dimanche 11 mai 2008

PENTECÔTE 2008 À AVALLON : « MON PREMIER 100 BORNES », par Marie-Ange

WEEK-END CLUB, DU 10 AU 12 MAI 2008

Samedi 10 mai: La marée brévannaise prête à s'élancer !
Samedi 10 mai 2008 : un « 100 bornes », ça se prépare !

Mon week-end cyclo de Pentecôte a donc débuté par un circuit vallonné (distance au compteur : 70 km) : simple échauffement avec Jean-René pour coach et Jacques T. comme accompagnateur. Jean-Pierre G., notre « boussole » nous guidait, non pas à l'aide d'un GPS, mais en étudiant et en suivant scrupuleusement les détails d'une carte de la région, ce qui a évité à certains quelques « grimpettes » en cas de gros coups de fatigue ! Les raccourcis, ça a parfois du bon !

Avec Yvette
Au tout début de mon périple, nous avons roulé en bonne compagnie : nous sommes partis de bon matin, sur les chemins, avec Colette, Yvette, Arlette et sa jupette, Gigi et Gilou... Dommage qu'un malheureux bonbon soit à l'origine de la collision entre Jean-Pierre G. et Yvette ! Après leur chute, et l'abandon d'Yvette faute de matériel de remplacement (il faudra songer à une voiture suiveuse la prochaine fois !), j'ai repris la route avec moins d'entrain. Mais après le ravitaillement d'Arcy-sur-Cure, et malgré la « bosse » en sortie de village, j'ai persuadé Jacques d'abandonner l'idée de la sieste dans un champ de colza, pour nous lancer, à deux, sur le 70 km ! Nous avons même réussi à semer J.P.G. !

Mais, à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée, nous avons été fatalement rattrapés par les « poids lourds », les gros rouleurs qui, eux, terminaient les 135 km. Guy B., qui me doit assistance (c'est notifié dans un contrat !), n'avait pas intérêt à m'abandonner lâchement ! A regret, il a donc laissé filer les fusées (Michel C. puis Jean-Pierre B.) ce qui m'a permis de me mettre à l'abri dans sa roue et de parvenir à Avallon avant Boubou !!!

Dimanche 11 mai 2008 : le grand jour !

Mise en confiance par cette première étape, j'ai décidé d'allonger la distance dès le lendemain. La décision d'opter pour le 100 ou le 80 Km serait prise en cours de route, en fonction de mon état général. Je me suis lancée dans cette drôle d'aventure avec mes trois mousquetaires ! (« Trois hommes et une féminine ! »).

Marie-Ange, entourée de ses gardes du corps : Claude, Guy et Jean-Claude
Claude S., mon photographe, a dû mitrailler sans relâche pour, au final, réussir quelques prises, photos de mon passage en haut des côtes. Il a veillé à ce que je garde le moral tout le temps en me prodiguant conseils et encouragements, en me déculpabilisant car je voyais bien que je ralentissais le groupe (des qualités de psy !). Jean-Claude B. m'a appris la technique à Boubou, c'est-à-dire celle qui consiste à aborder une côte efficacement : prendre le plus d'élan possible avant et dans les descentes pour s'économiser le plus possible dans les grimpettes ! On s'organise comme on peut mais malheureusement, je ne descends pas aussi vite que lui (question de poids ou de masse corporelle ???) donc je ne peux bénéficier de sa stratégie. La combine aura-t-elle les mêmes effets sur le parcours de l'Ardéchoise ????


Quant à Guy, il s'est « promené » à mes côtés, ne faisant que tourner les jambes (en apparence). C'est rageant ! J'ai donc refusé ses « poussettes » ! Au bout d'une trentaine de kilomètres, j'ai décidé, sans trop hésiter (et avec les encouragements de Boubou) de prendre la route du 100. J'ignorais alors que je serais obligée de faire trempette dans la fontaine du village de l'Isle-sur-Serein pour refroidir mes pieds ! Une pause au bistrot du village m'a permis d'oublier mes souffrances et de repartir pour le final (une quinzaine de kilomètres). Quel soulagement à la vue des premières maisons d'Avallon et quelle émotion au passage du panneau d'entrée de la ville (synonyme de franchissement d'une ligne d'arrivée !). Merci infiniment pour vos applaudissements à mon arrivée à la halle couverte d'Avallon. Aujourd'hui je vous retourne ces bravos car j'ai beaucoup appris grâce à vous tous au cours de ce séjour (même si Guy pense qu'il me reste beaucoup à apprendre !).


Il ne me restait plus, le lendemain lundi 12 mai, qu'à boucler la boucle par une séance d'entraînement ! Ce fut le cas avec mon « chemin de croix » dans la montée de Vézelay avec pour objectif de respecter le timing et de revenir à l'heure du Président au point de ralliement !

Marie-Ange