dimanche 8 novembre 2009

VTT : LA MOURSIENNE – MOURS (95)

Cette rando que j'ai partagée avec Christophe était ma première randonnée VTT en Val d'Oise. C'était aussi ma première rando avec mon nouveau VTT, un Lapierre Pro Race comme le précédent, mais avec un équipement supérieur ! Commentaire de Christophe : « C'était un beau baptême dans la boue! »

Le parcours d'une grosse cinquantaine de kilomètres était presque entièrement tracé dans les forêts de l'Isle-Adam et de Carnelle, avec au départ un tronçon le long de l'Oise et la traversée de quelques campagnes et villages attrayants, tel Beaumont-sur-Oise...

Le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas parti avec un enthousiasme débordant ! Je craignais la pluie, la boue, la distance, mais aussi certaines inconnues concernant mon nouveau vélo... Je craignais la chute à cause d'un nouveau système de pédales automatiques, je craignais de me faire piéger à cause des commandes inversées pour les changements de vitesse... Quand Christophe m'a demandé, après quelques kilomètres, ce que je pensais de mon nouveau vélo, ma réponse n'a pas eu l'air de répondre à son attente puisqu'il m'a demandé : « Et en positif ? » Bref, je n'étais pas cool et je remercie Christophe de m'avoir supporté toute la matinée... Supporté dans les deux sens du terme, puisqu'il n'a cessé de m'encourager, me sentant dans un jour... médiocre (sinon mauvais)...

Concernant la difficulté du parcours, nous avons tous les deux été surpris par l'importance du dénivelé. Les passages boueux nous ont également usés... Pas de descentes dangereuses, mais quelques sentiers piégeux avec ornières, racines, dévers... À plusieurs reprises, nous nous sommes crus à Holiday on Ice, Christophe se prenant pour Candeloro... Sur la fin, sa présence réconfortante ne suffisait plus : le moindre faux plat un peu gras me semblait comparable à une côte à 10 000%... Il m'a fallu mobiliser quelques fortes pensées positives afin de ne pas mettre pied à terre ! Et recourir aux artifices d'un produit magique appelé “Speed Pomme” ou quelque chose comme ça... Détail un peu cocasse : quand j'ai consommé ce produit stimulant, je pensais qu'il nous restait une petite dizaine de kilomètres à parcourir... En fait, nous étions à trois ou quatre kilomètres du but et sans la moindre difficulté !

Il faut reconnaître qu'il y avait aussi du positif (ça y est : Grincheux va enfin se dérider un peu !) : ravitos irréprochables avec, outre les denrées habituelles, des dattes que les organisateurs avaient pris le soin de dénoyauter, et des pâtes de fruits (pas si fréquentes que ça sur les randos) ; hot dog à l'arrivée, un sandwich chaud étant appréciable quand il fait frisquet. Il n'a pratiquement pas plu ! Nous sommes rentrés crottés mais pas mouillés ! Et puis le coin recèle des secteurs très intéressants et cela m'a donné envie d'y retourner. Il y a en outre d'autres forêts à découvrir comme la forêt de Montmorency... À étudier pour la programmation de la saison 2010, afin de varier un peu les plaisirs !...

Pour en revenir à la rando de dimanche, le constat d'arrivée : 13 de moyenne ! Pas de quoi pavoiser ! Et un nouveau vélo disparaissant sous une enveloppe de boue... Heureusement, la douche lui a vite rendu ses couleurs d'origine !

Quant aux organisateurs, ils étaient contents de leurs 308 participants pour leur première organisation. Compte tenu de la météo, c'est vrai que c'est plus que satisfaisant.

Claude

Christophe

Claude

dimanche 1 novembre 2009

RALLYE MASSY - BREUILLET - MASSY

REBAPTISÉ « LA ROUTE DES ESCARGOTS », par un gars (Claude), une fille (Marie-Ange)

La saison des rallyes touche à sa fin ; nous avons donc choisi d'innover en rédigeant un article en duo, visions d'un vététiste et d'une « routière ».
Pourquoi rebaptiser ce rallye « la route des escargots » ? En souvenir de la double grimpette de la côte de l'Escargot suite à une erreur de parcours, d'un final pluvieux (temps idéal pour les gastéropodes) et d'un jeune cyclo, qui, avec la fougue de ses 20 ans, a dû trouver que nous roulions à une allure de colimaçons (opération escargot).
Au départ, nous étions un trio à nous élancer, sous un ciel gris, sur le "70" (740 m de dénivelé), Damien LP et nous...

La douceur des températures nous a vite incités à nous débarrasser de nos coupe-vent. Nous aurions pu savourer la tranquillité de cette belle randonnée automnale si le téléphone de Damien n'avait pas retenti à plusieurs reprises. Devant l'insistance des appels, Damien a finalement pris la communication pour entendre la voix de... notre maître à tous qui osait annoncer qu'il renonçait à participer à cette sortie mais qu'il continuait de nous surveiller à distance. Merci, Monsieur le Président, de prendre soin de nous !
Après le contrôle du stade de Breuillet, nous avons autorisé Damien, qui piaffait d'impatience, à nous lâcher les baskets et à rouler à une cadence plus élevée. Nous ne le reverrons qu'à l'arrivée, heureux d'avoir pu finir ce rallye avec les cyclosportifs.

Enfin seuls pour... poursuivre notre lente procession. Au retour, le lieu-dit « Le Déluge » ne présageait rien de bon puisque 6 km plus loin, au contrôle du stade de Marcoussis, la pluie et le vent se sont invités. Nos occasions de rouler ensemble sont rares mais, à chaque fois, copieusement arrosées ! (souvenir de notre dernière sortie commune du 6 juin « Créteil Saint-Augustin Créteil » qui s'était également déroulée sous une pluie ininterrompue. « I'am singing in the rain »...
Un rayon de soleil timide a eu le bon goût de saluer notre retour sur Massy, avec aux compteurs près de 80 km au lieu des 69 prévus (n'est-ce pas, Damien ?). Une dizaine de kilomètres en rab pour avoir eu le plaisir de grimper deux fois la côte de l'Escargot... Ça ne se refuse pas et nous n'avons pas l'habitude de faire les choses à moitié !

À l'arrivée, nous avons retrouvé JPB, G.C., Guy et Stéphane, ainsi que Damien bien plus éprouvés que nous ! « La pluie, le vent... », mais de quoi causent-ils donc ? Leur moyenne a dû leur permettre de passer entre les gouttes et la nôtre de ne point sentir le vent !

Marie-Ange et Claude

dimanche 25 octobre 2009

LA MANDRINNE 1ère ÉDITION, À MANDRES-LES-ROSES, par Marie-Ange

RALLYE RÉSERVÉ AUX FÉMININES

Quel succès pour nos amis et voisins du Vélo Club de la Région de Mandres-les-Roses avec 131 féminines inscrites, toutes distances confondues (une soixante était espérée!).

Participation massive
Côté A.S. Brévannaise cyclo-VTT, Monsieur le Président avait réussi à mobiliser ses groupies : une douzaine au départ.

Le Président et ses groupies
Cependant, si mes comptes sont exacts, il devait y avoir, dans notre club, un accompagnateur par femme! Outre Maryan, notre président, il y avait Roland B., Jacques T., Michel B., Jean-Claude B., Alain V., Gilles M., Guy B., Eric F. et Jean-Pierre G… 

Comme dirait Patrick Juvet: « Où sont les femmes? »
Fort heureusement d’ailleurs puisque notre copine Arlette D. a malheureusement été victime de trois crevaisons.

Arlette, tout sourire malgré les crevaisons
Nous connaissions parfaitement le parcours de 68 km qui nous sert très souvent de parcours d’entraînement.

Marie-Ange, Chantal et leurs gardes du corps
Nous connaissions également la grande qualité d’organisation du V.C.R. Mandres. Nous n’avons pas été déçues.

