueux souvent glissants ou dangereux ne permettaient pas les cadences élevées et m'ont obligé, finalement, à ménager la musculature plus que je n'aurais cru au départ.

Ah, là, ça rigole moins déjà, hein !
En conclusion…

Je suis vraiment content d'avoir fait cette randonnée et d'avoir terminé le parcours de 80 km, mais honnêtement, je ne crois pas que je reviendrai. En fait, il y avait sans doute un peu trop de singles et de technique à mon goût. Je me suis même surpris à bénir les trop rares chemins larges et roulants que je n'apprécie guère d'habitude!

Malgré tout, j'invite les amateurs de “Vrai TT” qui ne connaissent pas encore cette randonnée à participer au Raid des Cadoles... Attention, c'est une randonnée qui se prépare! Physiquement et techniquement. Mais franchement, elle vaut le détour, et les « releveurs de défis » ne seront pas déçus du voyage !

PS: Je tiens à remercier particulièrement Paul et les amis de l'ASPTT qui, non contents de m'avoir accueilli dans le gîte qu'ils avaient réservé, ont lavé mon VTT pendant que je prenais ma douche... Ils sont chouettes les copains!… »

dimanche 19 juin 2005

LA MONTAPEINE, À MEAUX : MON PREMIER 100 BORNES VTT

Avant cette randonnée de La Montapeine, à Meaux, mon record de distance sur VTT restait la Norville et les 93 ou 94 km effectués en 2004. En début de saison, c’était l'un de mes objectifs d'atteindre le cap mythique des 100 bornes et j’avais repéré de longue date cette « Montapeine » aux 1400 m de dénivelé positif.

Quelques jours avant l’épreuve, j’ai eu la joie d’apprendre que j’allais rouler en compagnie de Thierry et Laurent. Avec Thierry, encore convalescent après sa blessure de la Jean Racine (voir cet article), nous avions convenu de trouver ensemble le rythme qui nous conviendrait. « Pour moi, lui avais-je dit, ce sera sûrement très prudent au début et probablement jusqu'aux trois quarts du parcours car l'important ce n'est pas seulement de tenir la distance mais de finir dans de bonnes conditions… »

Pour le plaisir d'abord, car je n'ai pas envie de me mettre minable et de finir à la ramasse. Mais surtout parce que le dimanche suivant, j’étais inscrit au 80 bornes du Raid des Cadoles (voir cet article) et il n'était pas question d'y arriver diminué par des douleurs intempestives ou une fatigue excessive. Nous avons donc pris le temps qu'il fallait pour faire La Montapeine, c’est à dire 6h50 de pédalage pour 108 km parcourus à la moyenne de 15,7 km/h. Nous avions 16,9 km/h quand même à mi-parcours, mais l’après-midi fut très éprouvante et la chaleur, la tôle ondulée, et les dernières côtes ont eu raison de notre moyenne !

Claude

dimanche 5 juin 2005

VTT : RALLYE DES ORCHIDÉES, À BOISSY-SAINT-LÉGER

ARTICLE CRÉÉ EN FÉVRIER 2014 AVEC QUELQUES PHOTOS RETROUVÉES ET QUELQUES BONS SOUVENIRS…

Chaque année, nous nous rendons avec plaisir et en voisins à cette une randonnée organisée par nos camarades du Boissy Cyclo Club. Présentation de quelques-uns des participants brévannais…

Pierrot
Thierry
Claude en plein effort
Laurent imitant Claude
Mathieu
Sur le parcours, chaque année, les organisateurs de ce rallye aiment bien nous proposer quelques traversées de gués, quelques passages où l'on se mouille les pieds… ou davantage selon l'adresse de chacun…

Quelques photos prouvent que certains sont plus audacieux que d'autres…

Manifestement, Claude n'est pas très à l'aise
Thierry, ainsi que Pierrot à sa suite, ne sont guère plus courageux!
Les jeunes ont plus de cran : Mathieu y va, même si c'est un peu à reculons!
Quant à Laurent, lui, il y va franchement… Même pas peur!
Et… même pas mal! 
A l'arrivée, nous faisons la connaissance de Christine, de Lauriane et d'Anaïs qui vont rejoindre le club peu après, et avec qui je vais partager, durant quelques années, des aventures bien sympathiques… Un apport plein de charme et de jeunesse pour le groupe des vététistes.

