dimanche 27 septembre 2009

WEEK-END VTT : GAMELLE TROPHY 2009

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009

Pour ceux qui ignorent tout de la « Gamelle Trophy », quelques précisions s'imposent…

Précisions géographiques

Le terrain de jeu de cette superbe randonnée se situe dans la Sarthe (72), sur la commune de Sillé-le-Guillaume, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest du Mans. La forêt de Sillé-le-Guillaume est située à l'extrême sud-ouest des Alpes Mancelles, dont l'altitude varie de 140 à 220 m. Ce n'est pas de la haute montagne, certes, mais cette pointe orientale du Massif Armoricain offre des reliefs très séduisants et des dénivelés éprouvants pour les vététistes... Si vous souhaitez découvrir cette belle région, je vous recommande la visite, entre autres, de Saint-Céneri-le-Gérei, un des plus beaux villages de France, ou Saint-Léonard des bois, centre d'escalade et de canoë-kayak... Quant à la forêt de Sillé, elle a un charme certain et propose notamment des parcours VTT permanents et des activités nautiques sur un plan d'eau très agréable où la baignade est autorisée (certains l'ont vérifié !).

La plage de Sillé-le-Guillaume

Précisions sportives

La Gamelle Trophy fait partie des dix plus belles randonnées VTT en France. Elle offre chaque année une palette d'épreuves au cours du dernier week-end de septembre : courses de jeunes (Gamelle Kid's) le samedi après-midi, randonnées VTT de 20 à 50 km le dimanche matin et course de 65 km le dimanche après-midi. A noter que le vainqueur cette année, Aurélien Collet, a parcouru les 65 km en 2h55, soit plus de 22 km/h de moyenne... Les Brévannais qui ont fait le “50 bornes” à 12 ou 13 de moyenne apprécieront !…

Samedi 26 septembre

Lors de nos premiers week-ends des vététistes, de 2003 à 2007, nous avions pris l'habitude de partager les frais avec nos amis de l'ASPTT Paris : ils prenaient en charge la location du gîte et nous assumions la location du car et du camion pour transporter les vélos... La réduction des subventions perçues par l'ASPTT nous a amenés à renoncer à cette formule. Cette année, le transport s'est donc fait par nos propres moyens, certains ayant pu organiser un covoiturage... C'est ainsi que sur le coup de 8h, en ce samedi matin ensoleillé, Charly arriva au rendez-vous que nous nous étions fixé, devant chez moi, en compagnie de Joseph, connu par ses amis routiers sous le sobriquet du “Menhir”... Joao était déjà là, ainsi que Damien. Christine ne tarda pas à nous rejoindre et, répartis dans deux voitures, nous prîmes la route sur le coup des 8h30.

Abbaye de Champagne (photo Internet)
Trajet sans problème jusqu'à l'abbaye de Rouez-en-Champagne (j'ignore pourquoi ce coin de la Sarthe porte le nom de « Champagne »). Sur le coup de midi, nous arrivons sur le site de l'abbaye cistercienne de Champagne, fondée en 1188 par Foulques Riboul. Démolie partiellement à l'exception des cuisines et de l'aile occidentale, elle a été remaniée en 1740 et comprend un cellier (seul vestige de l'abbaye primitive du XIIe siècle) avec une voûte et des piliers médiévaux, des peintures murales représentant un paysage, ainsi qu'un escalier principal en chêne construit en 1740, avec sa rampe massive et ses 33 marches taillées dans la masse du bois.

Paul et Réjane, couple “présidentiel” de l'ASPTT Paris, nous accueillent dans la cour qui sert de parking. Patrice et Valérie sont déjà arrivés et profitent du soleil à l'arrière du bâtiment où se trouvent les chambres. Peu à peu le groupe s'étoffe, Michel et Lina, en compagnie d'Elsa et du toutou de la demoiselle, Christophe et Sandrine, avec également enfants et toutou ! Les anciens, comme Michel et moi, ont plaisir à retrouver les fidèles de l'ASPTT qui étaient déjà là lors de notre premier séjour en 2003 : Paul et Réjane, bien sûr, ainsi que Jean-Claude, Françoise, Michel, et aussi quelques habitués de ces week-ends en commun tels Jocelyne et Alain... Bientôt, nous nous retrouvons une bonne vingtaine à pique-niquer au soleil... Avec ce beau temps et les rires qui fusent, ce week-end s'annonce vraiment très bien !