Au final, et malgré l’absence (relatives) des messieurs, les cyclistes de l’A.S. Brévannaise ont remporté la coupe ! Commentaire de JPB : « Un grand bravo aux douze courageuses cyclistes de l'A.S.B, qui décrochent la première place au nombre de participantes, ex æquo avec les cyclotes de Montgeron. »

Yvette (avec la coupe) et Claudine encadrent Gérard Claudon, président du VCR Mandres
La preuve est faite que les féminines sont tout à fait capables d’accéder à la plus haute marche d’un podium sans l’aide des hommes ! 

Marie-Ange

PS : Infos et photos sur le site du VCR Mandres
Et aussi : Pourquoi la Mandrinne ?

Un président qui veille sur ses ouailles…

Maryan veille sur Yvette, Claudine et Isabelle...
... sans oublier Colette!

dimanche 27 septembre 2009

WEEK-END VTT : GAMELLE TROPHY 2009

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009

Pour ceux qui ignorent tout de la « Gamelle Trophy », quelques précisions s'imposent…

Précisions géographiques

Le terrain de jeu de cette superbe randonnée se situe dans la Sarthe (72), sur la commune de Sillé-le-Guillaume, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest du Mans. La forêt de Sillé-le-Guillaume est située à l'extrême sud-ouest des Alpes Mancelles, dont l'altitude varie de 140 à 220 m. Ce n'est pas de la haute montagne, certes, mais cette pointe orientale du Massif Armoricain offre des reliefs très séduisants et des dénivelés éprouvants pour les vététistes... Si vous souhaitez découvrir cette belle région, je vous recommande la visite, entre autres, de Saint-Céneri-le-Gérei, un des plus beaux villages de France, ou Saint-Léonard des bois, centre d'escalade et de canoë-kayak... Quant à la forêt de Sillé, elle a un charme certain et propose notamment des parcours VTT permanents et des activités nautiques sur un plan d'eau très agréable où la baignade est autorisée (certains l'ont vérifié !).

La plage de Sillé-le-Guillaume

Précisions sportives

La Gamelle Trophy fait partie des dix plus belles randonnées VTT en France. Elle offre chaque année une palette d'épreuves au cours du dernier week-end de septembre : courses de jeunes (Gamelle Kid's) le samedi après-midi, randonnées VTT de 20 à 50 km le dimanche matin et course de 65 km le dimanche après-midi. A noter que le vainqueur cette année, Aurélien Collet, a parcouru les 65 km en 2h55, soit plus de 22 km/h de moyenne... Les Brévannais qui ont fait le “50 bornes” à 12 ou 13 de moyenne apprécieront !…

Samedi 26 septembre

Lors de nos premiers week-ends des vététistes, de 2003 à 2007, nous avions pris l'habitude de partager les frais avec nos amis de l'ASPTT Paris : ils prenaient en charge la location du gîte et nous assumions la location du car et du camion pour transporter les vélos... La réduction des subventions perçues par l'ASPTT nous a amenés à renoncer à cette formule. Cette année, le transport s'est donc fait par nos propres moyens, certains ayant pu organiser un covoiturage... C'est ainsi que sur le coup de 8h, en ce samedi matin ensoleillé, Charly arriva au rendez-vous que nous nous étions fixé, devant chez moi, en compagnie de Joseph, connu par ses amis routiers sous le sobriquet du “Menhir”... Joao était déjà là, ainsi que Damien. Christine ne tarda pas à nous rejoindre et, répartis dans deux voitures, nous prîmes la route sur le coup des 8h30.

Abbaye de Champagne (photo Internet)
Trajet sans problème jusqu'à l'abbaye de Rouez-en-Champagne (j'ignore pourquoi ce coin de la Sarthe porte le nom de « Champagne »). Sur le coup de midi, nous arrivons sur le site de l'abbaye cistercienne de Champagne, fondée en 1188 par Foulques Riboul. Démolie partiellement à l'exception des cuisines et de l'aile occidentale, elle a été remaniée en 1740 et comprend un cellier (seul vestige de l'abbaye primitive du XIIe siècle) avec une voûte et des piliers médiévaux, des peintures murales représentant un paysage, ainsi qu'un escalier principal en chêne construit en 1740, avec sa rampe massive et ses 33 marches taillées dans la masse du bois.

Paul et Réjane, couple “présidentiel” de l'ASPTT Paris, nous accueillent dans la cour qui sert de parking. Patrice et Valérie sont déjà arrivés et profitent du soleil à l'arrière du bâtiment où se trouvent les chambres. Peu à peu le groupe s'étoffe, Michel et Lina, en compagnie d'Elsa et du toutou de la demoiselle, Christophe et Sandrine, avec également enfants et toutou ! Les anciens, comme Michel et moi, ont plaisir à retrouver les fidèles de l'ASPTT qui étaient déjà là lors de notre premier séjour en 2003 : Paul et Réjane, bien sûr, ainsi que Jean-Claude, Françoise, Michel, et aussi quelques habitués de ces week-ends en commun tels Jocelyne et Alain... Bientôt, nous nous retrouvons une bonne vingtaine à pique-niquer au soleil... Avec ce beau temps et les rires qui fusent, ce week-end s'annonce vraiment très bien !

Abbaye de Champagne
Vers 14h30, nous sommes une petite vingtaine à participer à la balade de décrassage... Une quinzaine de kilomètres nous séparent du site de départ de la Gamelle Trophy. Nous nous y rendons par de petites routes de campagne…

Sur la route de Sillé-le-Guillaume
A la sortie d'un virage, la vue sur Sillé-le Guillaume, bourg adossé au coteau, nous donne une idée du dénivelé qui nous attend dans la région... Chacun va aborder à son rythme la côte d'environ deux kilomètres qui nous mène sur le plateau de Sillé, direction : la plage ! Eh oui, c'est une curiosité du site ! Le plan d'eau se trouve en “altitude” et non dans la vallée comme on aurait pu s'y attendre.

Nous retrouvons là les touristes du groupe, ceux qui ne sont pas venus pour faire du vélo, mais pour profiter d'une autre façon de cette belle région... Puis le groupe se disloque... Certains se prélassent sur la plage, d'autres vont se baigner (l'eau est un peu fraîche, mais sans plus, et la sensation en sortant de l'eau est très agréable). D'autres encore vont jeter un coup d'œil sur le site de la “Gamelle”, à quelques centaines de mètres, pour assister à quelques courses de minots... Et un petit groupe de Brévannais s'offre une petite reconnaissance aux abords du parcours de la rando du lendemain, dans la forêt de Sillé...
Vers 16h30, tout ce petit monde pédalant reprend la route de Rouez ! Une petite heure de trajet, douches... Les derniers participants au week-end, Eric, Olivier et Sébastien, nous rejoignent... et vers 18 h, retrouvailles générales dans la grande salle, au-dessus des chambres, pour partager un apéritif très convivial. Certains ont commencé là une soirée qui allait s'avérer très festive, et pas seulement sur le plan de la boisson…

Apéro à l'Abbaye : Joao, Charly, Sébastien, Erwan (fils de Christophe), Sandrine, Christophe, Claude et Damien
Le repas du soir fut pris, comme prévu, au restaurant de l'abbaye... Menu entièrement confectionné avec des produits de la ferme, soupe de légumes, rillettes artisanales, haricots qui feront craindre à certains quelques émanations nocturnes intempestives, flan “familial” pour le dessert, le tout arrosé de cidre fermier ou de vin de pays…



Pour finir, l'un de nos amis de l'ASPTT Paris nous offrira, en guise de digestif, quelques verres d'eau de vie de prune ou de mirabelle “maison”…

Et glou et glou!
Un festival de « et glou et glou et glou » a égayé la fin d'un repas qui n'était déjà pas triste ! Et j'en connais qui se sont cassé la voix à force de brailler des “C'est à bâbord qu'on gueule le plus fort”... Je ne suis pas sûr d'avoir retenu avec exactitude les paroles de cet hymne à la poésie et à la sensibilité. Mais ce dont je suis sûr, c'est qu'à tribord, ils ont tout fait pour leur donner tort ! Ce qui a eu pour effet de faire réagir avec virulence l'autre bord... Et réciproquement ! Vue l'endurance de nos amis braillards, ça a duré un bon moment !...
Après cela, certains se sont sentis assez vaillants pour aller dépenser encore un peu d'énergie en dansant jusqu'après minuit... Il y en a qui ont la santé !