Christine, Lauriane et Anaïs… nouvelles recrues pour l'ASB
Anaïs, devant Christine, sa maman
Éléna, qui a découvert les rallyes VTT sur notre Randonnée Brévannaise quelques semaines plus tôt, est venue renouveler l'expérience et cueillir la récompense décernée à la plus jeune participante…

Jean, président de Boissy Cyclo Club, récompense la plus jeune participante : Éléna

dimanche 10 avril 2005

VTT : LA JEAN RACINE 2005

SAINT-RÉMY-LÈS-CHEVREUSE, YVELINES

Thierry motivé !

« S'il y a une rando à ne pas louper en Ile-De-France, c'est bien celle-ci !!! », me disait Thierry quelques semaines avant le grand rendez-vous. Effectivement, on était là à la Jean Racine : Pascal, Thierry, Laurent et moi. On était parti pour le “70” avec ses 1400 m de dénivelé positif, mais compte tenu du terrain, des chutes des uns et des autres (tout le monde y est passé!), et des pépins mécaniques (problème de ressort de dérailleur arrière pour Pascal), on s'est finalement contenté du “55”, ce qui faisait quand même environ 60 km au compteur à l'arrivée.

Le retour de Seb

Sébastien 
Ce jour-là, Seb (Sébastien Vetel, photo ci-contre) reprenait le vélo après quelques semaines d'absence. On l'écoute :

« Je m'étais inscrit sur le 55 km en ayant comme référence la dernière Jean RACINE que j'avais faite, il y a 4 ans environ, et le fait que malgré mon interruption de vélo j'avais continué le sport (course à pied, piscine). Bilan, bien mal m'en a pris, je dois dire que j'ai été plus que présomptueux sur ce coup-là: limite crampes, stop au deuxième ravito (cuit et puis heure tardive), j'ai donc coupé et suis rentré à St REMY en vélo par la route mais j'ai quand même fait le final avec la fameuse montée du château de la Madeleine : AIE AIE AIE !!!!!!!! Je dois dire qu'en temps normal j'aurais bien aimé la monter en vélo mais là pas possible avec les crampes qui me guettaient je me serais écroulé avant la fin. Bref, je suis quand même satisfait de cette sortie, le circuit et le panorama étaient géniaux, et puis même si j'étais juste physiquement j'ai retrouvé de bonnes sensations et je me suis bien fait plaisir. »

Thierry blessé !
Thierry 

De notre côté, on avait dû, à la tronçonneuse, extraire Thierry qui s'était encastré dans un arbre. Malgré une épaule douloureuse, il est remonté sur son VTT. En arrivant à Chevreuse, je dis aux copains : « Thierry n'a pas l'air bien, on devrait peut-être couper par la route ! » Et Thierry de répliquer : « Qui a dit que je ne suis pas bien ?! » Et là dessus, il nous dépose sur place et s'engage dans la montée vers le château de la Madeleine. Arrivé au sommet avant nous, il a même le temps de sortir son appareil photo pour immortaliser l'instant. Impressionnant le Thierry ! Surtout quand on sait que... Mais laissons-lui plutôt la parole…

Thierry : « Je suis donc allé aux urgences après la douche. Ils avaient une promo sur les radiographies, j'en ai donc profité ! Le bilan n'est pas cool car j'ai fait la montée de la côte de la Madeleine avec une fracture de l'épaule !!!!! En fait, il s'agit d'une fêlure de la tête de l'humérus sous la clavicule (le nom savant est sacrément compliqué, je passe sur les détails). Bref, le bras droit immobilisé pendant 3 semaines, du DiAntalvic (un dopant selon l'UCI !), puis rééducation et enfin... et c'est le moins marrant... 6 semaines minimum sans VTT. Là, c'est plus drôle du tout!... Et comme c'est le bras droit et que je suis droitier, je te laisse imaginer la suite. D'ailleurs, taper un mail avec la main gauche est un exercice surprenant, imagine le reste...Donc ma saison est complètement foutue. Cela dit, j'ai passé un super moment de VTT à la Jean Racine et j'y retourne l'an prochain, c'est sûr. »