Abbaye de Champagne
Vers 14h30, nous sommes une petite vingtaine à participer à la balade de décrassage... Une quinzaine de kilomètres nous séparent du site de départ de la Gamelle Trophy. Nous nous y rendons par de petites routes de campagne…

Sur la route de Sillé-le-Guillaume
A la sortie d'un virage, la vue sur Sillé-le Guillaume, bourg adossé au coteau, nous donne une idée du dénivelé qui nous attend dans la région... Chacun va aborder à son rythme la côte d'environ deux kilomètres qui nous mène sur le plateau de Sillé, direction : la plage ! Eh oui, c'est une curiosité du site ! Le plan d'eau se trouve en “altitude” et non dans la vallée comme on aurait pu s'y attendre.

Nous retrouvons là les touristes du groupe, ceux qui ne sont pas venus pour faire du vélo, mais pour profiter d'une autre façon de cette belle région... Puis le groupe se disloque... Certains se prélassent sur la plage, d'autres vont se baigner (l'eau est un peu fraîche, mais sans plus, et la sensation en sortant de l'eau est très agréable). D'autres encore vont jeter un coup d'œil sur le site de la “Gamelle”, à quelques centaines de mètres, pour assister à quelques courses de minots... Et un petit groupe de Brévannais s'offre une petite reconnaissance aux abords du parcours de la rando du lendemain, dans la forêt de Sillé...
Vers 16h30, tout ce petit monde pédalant reprend la route de Rouez ! Une petite heure de trajet, douches... Les derniers participants au week-end, Eric, Olivier et Sébastien, nous rejoignent... et vers 18 h, retrouvailles générales dans la grande salle, au-dessus des chambres, pour partager un apéritif très convivial. Certains ont commencé là une soirée qui allait s'avérer très festive, et pas seulement sur le plan de la boisson…

Apéro à l'Abbaye : Joao, Charly, Sébastien, Erwan (fils de Christophe), Sandrine, Christophe, Claude et Damien
Le repas du soir fut pris, comme prévu, au restaurant de l'abbaye... Menu entièrement confectionné avec des produits de la ferme, soupe de légumes, rillettes artisanales, haricots qui feront craindre à certains quelques émanations nocturnes intempestives, flan “familial” pour le dessert, le tout arrosé de cidre fermier ou de vin de pays…



Pour finir, l'un de nos amis de l'ASPTT Paris nous offrira, en guise de digestif, quelques verres d'eau de vie de prune ou de mirabelle “maison”…

Et glou et glou!
Un festival de « et glou et glou et glou » a égayé la fin d'un repas qui n'était déjà pas triste ! Et j'en connais qui se sont cassé la voix à force de brailler des “C'est à bâbord qu'on gueule le plus fort”... Je ne suis pas sûr d'avoir retenu avec exactitude les paroles de cet hymne à la poésie et à la sensibilité. Mais ce dont je suis sûr, c'est qu'à tribord, ils ont tout fait pour leur donner tort ! Ce qui a eu pour effet de faire réagir avec virulence l'autre bord... Et réciproquement ! Vue l'endurance de nos amis braillards, ça a duré un bon moment !...
Après cela, certains se sont sentis assez vaillants pour aller dépenser encore un peu d'énergie en dansant jusqu'après minuit... Il y en a qui ont la santé !

La Gamelle Trophy

Dimanche 27 septembre

Lever pour tous vers 6h et des poussières, petit-déjeuner très calme en comparaison du repas de la veille au soir... On sent la concentration avant l'épreuve (à moins que ce ne soit déjà la fatigue due aux excès de la veille...). Les préparatifs vont bon train…

Olivier J. et Eric G.
Autour de 8h, nous voilà à peu près tous sur le site de départ... Récupération des plaques de cadre, indispensables pour pouvoir prendre le départ, ainsi que du tee-shirt “Gamelle Trophy 2009”, que je trouve plus beau que d'habitude…

Nous repérons nos numéros afin de pouvoir récupérer nos plaques de cadre
Un peu de flottement sur la ligne de départ : nous attendons Joseph, qui a un peu tardé à récupérer la plaque de cadre dont il a hérité après le forfait d'Eric P.
Nous ne nous occuperons pas des trois Brévannais qui ont choisi de faire le 35 et partiront un peu plus tard. Olivier et Eric G. rouleront en « amoureux », comme d'hab., et Christine fera sa rando en compagnie de Jocelyne et Françoise, nos sympathiques copines de l'ASPTT…