La Gamelle Trophy

Dimanche 27 septembre

Lever pour tous vers 6h et des poussières, petit-déjeuner très calme en comparaison du repas de la veille au soir... On sent la concentration avant l'épreuve (à moins que ce ne soit déjà la fatigue due aux excès de la veille...). Les préparatifs vont bon train…

Olivier J. et Eric G.
Autour de 8h, nous voilà à peu près tous sur le site de départ... Récupération des plaques de cadre, indispensables pour pouvoir prendre le départ, ainsi que du tee-shirt “Gamelle Trophy 2009”, que je trouve plus beau que d'habitude…

Nous repérons nos numéros afin de pouvoir récupérer nos plaques de cadre
Un peu de flottement sur la ligne de départ : nous attendons Joseph, qui a un peu tardé à récupérer la plaque de cadre dont il a hérité après le forfait d'Eric P.
Nous ne nous occuperons pas des trois Brévannais qui ont choisi de faire le 35 et partiront un peu plus tard. Olivier et Eric G. rouleront en « amoureux », comme d'hab., et Christine fera sa rando en compagnie de Jocelyne et Françoise, nos sympathiques copines de l'ASPTT…

Sébastien, Michel, Christophe, Valérie et Claude attendent les retardataires sur la ligne de départ... 
Nous sommes donc neuf Brévannais à démarrer ensemble, et dès le début, Michel M. prend la tête du groupe, comme à son habitude ! Mais, conscient de ses limites du moment, il nous avoue bien vite qu'il a l'intention de ne faire que 5 km avant de rentrer au bercail ! Il sera vite doublé... et finira tout de même le 20 km... Son commentaire : « Quand on n'est pas en forme, ce n'est pas la peine d'insister, on ne se fait pas plaisir ! »
Dès les premières difficultés, le groupe s'étire et Joao, qui a des fourmis dans les jambes, se dit qu'il vaudrait mieux faire deux groupes... Dans un premier temps, je partage son point de vue... La suite des événements m'amènera à penser que ce n'était pas une si bonne idée que ça car finalement, Valérie formera un groupe à elle toute seule, tandis que les autres se sépareront et se retrouveront régulièrement au fil des difficultés et des ravitaillements...

Premier ravitaillement : Valérie, Charly, Damien, Claude (de dos) et Christophe
Au premier ravitaillement, après seulement une douzaine de kilomètres, mes partenaires ont la sensation que la Gamelle Trophy, ce n'est pas si dur que ça. C'est vrai que le premier quart du parcours était cette année beaucoup plus roulant que d'habitude, la moyenne de 16 km/h confirmant cette impression. Je me permets donc de les mettre en garde : la suite sera plus dure ! Ayant déjà participé à cette randonnée en 2003, 2004 et 2005, je sais qu'aucune des difficultés qui ont marqué ma mémoire n'a encore été abordée... En fait, les montées et les descentes les plus éprouvantes seront toutes concentrées entre le 1er ravito (vers le 12e kilomètre) et le troisième ravito (au km 39). Au troisième ravito, ma moyenne était tombée à 13 ! Sans commentaire ! Quant au final, il resta vallonné et usant mais beaucoup moins technique.

Au ravito de la mi-parcours, les “nouveaux” découvrent ce que c'est qu'un ravito sur la Gamelle Trophy : outre les habituels fruits secs, fruits frais, pain d'épice, brioche, chocolat et autres pâtes de fruits, il y a là des rondelles de saucisson, des terrines de rillettes, de l'andouille, du fromage, et des tranches de pain de mie pour accompagner toute cette bonne mangeaille ! Comme boissons : coca-cola, jus d'orange ou... vin de pays ! Il y en a qui ne voulaient plus repartir !…

Copieux, les ravitos!...
Naturellement, les principales difficultés du parcours s'avèreront être les côtes (1170 m de dénivelé positif sur le 50 km). Mais nous avons eu droit à quelques descentes très techniques, voire dangereuses, que la plupart d'entre nous ont préféré négocier... à pied ! On n'oubliera pas non plus les sentiers où l'on roulait dans l'humus, avec de racines traîtresses à franchir avec circonspection, les chemins plats où l'on rêvait de pouvoir se reposer un peu mais où l'accumulation de creux et de bosses nous obligeait à transformer les jambes en amortisseurs... Au final, tout le monde était unanime : on en avait plein les pattes, mais aussi plein les yeux !

Images de la rando (photographe officiel)


En haut: Christine, Eric G., Olivier.
En bas: Damien, Valérie et Joseph.
En haut: Michel, Claude, Joao.
En bas: Charly, Christophe et Sébastien

Impressions sur les Brévannais du « 50 bornes »

Joseph
Joseph, dit "le menhir"
J'ai été impressionné par notre doyen qui, du haut de ses soixante-huit ans, participait à sa première rando de “Vrai TT”... À ma connaissance, il n'a connu aucun problème pour l'aspect physique de l'épreuve et a suivi notre rythme dans tous les secteurs roulants ou de difficulté moyenne. Le menhir est un costaud, ça, on le savait ! En revanche, il a eu un peu de mal dans les portions les plus techniques, dans les montées les plus abruptes (problème de développement ?) et les descentes piégeuses, mais pas autant qu'on aurait pu l'imaginer... Son commentaire à propos de la position sur le vélo m'a amusé : « On est comme sur un cheval !... » C'est vrai qu'on a eu pas mal de chemins très bosselés dans lesquels on ne pouvait pas rester assis sur la selle, les jambes devant servir d'amortisseur, dans la position du “jockey » ! En tout cas, chapeau Joseph !

Damien
Notre benjamin, n'ayant pu rouler en rando au cours de l'été, manquait malheureusement d'entraînement. Il a bien tenu le coup jusqu'au troisième ravito... puis les crampes sont apparues et les dix derniers kilomètres ont été assez difficiles pour lui, les crampes réapparaissant à chaque faux plat... Mais comme à son habitude, il a gardé moral et détermination et a fini le parcours sans jamais se plaindre, heureux d'être allé au bout.

Damien (photo prise le samedi)
Joao
Notre Joao, qui n'avait pas fait de rando VTT depuis fin juin pour cause de voyages à vélo, puis de divers ennuis mécaniques, a retrouvé de bonnes sensations sur son VTT et s'est fait plaisir. Et moi, j'ai retrouvé le plaisir de rouler en sa compagnie !

Autoportrait de Joao, avant le départ
Charly
Après plusieurs mois d'arrêt consécutifs à une blessure au genou et une reprise du VTT début septembre, il m'a semblé avoir retrouvé de très bonnes jambes ! Il m'a confié qu'il se sentait encore un peu juste au niveau du souffle, mais il nous a quand même plus d'une fois montré sa roue arrière dans les côtes... Un sacré grimpeur, ce Charly !

Charly, toujours décontracté...
Sébastien
Il m'a paru en très bonne forme. Son sourire et ses accélérations fulgurantes ont prouvé qu'il se régalait sur ce parcours. Plaisir partagé !

Sébastien, content d'être là...
Christophe
Il n'était pas sur son terrain favori, sa grande carcasse n'étant pas facile à hisser en haut des nombreuses côtes du parcours. Les descentes techniques ne sont pas non plus ce qu'il préfère, mais il n'a jamais démérité et a montré beaucoup d'enthousiasme sur ce parcours exigeant.