Déjà, sur le parcours, dans une descente particulièrement raide où, compte-tenu de la pente et de la nature du sol, nous n'avions pas d'autre solution que de laisser déraper le vélo en espérant ne pas se casser la gueule, nous avions entendu brailler un de ces fous furieux qui roule avec casque, mais sans cerveau :
— « Pousse-toi! »
Le message s'adressait à Thierry qui, bien évidemment, même s'il l'avait voulu, ne pouvait pas se pousser... si bien que notre gogol de service lui est rentré dedans, l'a fait tomber et, pour couronner le tout, lui est tombé dessus... Thierry, tu veux que je te dise, eh bien, ce n'était pas ton jour!...

Décidément, ils sont fous ces vététistes !

Claude

Les photos de Thierry…


Pascal et Laurent au premier ravitaillement
Idem
Claude (même endroit)
Arrivée de Claude en haut de la côte de la Madeleine, à Chevreuse
Devant le château de la Madeleine: Claude, Laurent et Pascal

dimanche 27 février 2005

VTT : RANDONNÉE DE DAMMARIE-LE-LYS… SUR NEIGE !

AVEC LES YÉTIS : THIERRY ET CLAUDE

On l'appelle également la Randonnée du Massif Forestier de Fontainebleau…

Un message d’Olivier, reçu peu après la rando, donne le ton, sans équivoque :
— « Nous étions prêts à partir quand nous avons vu le temps : à 6h50, il neigeait... À la prochaine ! »
Il n’a pas osé nous dire qu’il était retourné se coucher mais on a compris !

Moi aussi, j’ai failli renoncer en voyant le temps. Mais comme j’avais donné rendez-vous à Thierry à "Picasso" — le parking de l'école étant le rendez-vous habituel du club — en lui promettant de le véhiculer, j’ai préféré aller au rendez-vous. Au volant de ma voiture qui patinait dans la rue du Tertre, je me disais : « Je ne suis qu’un imbécile pour sortir par ce temps ! Il n‘y aura personne au rendez-vous ! »

Eh bien si ! Il était là le Thierry, aussi barjot que moi ! Nous avons donc décidé, malgré la neige qui tombait à gros flocons, d’aller faire la randonnée.

Bref, nous prenons la route de Dammarie-les-Lys. Sur place, pas grand monde! Une soixante d'engagés seulement. Nous démarrons malgré tout et nous nous engageons sur des sentiers totalement recouverts de neige fraîche…

Franchement, Olivier, tu aurais dû venir. Nous n’avons pas regretté. C’était splendide. Je n’avais jamais vu la forêt de Fontainebleau sous la neige… Ça vaut le détour ! Et puis rouler dans la neige fraîche en faisant la première trace, un peu comme quand on fait du ski hors piste… Impressions magiques…  Quel plaisir ! Nous avions un peu l’impression d’ouvrir une nouvelle voie... Pas tout à fait la traversée de l’Antarctique, mais pas loin !
Des sensations que j'ai fréquemment ressenties en ski de fond, mais qui sont tellement plus rare en VTT.

Dans les premiers kilomètres de la rando, j’ai dit à Thierry :
— « Ce qui manque pour que le bonheur soit complet, c’est un petit rayon de soleil… »
Il faut croire que le ciel était avec nous car, dans la matinée, on l’a eu notre rayon de soleil qui est venu illuminer le paysage. Et ce genre de « signe du ciel », ça vous donne une force ! Bref, ce fut une superbe randonnée et un souvenir impérissable !

Claude