Sébastien, Michel, Christophe, Valérie et Claude attendent les retardataires sur la ligne de départ... 
Nous sommes donc neuf Brévannais à démarrer ensemble, et dès le début, Michel M. prend la tête du groupe, comme à son habitude ! Mais, conscient de ses limites du moment, il nous avoue bien vite qu'il a l'intention de ne faire que 5 km avant de rentrer au bercail ! Il sera vite doublé... et finira tout de même le 20 km... Son commentaire : « Quand on n'est pas en forme, ce n'est pas la peine d'insister, on ne se fait pas plaisir ! »
Dès les premières difficultés, le groupe s'étire et Joao, qui a des fourmis dans les jambes, se dit qu'il vaudrait mieux faire deux groupes... Dans un premier temps, je partage son point de vue... La suite des événements m'amènera à penser que ce n'était pas une si bonne idée que ça car finalement, Valérie formera un groupe à elle toute seule, tandis que les autres se sépareront et se retrouveront régulièrement au fil des difficultés et des ravitaillements...

Premier ravitaillement : Valérie, Charly, Damien, Claude (de dos) et Christophe
Au premier ravitaillement, après seulement une douzaine de kilomètres, mes partenaires ont la sensation que la Gamelle Trophy, ce n'est pas si dur que ça. C'est vrai que le premier quart du parcours était cette année beaucoup plus roulant que d'habitude, la moyenne de 16 km/h confirmant cette impression. Je me permets donc de les mettre en garde : la suite sera plus dure ! Ayant déjà participé à cette randonnée en 2003, 2004 et 2005, je sais qu'aucune des difficultés qui ont marqué ma mémoire n'a encore été abordée... En fait, les montées et les descentes les plus éprouvantes seront toutes concentrées entre le 1er ravito (vers le 12e kilomètre) et le troisième ravito (au km 39). Au troisième ravito, ma moyenne était tombée à 13 ! Sans commentaire ! Quant au final, il resta vallonné et usant mais beaucoup moins technique.

Au ravito de la mi-parcours, les “nouveaux” découvrent ce que c'est qu'un ravito sur la Gamelle Trophy : outre les habituels fruits secs, fruits frais, pain d'épice, brioche, chocolat et autres pâtes de fruits, il y a là des rondelles de saucisson, des terrines de rillettes, de l'andouille, du fromage, et des tranches de pain de mie pour accompagner toute cette bonne mangeaille ! Comme boissons : coca-cola, jus d'orange ou... vin de pays ! Il y en a qui ne voulaient plus repartir !…

Copieux, les ravitos!...
Naturellement, les principales difficultés du parcours s'avèreront être les côtes (1170 m de dénivelé positif sur le 50 km). Mais nous avons eu droit à quelques descentes très techniques, voire dangereuses, que la plupart d'entre nous ont préféré négocier... à pied ! On n'oubliera pas non plus les sentiers où l'on roulait dans l'humus, avec de racines traîtresses à franchir avec circonspection, les chemins plats où l'on rêvait de pouvoir se reposer un peu mais où l'accumulation de creux et de bosses nous obligeait à transformer les jambes en amortisseurs... Au final, tout le monde était unanime : on en avait plein les pattes, mais aussi plein les yeux !

Images de la rando (photographe officiel)


En haut: Christine, Eric G., Olivier.
En bas: Damien, Valérie et Joseph.
En haut: Michel, Claude, Joao.
En bas: Charly, Christophe et Sébastien

Impressions sur les Brévannais du « 50 bornes »

Joseph
Joseph, dit "le menhir"
J'ai été impressionné par notre doyen qui, du haut de ses soixante-huit ans, participait à sa première rando de “Vrai TT”... À ma connaissance, il n'a connu aucun problème pour l'aspect physique de l'épreuve et a suivi notre rythme dans tous les secteurs roulants ou de difficulté moyenne. Le menhir est un costaud, ça, on le savait ! En revanche, il a eu un peu de mal dans les portions les plus techniques, dans les montées les plus abruptes (problème de développement ?) et les descentes piégeuses, mais pas autant qu'on aurait pu l'imaginer... Son commentaire à propos de la position sur le vélo m'a amusé : « On est comme sur un cheval !... » C'est vrai qu'on a eu pas mal de chemins très bosselés dans lesquels on ne pouvait pas rester assis sur la selle, les jambes devant servir d'amortisseur, dans la position du “jockey » ! En tout cas, chapeau Joseph !