Christophe (photo Sandrine)
Valérie
Nous ne l'avons guère vue... Légèrement distancée en vitesse pure, elle nous larguait régulièrement sur les ravitos où elle n'aime pas s'attarder inutilement... Elle a beaucoup apprécié le parcours et s'est dite très satisfaite d'avoir roulé à son rythme. En tout cas chapeau la fille ! Il n'y avait pas tant de féminines que ça sur le “50” et elle a sacrément bien géré (et digéré...) l'effort !

 Valérie (photo prise le samedi)
Et moi
Quant à moi, je ne peux passer sous silence mon exploit du jour. Vers la mi-parcours, un panneau plein d'humour annonçait une côte à 10 000 %. Je jetai un coup d'œil sur la pente et tous les vététistes que j'aperçus la montaient à pied ! Petite pression sur les manettes de dérailleurs pour tout “mettre à gauche”, position très avancée sur le bec de selle pour ne pas faire décoller la roue avant... Juste ce qu'il faut de pression sur les pédales pour avancer et garder l'équilibre et la trajectoire sans faire déraper la roue arrière... Et je fus le seul de notre groupe à rester sur le vélo jusqu'au sommet... Yesss ! Ça fait plaisir ! Commentaire d'un gars au sommet : « Ils sont bons les vieux, cette année ! » Je me suis retourné pour voir de qui il parlait... Mais je n'ai pas vu de vieux !…

Claude songeur?... ou la bouche pleine???

Dans une des dernières côtes très difficiles, juste avant le 3e ravito, je me sentais bien parti pour aller jusqu'au bout quand le vélo décida de s'en aller sur la droite, sans mon accord !... Un mouvement réflexe pour essayer de redresser la machine déclencha un point de crampe qui m'incita à calmer un peu mes ardeurs. Par la suite, les crampes de Damien m'ont offert l'occasion de terminer en douceur... En effet, Christophe et moi sommes restés avec lui pour les dix derniers kilomètres... On n'allait pas l'abandonner en pleine souffrance, le “pôvre” !..

Je n'ai pas grand-chose à ajouter en ce qui concerne le repas du dimanche midi, sinon que Paul, Réjane, Michel et leurs aides avaient bien fait les choses, comme d'habitude... Et apparemment tout le monde est rentré sans souci, si ce n'est les habituels embouteillages à l'approche de Paris...

En conclusion, ce week-end fut une grande réussite. Tous les retours que j'ai eus confirment l'enthousiasme des participants et plusieurs d'entre eux ont exprimé le désir d'y retourner l'année prochaine... Un bon indice de satisfaction ! Affaire à suivre, donc !

Claude
Photos de Joao (sauf mention contraire)



dimanche 30 août 2009

VTT : L'ONCÉENNE, À ONCY-SUR-ÉCOLE (91)

L'Oncéenne, c'est une rando que j'aime beaucoup... Oncy-sur-École est une petite commune qui touche Milly-la-Forêt et les parcours proposés sillonnent l'ouest de la forêt de Fontainebleau. Au programme, on trouve de nombreux sentiers forestiers très agréables... Les principales difficultés sont le dénivelé (les organisateurs annoncent plus de 1000 m sur le 70 km), les portions sablonneuses, parfois même dans les montées, et la distance pour laquelle il vaut mieux se préparer si on veut faire les grands parcours.

Depuis des années, l'Oncéenne me fait souffrir (mais comme je l'ai dit, je l'aime quand même) ! Que j'aie roulé ou non pendant les vacances, la rando de reprise, fin août ou début septembre, me fait mal aux pattes... Sans doute parce que mes aventures vététistes en Espagne ou ailleurs sont réalisées à mon rythme, alors que sur une rando, j'ai tendance à rouler un peu plus fort ! Le rythme, ça change tout !

Mes souvenirs de l'Oncéenne, c'est par exemple ma première rencontre et première rando avec Pierrot et Claudine, il y a de ça 4 ou 5 ans, sur un « 70 » que j'avais fini avec des crampes... En 2007, je me suis contenté du “45” car j'avais emmené un jeune ami rugbyman qui envisageait, l'âge de la retraite ovale approchant, de se convertir au VTT... Jeune, sportif, entraîné, je pensais que ça passerait : cette fois-là, c'est lui qui a fini avec des crampes... Et il n'est jamais revenu sur une rando avec moi ! C'est ballot ! En 2008, je me contentai à nouveau du “45” car, de tout l'été, je n'avais roulé que sur 70 à 80 kilomètres en tout et pour tout, pour une distance maximale en une seule sortie inférieure à 30 km ! Sanction inéluctable : crampes dans les dernières côtes, précisément à l'endroit où mon pote rugbyman avait souffert l'année précédente (bien fait pour moi !)

Cette année, changement de préparation : nombreuses sorties courtes en juillet, puis augmentation progressive des distances en août, pour un total d'environ 600 bornes de VTT pendant mes vacances (c'est tout de même mieux qu'en 2008 !). Autre innovation, pour éviter que l'Oncéenne soit ma rando de reprise, j'ai participé une semaine plus tôt à deux randonnées : une le samedi après-midi, du côté d'Orléans la Source (55 km sur le plat, parcourus à train d'enfer, à savoir plus de 23,5 km/h de moyenne ! Excellent pour le rythme) ; et une autre le dimanche matin à D'Huison-Longueville, près de La Ferté-Alais, 56 km avec beaucoup de sable et de dénivelé, ce qui constituait une excellente préparation pour l'Oncéenne. Me sentant en forme après ce week-end, je me suis présenté très motivé à l'Oncéenne... J'avais donc très envie de m'engager sur le “70” (qui s'avéra être un “75”) et de réussir un parcours... sans crampes ! (Une ambition comme une autre ! Hé hé).

Au départ, je retrouve Stéphane et Christophe. Stéphane a déjà annoncé, par email, qu'il ne se sentait pas prêt pour le grand parcours. Christophe, lui, se sent d'attaque pour m'accompagner... Nous pensions voir Damien, mais il a préféré opter pour le « Périple du Bois d'Auteuil » avec les routiers. Peu avant l'heure du départ, nous voyons arriver Valérie, qui s'inscrit pour le 45. Mais nous lui faisons remarquer que le 45 n'a pratiquement aucun tronçon commun avec le 70 alors que, si elle part pour le 55, nous pourrons faire un grand bout de chemin ensemble (une quarantaine de bornes au compteur au moment où nous nous séparerons)... Et c'est parti. Petit cafouillage au départ, car je pensais que le circuit démarrait comme les années précédentes mais les organisateurs ayant innové, nous avons fait un bon kilomètre de rab avant de retrouver le vrai départ... Il fait un peu frisquet, ce matin. Je ne regrette pas d'avoir gardé le coupe-vent... Le départ est tranquille... Ça bavarde ! Chacun a sa petite histoire à raconter : évocation des vacances, histoires de gâteaux marocains menaçant l'équilibre intestinal pour Stéphane... Christophe, comme à son habitude, balance quelques vannes. Valérie évoque les trois mousquetaires (à la place de D'Artagnan, nous avons sa fille !...). Selon Valérie, je serais Aramis (un honneur !)... Bref, tout le monde se sent bien. C'est une belle journée qui s'annonce !

Dès la première côte, je sens que j'ai les jambes. Je monte facile. Dans les descentes, je prends un peu d'avance sur mes compagnons de route, un peu moins audacieux. Bientôt les premières portions sablonneuses se présentent. Stéphane les trouvant moins difficiles à négocier que celles de D'Huison-Longueville, il s'en réjouit. Un peu trop vite ! Nous arrivons peu après dans une zone que je qualifierai de « mer de sable »... Ça se négocie “petit plateau” pour ne pas exercer trop de pression sur la roue arrière sinon on s'enfonce. Mais il faut conserver une vitesse suffisante, sinon ça bloque. En même temps, il faut analyser sans arrêt le terrain du regard afin de viser les secteurs où la couche de sable semble moins profonde ou moins meuble... De temps en temps, il est nécessaire d'augmenter brutalement l'impulsion sur les pédales pour ne pas rester ensablé... Bref, un exercice très technique et éprouvant pour la musculature. Dans certaines portions, je me dis qu'il ne faudrait pas que ça se prolonge trop longtemps car le “70 sans crampe” ne peut se faire qu'en ménageant un peu les cuisses ! Finalement, une fois ce passage de quelques kilomètres terminé, nous retrouverons des terrains beaucoup moins exigeants, avec un peu de sable de temps en temps mais rien d'aussi dur. Comme je négocie les passages dans le sable un peu mieux que mes partenaires, j'ai le temps de récupérer un peu en les attendant.

La rando se poursuit avec, heureusement, des portions de chemins en bordure de champs où on a la sensation de rouler facile (Stéphane est content de retrouver la terre ferme !). En hiver lorsque ces chemins sont gras, c'est une autre histoire... Mais là, ça roule tranquille... Dans les montées, Stéphane souffre un peu (un peu de poids en trop ?), mais il a énormément progressé depuis sa première rando en janvier. Valérie et Christophe, qui ont peu ou pas roulé cet été, manquent un peu de kilomètres dans les jambes et montent à leur rythme... À l'issue d'une belle montée, nous découvrons un superbe panorama. Un Brévannais appartenant au club de Ponthierry a la gentillesse de nous photographier…

Claude, Valérie, Christophe et Stéphane
Après le deuxième ravito (40e kilomètre), ce sera le moment de nous séparer. Valérie et Stéphane continuent sur le 55 (finalement, ils auront 60 au compteur à l'arrivée, une sacrée performance pour tous les deux !). Et Christophe et moi poursuivons sur le 70. Pour Christophe, c'est sa première rando sur une telle distance... Les 20 kilomètres suivants vont s'avérer un peu difficiles pour lui... Je le distance dans toutes les bosses et je l'attends en haut. Après le 60e kilomètre, il me dit : « Ne m'attends plus, fais-toi plaisir ! » Je suis d'accord sur le principe. Si je le largue à nouveau, je ne l'attendrai plus. Mais je sais qu'il reste quelques côtes sur le final qui me font un peu peur, précisément ces côtes où les crampes sont apparues lors des précédentes éditions... Alors, je préfère finir prudemment. Je grimpe ces dernières côtes sans chercher à me mettre “minable”, confortablement calé dans la roue de Christophe. Et c'est ainsi que nous terminons ensemble, aux environs de 13h30 avec 75 km au compteur.

À l'arrivée, nous constatons que sur 774 participants, nous n'étions que 56 sur le grand parcours. S'il y avait un chronométrage, nous serions probablement parmi les derniers... Mais je me réjouis quand même d'appartenir à cette “élite” des vététistes capables de faire 75 bornes en VTT, SANS CRAMPES ! (Yes !...). Et comme ça faisait deux ans que je n'avais pas fait une telle distance en rando VTT, je suis particulièrement content !

Oui, ce fut une belle journée !

Claude
Photo personnelle

jeudi 30 juillet 2009

VTT : COLL DEL POUET (883 m), DESCENTE DE NUIT !

Situons d'abord l'endroit!…

L'endroit où je passe très souvent mes vacances d'été en Espagne, c'est la terre de mes ancêtres maternels. Cela se trouve sur la côte méditerranéenne, dans le Pays Valencien, un peu plus au sud par rapport à la Catalogne, environ 500 km après Barcelone et 140 km après Valence.

Le Pays Valencien, région autonome dont la langue officielle est le "Valencien", dérivé du Catalan, fait 300 km de long et se partage en trois "Provincias" (c'est ainsi qu'on nomme les départements en Espagne) : au nord, la Province de Castellón, au milieu, celle de Valence et au sud, la Province d'Alicante où je passe mes vacances d'été pratiquement depuis ma naissance…

Ma grand-mère maternelle est née dans un petit village nommé Polop de la Marina, que les slogans publicitaires de l'office de tourisme local désignent à juste titre comme l'Oasis de la Costa Blanca. En effet, alors que, plus au sud, les environs d'Alicante paraissent semi désertiques, la région de Polop, appelée "Marina Baixa" (prononcer "Baïcha") est très verte... C'est parce qu'elle est entourée de montagnes, formant un réceptacle pour l'eau, qui irrigue ensuite généreusement toute la région. Et ce ne sont pas des "montagnettes"! Le point culminant, situé à une vingtaine de kilomètres de la mer à vol d'oiseau, est l'Aitana, 1557 m d'altitude. Plus près de mon lieu de vacances, plusieurs sommets forment un décor grandiose, tous visibles depuis ma maison. Je vous fais un tour d'horizon : le Puig (dire "Pouche") Campana, 1408 m, Le Monte Ponoig (Ponotche), 1181 m, la Sierra de Bernia, 1128 m, et la plus petite mais non la moins impressionnante, la Sierra Helada, 437 m seulement, mais formant une falaise qui surplombe la mer.

Le Coll del Pouet (883 m), entre le Puig Campana (1408 m)
et le Monte Ponoig (1181 m)
VTT ou… BTT, comme on dit en Espagne!

Depuis près de 20 ans, j'escalade ces montagnes en VTT (ou BTT = "bicicleta todo terreno"), en partant quasiment du niveau de la mer. L'altitude la plus élevée que j'ai atteinte sur ma bicicleta de montaña avoisine les 1400 m. C'était sur les pentes de l'Aitana.

Sur les chemins et sentiers qui sillonnent ces montagnes, les pourcentages de pente peuvent être effrayants, pouvant dépasser les 20% sur plusieurs centaines de mètres.

De plus, lesdits chemins sont très secs et très accidentés de sorte qu'on dérape facilement. Pour limiter ce risque, il ne faut pas avoir des pneus trop gonflés et savoir grimper en souplesse. En hiver, les pluies torrentielles creusent par ailleurs sur ces chemins en pente de profondes ornières, dont le franchissement en cours d'escalade pose toujours des problèmes. Grimper sur les pentes de ces montagnes reste donc toujours un défi… Et chaque année, j'essaye d'explorer de nouvelles voies...

Balade d'exploration tout terrain…

En ce 30 juillet 2009, je suis parti vers 18h (plus tôt, il fait encore trop chaud sous ces latitudes !) avec l'intention de faire le tour du "Campana" et du "Ponoig" à la recherche d'un passage encore inconnu… Estimant avoir une cinquantaine de kilomètres à parcourir, j'ai pris la précaution d'emporter un dispositif d'éclairage avant et arrière, on ne sait jamais… J'ai fait les 20 premiers kilomètres par la route pour aller plus vite sur le site à explorer et puis je me suis mis en quête d'un chemin que j'avais déjà emprunté quelques années plus tôt et qui devait me permettre d'accéder à la zone de recherches…

La progression du goudronnage des anciens chemins a malheureusement perturbé tous les repères que j'avais en mémoire ! J'ai eu beau tester 5 ou 6 sentiers semblant partir dans la bonne direction, je suis toujours tombé sur des culs de sac et je n'ai jamais trouvé le sentier que je cherchais !

Déjà 25 km au compteur et, à force de perdre du temps en explorations vaines, il est 20h à ma montre. Pour rentrer avant la nuit, qui surviendra vers 21h15, je décide de rebrousser chemin et de rentrer par la route… C'est alors que je repère un ancien chemin récemment goudronné que je n'ai pas encore testé… Le démon de la curiosité et de l'aventure me poussent à tenter cette dernière chance...