Damien
Notre benjamin, n'ayant pu rouler en rando au cours de l'été, manquait malheureusement d'entraînement. Il a bien tenu le coup jusqu'au troisième ravito... puis les crampes sont apparues et les dix derniers kilomètres ont été assez difficiles pour lui, les crampes réapparaissant à chaque faux plat... Mais comme à son habitude, il a gardé moral et détermination et a fini le parcours sans jamais se plaindre, heureux d'être allé au bout.

Damien (photo prise le samedi)
Joao
Notre Joao, qui n'avait pas fait de rando VTT depuis fin juin pour cause de voyages à vélo, puis de divers ennuis mécaniques, a retrouvé de bonnes sensations sur son VTT et s'est fait plaisir. Et moi, j'ai retrouvé le plaisir de rouler en sa compagnie !

Autoportrait de Joao, avant le départ
Charly
Après plusieurs mois d'arrêt consécutifs à une blessure au genou et une reprise du VTT début septembre, il m'a semblé avoir retrouvé de très bonnes jambes ! Il m'a confié qu'il se sentait encore un peu juste au niveau du souffle, mais il nous a quand même plus d'une fois montré sa roue arrière dans les côtes... Un sacré grimpeur, ce Charly !

Charly, toujours décontracté...
Sébastien
Il m'a paru en très bonne forme. Son sourire et ses accélérations fulgurantes ont prouvé qu'il se régalait sur ce parcours. Plaisir partagé !

Sébastien, content d'être là...
Christophe
Il n'était pas sur son terrain favori, sa grande carcasse n'étant pas facile à hisser en haut des nombreuses côtes du parcours. Les descentes techniques ne sont pas non plus ce qu'il préfère, mais il n'a jamais démérité et a montré beaucoup d'enthousiasme sur ce parcours exigeant.

Christophe (photo Sandrine)
Valérie
Nous ne l'avons guère vue... Légèrement distancée en vitesse pure, elle nous larguait régulièrement sur les ravitos où elle n'aime pas s'attarder inutilement... Elle a beaucoup apprécié le parcours et s'est dite très satisfaite d'avoir roulé à son rythme. En tout cas chapeau la fille ! Il n'y avait pas tant de féminines que ça sur le “50” et elle a sacrément bien géré (et digéré...) l'effort !

 Valérie (photo prise le samedi)
Et moi
Quant à moi, je ne peux passer sous silence mon exploit du jour. Vers la mi-parcours, un panneau plein d'humour annonçait une côte à 10 000 %. Je jetai un coup d'œil sur la pente et tous les vététistes que j'aperçus la montaient à pied ! Petite pression sur les manettes de dérailleurs pour tout “mettre à gauche”, position très avancée sur le bec de selle pour ne pas faire décoller la roue avant... Juste ce qu'il faut de pression sur les pédales pour avancer et garder l'équilibre et la trajectoire sans faire déraper la roue arrière... Et je fus le seul de notre groupe à rester sur le vélo jusqu'au sommet... Yesss ! Ça fait plaisir ! Commentaire d'un gars au sommet : « Ils sont bons les vieux, cette année ! » Je me suis retourné pour voir de qui il parlait... Mais je n'ai pas vu de vieux !…

Claude songeur?... ou la bouche pleine???

Dans une des dernières côtes très difficiles, juste avant le 3e ravito, je me sentais bien parti pour aller jusqu'au bout quand le vélo décida de s'en aller sur la droite, sans mon accord !... Un mouvement réflexe pour essayer de redresser la machine déclencha un point de crampe qui m'incita à calmer un peu mes ardeurs. Par la suite, les crampes de Damien m'ont offert l'occasion de terminer en douceur... En effet, Christophe et moi sommes restés avec lui pour les dix derniers kilomètres... On n'allait pas l'abandonner en pleine souffrance, le “pôvre” !..

Je n'ai pas grand-chose à ajouter en ce qui concerne le repas du dimanche midi, sinon que Paul, Réjane, Michel et leurs aides avaient bien fait les choses, comme d'habitude... Et apparemment tout le monde est rentré sans souci, si ce n'est les habituels embouteillages à l'approche de Paris...

En conclusion, ce week-end fut une grande réussite. Tous les retours que j'ai eus confirment l'enthousiasme des participants et plusieurs d'entre eux ont exprimé le désir d'y retourner l'année prochaine... Un bon indice de satisfaction ! Affaire à suivre, donc !

Claude
Photos de Joao (sauf mention contraire)