Cette nouvelle petite route, même si elle ne va pas dans la direction initialement recherchée, s'avère beaucoup plus longue que prévu. Elle finit par laisser place à un chemin très praticable et, de fil en aiguille, je me retrouve à quelques centaines de mètres (du moins, c'est ce que je crois !) du col qui franchit la montagne entre Ponoig et Campana : le "Coll del Pouet" (prononcer "Pohouette"), 883 m d'altitude…

Vue du Puig Campana pendant la montée par la petite route
Connaissant le versant opposé à celui où je me trouve, je sais qu'une fois atteint ce col, je n'aurai plus qu'à me laisser descendre jusqu'à la maison sur un peu plus de 10 km, dont 7 km d'un chemin présentant toutes les caractéristiques que j'ai décrites plus haut, à savoir pente, terrain piégeux avec ornières et gravillons, mais terrain connu ! Plus question de rebrousser chemin !

Plusieurs personnes m'ayant signalé un sentier pédestre dans ce secteur, information confirmée par la carte d'état major que j'utilise, je me mets à le chercher… Si je le trouve, il me faudra probablement pousser le vélo pendant un bon moment avant d'atteindre le col, mais tant pis ! Très vite, la chance se manifeste sous la forme d'un jeu de piste, comme dans ma jeunesse : au milieu de l'allée, une flèche formée de plusieurs branches signale l'amorce du sentier! Un large sourire exprime mon enthousiasme et ma détermination ! Je suis sur la bonne piste…

Atteindre le col ne sera pas de tout repos ! Le sentier est étroit et escarpé avec des épingles à cheveux et des obstacles à franchir… Ce n'est déjà pas facile à pied, alors en poussant un VTT!… Mais je me sens gonflé à bloc ! Je m'arrête à plusieurs reprises pour admirer le paysage, respirer les senteurs de pin et de romarin, photographier la Serra del Castellet au soleil couchant…

Serra del Castellet
… et le coucher de soleil sur l'Aitana...

Au fond : Serra Aitana
Je passe un petit coup de fil à mon fils Antonin, resté à la maison, pour lui dire que je ne rentrerai pas avant la nuit, mais que tout va bien... Fin de l'ascension, je regarde la montre : 21h15 ! La nuit ne devrait pas tarder... Autoportrait devant la pancarte marquant le col ! Je me désaltère, je savoure, euphorique, puis j'allume mes loupiotes... et je m'apprête à attaquer la descente de 10 km !

Coll del Pouet (883 m)
Et là, changement de conditions ! Je suis maintenant sur le versant est, à l'opposé du soleil couchant, et l'obscurité est soudain beaucoup plus dense. Mais le plus angoissant, c'est que de ce côté, je suis dans les nuages ! Ça, je ne m'y attendais pas du tout!

Descente de nuit!

Je commence à rouler, mais ma loupiote avant, que j'utilise pour la première fois, est mal orientée ! Elle n'éclaire rien. Je m'arrête, et j'essaye de mieux la régler… Ce n'est pas merveilleux, mais ça devrait aller! Je profite de l'arrêt pour refermer le col de mon maillot… C'est qu'il ferait presque froid tout d'un coup ! Et avec mon maillot trempé de sueur… Brrrr !

Je repars prudemment, je sens que mon cœur bat plus vite… Pourtant, dans la montée, tout à l'heure, il n'a pas ménagé sa peine ! Il faut croire que l'appréhension élève davantage que l'effort le rythme cardiaque ! Je freine en permanence car je n'ai pas assez de visibilité pour anticiper... Je vois les ornières au dernier moment ! Pas question de laisser ma monture prendre de la vitesse !

Les cinq cents premiers mètres offrent une pente à 15%. Les 500 m suivants sont les plus impressionnants de toute la descente : 22% de moyenne. Avec une telle pente, par moment, le vélo dérape et la tension monte encore d'un cran ! Je sais que si je freine davantage, je risque de ne plus maîtriser du tout le vélo et de me casser la gueule ! Je suis concentré au maximum, essayant de repérer la meilleure trajectoire… Enfin, la moins dangereuse : éviter les ornières, les gravillons, et les gros cailloux qui roulent (les Rolling Stones, pour les connaisseurs)…Parfois, il n'y a pas le choix, il y a les trois à la fois et rien de mieux à faire que juste essayer de ne pas se viander !

Le profil de la descente : 800 m de D- en 10 km!
Deux ou trois fois dans la descente, la pente s'adoucit au point que j'ai l'impression d'être sur du plat ! Je lâche les freins... mais ce n'était qu'une illusion (je n'ose pas dire "d'optique" car je n'y vois vraiment pas grand chose !) et le vélo reprend tout de suite de la vitesse... Et attention aux gravillons ! Reprise de freinage... en douceur ! Surtout, ne pas bloquer les roues! Sinon, dérapage incontrôlable assuré!

Je commence à fatiguer ! De nuit, elle me paraît interminable cette descente ! Il est vrai qu'à la lumière du jour, je la descends sensiblement plus vite... Quand je sors enfin des nuages, je me sens un petit peu mieux. J'aperçois au loin, sur ma droite, les lumières de Benidorm et pratiquement devant moi, celles de L'Alfas del Pi où se trouve ma maison. Je tiens le bon bout ! La fin se passera sans incident majeur, à l'exception d'une petite frayeur due à un dérapage qui a failli me jeter au tapis, jolie façon de désigner ces foutues caillasses qui ont tenté de me faire perdre l'équilibre à un moment où j'avais cru pouvoir me relâcher un petit peu…

Je n'avais jamais eu l'occasion de faire du VTT de nuit ! C'est maintenant chose faite ! Même si je n'ai pas choisi pour cela le terrain le plus approprié ! En fait, vous l'avez compris, je n'ai rien choisi du tout ! Je ne regrette cette expérience pas car j'aime le côté "aventure" du VTT. Cependant, il faut que ça reste dans des limites raisonnables. Pour cette descente de nuit, c'était tout près de cette limite et j'ai ressenti, au sens propre, ce que signifie "avoir des sueurs froides". A l'arrivée, mon maillot était à tordre!

Concrètement, je ne déciderais pas à l'avance de me remettre dans ce genre de situation. Mais lorsque le hasard et l'esprit d'aventure m'y entraînent, j'avoue y trouver finalement beaucoup de satisfaction et d'excitation…

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures en VTT !

Claude
Photos personnelles

lundi 29 juin 2009

SOUVENIRS DE VTT AVEC CHRISTOPHE P.

À L'OCCASION DE SA PRISE DE COMMANDEMENT À PUTEAUX

En ce lundi 29 juin 2009, Christophe P., capitaine chez les pompiers et ancien vététiste de l'AS Brévannaise dans les années 2004 et 2005, était à l'honneur ! J'ai eu le privilège de représenter le club lors de la cérémonie à l'occasion de laquelle il a pris le commandement de la 28e compagnie, basée à Puteaux...

Avec Christophe et Pascal, nous avons vécu quelques aventures épiques... Je me souviens notamment d'une randonnée au Coudray-Montceaux, sous une pluie diluvienne... 65 vététistes courageux s'étaient engagés ce jour-là, dont seulement 12 partants sur le 65 km et plus que 5 à l'arrivée, dont les 3 Brévannais... les autres ayant abandonné !

En 5 heures de VTT pour 65 km, nous n'avons cessé de roulé sous la pluie et sur une boue liquide et abrasive... A l'arrivée, j'avais "bouffé" mes deux jeux de plaquettes de freins ! Ça fait cher la randonnée, mais quel souvenir !

Nous avons également participé ensemble à un Audax des 3V. Christophe avait fait les 200 km en VTT, avec des pneus slicks, certes, mais quand même...

Un autre souvenir que je garde de Christophe sur les randonnées, c'est son éternel sourire, et cette grande joie de rouler que nous partagions... Bien souvent, l'un ou l'autre a éprouvé l'envie de formuler cette sensation commune en lançant, sur le ton de la blague, mais avec une réelle conviction : « Elle est pas belle la vie ? » ou encore : « On n'est pas bien, là ? ».

Des ennuis de santé, puis un emploi du temps très chargé dans de nouvelles fonctions avaient obligé Christophe à renoncer pour un temps au VTT et à quitter le club... Il m'a assuré qu'on le reverrait prochainement sur quelques randos ! J'en suis ravi !

Claude



dimanche 21 juin 2009

AUDAX 100 KM DE BOURRON-MARLOTTE

BOUCLE RENÉ ANCELIN, ORGANISÉE PAR l'AC GENTILLY
Quand Liliane, la présidente du club de Gentilly, organise une manifestation, les participants se sentent entourés d'affection ainsi que de multiples et généreuses attentions... Elle est comme ça, Liliane ! Elle aime soigner les détails ainsi que ses invités ! Car telle est l'impression qui domine : on se sent vraiment “invités" chez Liliane !…

Au premier plan : Frédérique et Arlette
Nous étions moins d'une vingtaine à participer à cet Audax d'initiation aux 100 km, au départ de Bourron-Marlotte et je me suis dit qu'une organisation d'une telle qualité méritait mieux ! Et puis j'ai réfléchi ! Finalement, je préfère que vous ne l'ébruitiez pas trop qu'on est bien en compagnie de Liliane et de sa bande de bénévoles de Gentilly. Dans un petit groupe, l'ambiance est tellement conviviale !

Maryan, Damien et à droite : Bruno Danielzik, un de nos capitaines de route 
Comme capitaine de route, nous avions outre Liliane, le vice-président de l'UAF, l'Union des Audax Français : Bruno Danielzik. Bruno est un garçon dont les qualités sportives sont impressionnantes : Lauréat du dernier Paris-Brest-Paris, d'un autre en formule Audax, de nombreuses très longues distances organisées par les Audax et notamment du dernier Audax 1200 km au départ de Montgeron, qu'il venait à peine de terminer. J'apprécie énormément les qualités humaines de Bruno, une incarnation de l'esprit Audax : solidarité, attention portée à l'ensemble du groupe, sans oublier les plus faibles, respect des règles qui ont fait le succès des Audax et notamment : « On part ensemble, on roule ensemble et on arrive ensemble ! » Un détail qui m'a épaté et qui prouve sa grande maîtrise de l'exercice "Audax" : Moyenne annoncée, 22,5 km/h ; moyenne réalisée, 22,5 km/h... sans compteur et sans regarder la montre ! Au feeling ! Et sans larguer personne, même dans les bosses !



A l'arrivée, plusieurs néophytes sur "100 bornes" se réjouissaient d'avoir pu boucler la boucle sans jamais avoir été dans le rouge ! Tout en douceur ! Gilles et Arlette notamment, ont très bien tenu le coup, avec l'appui de quelques poussettes, mais finalement, pas tant que ça ! J'ai même trouvé qu'ils avaient fait de sacrés progrès dans les côtes. Sans doute l'effet “Lamoura”... Maryan, Damien et moi complétions le groupe de Brévannais. Quant au malchanceux JPG, il a dû se contenter des vingt premiers kilomètres, un pépin mécanique l'ayant contraint à faire presque tout le parcours dans la voiture balai ! Très frustrant pour lui ! Se lever si tôt, puis faire une heure de voiture pour se rendre au départ d'une balade... en fourgonnette ! Il y a de quoi râler un peu, d'autant que la panne concernait la cassette, changée depuis peu ! Je connais un vélociste qui risque d'entendre parler un peu sèchement de cet Audax...

Cet incident puis, sur la fin, l'abandon d'un autre cyclo souffrant du genou nous ont fait apprécier la présence de la voiture balai.

A l'arrivée, les amis de Liliane nous avaient préparé un véritable buffet, avec saucisses, merguez, salade verte, tomates, œufs durs, sans oublier de délicieuses crêpes au Nutella ! Plus qu'un ravito ! Un pique-nique de luxe !



En bref, cet Audax fut un moment très agréable... Un grand merci à Liliane, en particulier pour sa gentillesse mais aussi pour l'ensemble de cette organisation, à Bruno pour sa compétence, et à tous les bénévoles qui ont consacré leur matinée pour nous permettre de rouler dans des conditions idéales ! Et j'encourage tous ceux pour qui “100 kilomètres" représentent une distance mythique à tenter l'aventure en 2010 ! Ils ne regretteront pas le déplacement !

Claude

samedi 20 juin 2009

ARDÉCHOISE 2009 : LES BOUTIÈRES, par Marie-Ange

18ème ÉDITION DE L'ARDÉCHOISE — SAINT-FÉLICIEN, ARDÈCHE
ou "MA PREMIÈRE PARTICIPATION À UNE CYCLOSPORTIVE”


Vendredi 19 juin 2009

Je suis arrivée en terre ardéchoise en tout début d'après-midi car Guy B. avait à cœur de me montrer la fin du parcours commun (Saint-Agrève / Saint-Félicien) en passant (en voiture) par les cols de Rochepaule et du Buisson. J'ai tout de suite compris ce qui m'attendait et la bonne intention de prise de repères s'est révélée être une mauvaise idée et s'est soldée par une nuit remplie de cauchemars : n'allais-je pas renoncer au 120 et me rabattre sur le 60 km?

Heureusement, Lalouvesc, village étape dans lequel nous logions, est un lieu de pèlerinage et sa basilique abrite les reliques de Saint Régis, patron des « randonneurs de Dieu », mort d'épuisement en ce lieu. J'apprends également que ce saint était né dans l'Aude, comme Michel C. et moi-même. Devais-je y voir un signe? N'allions-nous pas, Michel C. et moi, mourir d'épuisement à notre tour dans les passages « musclés » (pente à 15%) du col du Buisson? Alors, Michel C. qui n'est cependant pas un fervent adepte du vin de messe du dimanche matin, a fait une offrande à Saint Régis (on ne sait jamais, ça peut servir et le miracle de s'en sortir sans trop de souffrance est toujours possible!). Toujours à la fontaine de Saint Régis, nous avons pris bien soin, Michel C. et moi de faire couler de l'eau (bénite?) sur nos mollets et avons fait un vœu de prompt rétablissement en pensant à un ami cycliste absent et qui nous a beaucoup manqué! Qu'il faisait froid ce vendredi soir avec un Mistral qui s'était levé!

Pendant que nous étions attablés, nous avons oublié la bénédiction des cyclistes donnée à 21 heures en la basilique de Lalouvesc ; allions-nous le regretter?

Repas en commun à Lalouvesc

Samedi 20 juin 2009

Un proverbe dit : « la nuit porte conseil » ; j'avais peu et mal dormi mais au réveil j'avais pris la décision de tenir mes engagements, me lancer dans l'aventure des 120, avec ses 5 cols à 5 ou 6% de pente à franchir et ses 2122 m de dénivelé. Et puis, j'étais régulièrement et fidèlement « portée » par les SMS d'encouragements de Chantal et d'Eric F. qui avaient déjà participé à cette épreuve.

Je me suis donc retrouvée à 7 heures dans l'un des nombreux sas de départ, coincée au beau milieu d'un peloton de quelques milliers de cyclistes, avec l'impossibilité de faire demi-tour. Le départ officiel a été donné à 7H30 mais je n'ai pu « décoller » que 8 minutes après, le départ s'échelonnant sur plus d'une heure trente. Guy B. m'a accompagnée sur quelques kilomètres afin de vérifier mon comportement dans un tel peloton, puis chacun a géré sa propre cyclo d'un bout à l'autre.

Jean Ferrat a chanté les beautés de la Montagne et nul ne doute que le poète a toujours raison : le parcours était magnifique, sur les hauteurs ou dans des gorges... des vues à vous couper le souffle (et il ne fallait justement pas avoir le souffle coupé!). Les habitants de tous les villages traversés multipliaient les attentions à notre égard. Grâce aux dénivelés (les interminables montées et les longues descentes s'enchaînent), j'ai découvert des sensations inédites, d'autres dimensions et un authentique ravissement à pédaler en montagne et ce jusqu'à l'arrivée.

Sur la fin du parcours, j'ai été rattrapée et dépassée par nos « avions » : François F., Christophe, Patrick G., puis par Guy B. dans le col du Buisson qui m'a juste signifié que j'avais bien roulé ! Ils finissaient le parcours de la Volcanique, comptant 50 km, 4 cols et 1000 m de dénivelé de plus que moi!

Mes regrets : avoir pris mon temps, m'être trop souvent et trop longuement arrêtée par peur d'être prise d'un coup de fatigue, en avoir trop gardé sous la pédale de peur de m'effondrer. Mais après tout, la sagesse a payé puisque je suis venue à bout des difficultés sans problème.

Mes ennuis mécaniques : un saut de chaîne dans la dernière montée du col du Buisson d'où une arrivée à Saint Félicien avec les doigts noircis par la graisse. C'est ça aussi le vélo!

Mes soucis : le vent ; des bourrasques de vent latéral qui m'ont désagréablement surprise et déstabilisée par moment.

Mes satisfactions : retrouver l'Ardèche, terre que j'affectionne particulièrement ; atteindre sans problème l'objectif que je m'étais fixé et pour lequel je m'étais préparée consciencieusement malgré l'annulation de ma semaine d'entraînement à Laurac ; accomplir le parcours sans mettre une seule fois pied à terre, excepté aux ravitaillements.

Les plus : un bonus sous la forme d'un diplôme (pas de coupe!!!) et aucune crampe ni aucune douleur musculaire (miracle de l'eau sacrée de la fontaine de Saint Régis!).

L'ambiance : unique. Pour les mordus de vélo, il faut participer au moins une fois à cette fête du vélo et des villages ardéchois. Émouvant aussi l'instant des retrouvailles avec les « randonneurs » de Limeil (je laisse à Jean-Pierre B. le soin de nous narrer leur périple sur plusieurs jours et à Michel C. celui de nous raconter La Volcanique).
Je n'oublie pas non plus les rencontres humaines puisque j'ai fait d'agréables connaissances parmi les copains de Bernard O. et de François F.

Je dédie ce récit, cette tranche de ma vie à Guy B., Michel C., Yves B., qui m'ont permis, durant cette saison et plus encore à la veille de cette cyclo, de conserver moral et confiance en moi ; qu'ils soient remerciés pour la patience dont ils ont su faire preuve à mon égard !
Je joins un message à l'attention de Bernard O. : nous avons désormais une revanche à prendre, celle d'aller un jour ensemble en Ardèche. Relevons le défi en 2010 !

Marie-Ange




dimanche 14 juin 2009

VTT : RANDONNÉE VERNEUILLAISE, À VERNEUIL L'ÉTANG

Christophe
PARCOURS DE 55 KM

Aller à la randonnée de Verneuil l'étang, c'est la certitude d'être accueillis en amis ! Cette nouvelle édition en a apporté la confirmation, même si nous n'avions pas le moindre doute à ce sujet !

Sur le coup des 7h10, Damien et moi arrivons sur place... Le président Mémel en personne nous souhaite la bienvenue à l'entrée du parking ! Je le sens comme toujours concentré sur son sujet ! Cet homme a à cœur de tout faire, et même plus, pour que l'organisation soit irréprochable ! Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il y parvient !

Sur le parking, Christophe est déjà là. Au départ du “55”, à 7h30, il n'y aura pas d'autres Brévannais et c'est bien dommage... Nous saluons quelques routiers brévannais, d'autres sont déjà partis... Et puis c'est le départ !

Les premiers kilomètres défilent tranquillement. Pour Damien comme pour moi, cela fait un bon moment que nous n'avons pas roulé sur une rando VTT, alors on démarre gentiment... Jusqu'au premier ravito, aucun incident majeur si ce n'est une petite erreur de parcours de Damien qui nous rejoindra cependant assez vite.

Au premier ravito, nous avons la joie d'être accueillis par nos amies Valérie et Brigitte... Pendant que nous nous attardons à bavarder, nous sommes rejoints par Daniel C., Didier L. et Thierry L., trois anciens vététistes brévannais que nous sommes toujours contents de revoir, au hasard des randonnées...

La suite du parcours va nous offrir l'occasion de nous mouiller les pieds à plusieurs reprises. En effet, notre ami Mémel adore les passages de gués et nous en a mis cinq au programme cette année ! J'en franchirai personnellement quatre sans quitter les pieds des pédales... Pour le cinquième, je me suis dégonflé, je l'avoue, l'entrée et la sortie trop accidentées à mon goût m'ayant incité à la prudence... Mouillé pour mouillé, j'ai même franchi un sixième gué, près du second ravito, histoire d'alléger un peu les roues du vélo, quelque peu saturées de boue à ce moment-là !

Claude
Sur ce second ravito, nous avons également été accueillis par de vieilles connaissances, partenaires de plusieurs sorties clubs et de nos sorties à Paris, notamment Claude, le photographe, à qui nous devons les photos associées à cet article. Déconnade et rigolade sont au programme de ce ravito, comme du premier d'ailleurs !

Christophe et Claude au ravito (+ Damien à gauche)
Vers le 45e kilomètre, une petite côte non loin du TGV... Christophe, comme à son habitude, l'aborde sur un bon rythme. Pour vérifier l'état de mes jambes, je m'efforce de le suivre et je parviens à rester dans sa roue... L'allure étant soutenue, Damien est obligé de se mettre en danseuse pour ne pas se laisser décrocher ! Hélas, des crampes le saisissent... Il nous dira plus tard avoir tenté de nous alerter, mais nous n'avons rien entendu (à cause du vent dû à la vitesse, sans doute !) Quelques bornes plus loin, Christophe et moi, nous nous apercevons qu'il n'est plus là ! Après quelques minutes d'attente, des vététistes qui l'ont doublé nous renseignent... Nous l'attendons encore quelques minutes et le voyons arriver, la mine morose ! Un signe qui ne trompe pas : Damien ne dit rien pendant quelques kilomètres ! Tant que le chemin est plat, ça passe, mais au moindre dénivelé, les crampes se font à nouveau menaçantes... Bientôt, nous apercevons Verneuil l'étang ! « C'est le dernier faux plat ! lui dis-je à tort. L'arrivée est proche ! » J'ignorais que Mémel, cette année, nous avait concocté une petite boucle supplémentaire... J'interroge Damien : « Tu veux qu'on coupe ? » — « Pas question ! J'ai dit que je faisais le 55 ! Je le finis ! » Il a du caractère le bougre ! Christophe et moi apprécions le mental du jeune homme ! Les trois ou quatre derniers kilomètres de sentiers avec notamment une ultime bosse dans l'herbe ne seront pas faciles, surtout pour Damien dont les crampes restent toutes proches... Finalement, c'est l'arrivée, avec l'accueil chaleureux de nos amis verneuillais : Mémel, Patrick, Jean-Luc, Olive, etc.

Mémel, merci pour l'invitation!
Gilles, notre mascotte, est là ! Il vient m'annoncer deux bonnes nouvelles : l'A.S. Brévannaise (route + VTT) a remporté la coupe du club le plus nombreux avec 25 participants (avec ce beau temps, j'avoue que j'espérais mieux !) et, pour ma part, j'ai gagné à la loterie un lecteur mp4.

De plus, j'ai eu l'immense honneur d'être invité par mon ami Mémel à partager le repas des bénévoles de l'organisation. Décidément, ce fut une bien belle journée !

Un grand merci à toi, Mémel, pour l'ensemble de ton œuvre !

Claude