dimanche 31 octobre 2010

SORTIE CLUB VTT : YERRES ET SEINE

On n'a pas l'habitude de faire des articles sur les sorties club ! Mais celle-ci a été exceptionnelle a plus d'un titre et mérite bien un petit souvenir !...

Premier point sortant de l'ordinaire : nous étions 12 pour cette sortie club ! Un record si l'on excepte évidemment la sortie hivernale à Paris et la balade rituelle organisée le samedi après-midi lors du week-end des vététistes. Outre les vététistes fidèles et réguliers (Joao, Hommer, Christophe, Michel U., Damien et moi), le groupe incluait Jean-Paul, nouveau licencié, José, invité d'Hommer, deux routiers découvrant les joies du VTT : Bernard O. et Gilles A. Et pour compléter, nos deux amies de l'ASPTT Paris, Valérie L. et Laurence H.

Rendez-vous à Picasso
Après un début classique, parcours dans le bois entre Limeil et Villecresnes, nous sommes arrivés sur les bords du Réveillon. Là, premier incident : au moment de franchir le cours d'eau, je m'aperçois que le pont a subi quelques dégâts et que les planches manquantes ont été remplacées par une palette en bois !.. Traversées prudente, donc...
Nous remontons sur le plateau, dans la partie de Villecresnes qui jouxte Brunoy. Petit tour par Mandres-les-Roses et nous arrivons au bord de l'Yerres. Petit sentier sur la gauche pour un des rares passages techniques, une montée avec des cailloux glissants, en partie masqués par les feuilles mortes... Et là, deuxième incident : suite à un effondrement, au beau milieu du sentier, un trou béant d'un à deux mètres de profondeur... Difficile d'être plus précis car le fond est rempli d'eau ! Pour le diamètre je dirai environ 1,50 m. Seul passage possible : une barrière en PVC blanc qui a été posée au sol en guise de pont... Revêtement glissant, résistance peu sûre (sale temps pour les gros, hein, Christophe !)... Bref ! Je commence à me dire que j'ai pas de bol pour l'instant car, lors de mon dernier passage, il y a environ six mois, ces deux "obstacles" n'existaient pas...

Nous redescendons sur les bords de l'Yerres que nous franchissons par un pont et là, Gilles découvrent le côté glissant de certains revêtements de bois lorsqu'ils sont humides... Deux chutes en 20 m... juste pour apprendre !

Peu après nous atteignons l'orée de la forêt de Sénart. Nous y entrons en escaladant la côte que j'ai baptisée, il y a fort longtemps déjà, la "Mordelet"! En souvenir de notre ami Michel qui, lorsqu'il participait encore aux sorties clubs des vététistes (Reviens, Michel ! Tu nous manques !!!), la montait toujours "à bloc" et nous, derrière, on essayait de ne pas cracher tous nos poumons d'un seul coup ! Pour l'ascension du jour, Joao et Damien jouent le jeu et arrivent les premiers au sommet !

La suite du parcours nous amène jusqu'à la Nationale 6, que nous traversons, puis à la Maison forestière du Carrefour de Montgeron. Ensuite, direction le carrefour du Chêne d'Antin, où nous faisons notre arrêt "ravito" Tout cela non sans avoir apprécié les superbes couleurs automnales, bien mises en valeur par la lumière de cette matinée ensoleillée.

Pause près du Chêne d'Antin (forêt de Sénart)
Joao
Petit tour inévitable dans les rues de Draveil pour rejoindre les bords de Seine, où nous attend un troisième contretemps : la passerelle que je comptais franchir pour rejoindre un superbe sentier au bord du fleuve est malheureusement impraticable et l'accès en est impossible. Demi-tour obligatoire, petit détour par les rues de Draveil et nous finissons par rejoindre le fleuve, tout près d'un centre nautique. Quatre personnes qui font de l'aviron et approchent de l'embarcadère nous interpèlent alors : « Pouvez-vous nous aider à sortir le bateau ? » Aussitôt, plusieurs vététistes se portent volontaires... pour une expérience peu banale en VTT !

Bord de Seine
Laurence et Joao
Michel, Christophe et Bernard
Nous arrivons ensuite sur la Base de Loisirs du Port aux Cerises... Moment de rigolade lors du franchissement des passerelles qui enjambent des bras d'eau entre la Seine et les bassins qui la bordent. Nouveau passage sur route dans le secteur de la gare de Vigneux... Et nouveau sentier, avec des passages extrêmement agréables, au bord des étangs, et d'autres beaucoup moins, avec un terrain "miné" à proximité d'un camp de Manouches (Stéphane, on t'avait bien dit que ce n'était pas de la boue!...).

Enfin, nouvel incident lorsque le chemin débouche en plein camp de "Gens du Voyage"... Un monsieur s'est installé au beau milieu du passage pour peindre des planches... Ce qui nous oblige à contourner la caravane en enjambant un tas de débris en tout genres...

Nous quittons la Seine à Villeneuve-Saint-Georges avec une superbe montée, suivi d'un retour en ordre dispersé, chacun rentrant au bercail par le chemin de son choix...

Je me demande ce que nos amis routiers vont retenir de cette sortie un peu spéciale ! J'espère en tout cas que les multiples incidents ne les auront pas rebutés pour une prochaine virée avec nous ! En tout cas, qu'ils ne s'inquiètent pas... pour nous ! Nos sorties VTT ne sont pas toutes comme ça !... Il y en a de bien pires ! (sourire)

Claude

dimanche 17 octobre 2010

LE TOBOGGAN MEUDONNAIS, par Marie-Ange

ORGANISÉ PAR L'AS MEUDON CYCLOTOURISME

La bise de Sibérie, qui soufflait ce dimanche matin sur les toboggans meudonnais, nous a bien vite réveillés et sortis précipitamment de nos rêves ! 
Dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne (3° seulement affichés au thermomètre du complexe sportif Marcel Bec), parmi les six cent trois participants, nous n'étions que sept licenciés de l'A.S. Brévannaise à prendre le départ : Jean-Pierre B., Michel W., Bernard O., Gilles A., Alain A., Guy B. et moi-même.


Quelques-uns des Brévannais présents : Jean-Pierre, Bernard, Michel, Marie-Ange et Alain
Malgré quelques minutes de cafouillage au départ (sauf pour Guy qui possède un sens de l'orientation très développé), nous finîmes par trouver la bonne direction (vent dans le dos à l'aller) et nos routes se séparèrent très rapidement ; Jean-Pierre, Michel, Bernard, Guy et Gilles constituèrent le groupe du 107 km. Alain et moi, le duo inséparable du "80", en réalité 85 km à nos compteurs respectifs à l'arrivée.

Ravitaillement pour Alain, mon compagnon de route du "80"
Je ne remercierai jamais assez Bernard et Jean-Pierre qui m'ont encouragée à m'inscrire sur ce superbe parcours mariant épreuve sportive, sortie culturelle, aspect gastronomique. Je laisserai à JPB le soin de nous narrer le grand circuit (voir ci-dessous). Personnellement, je m'en tiendrai au parcours intermédiaire.

Sur le 80 km, nous avons enchaîné de « belles bosses » :
  • Côte de la Vacheresse : longueur 1570 m et 5% de pente maxi,
  • Côte de la Madeleine : longueur 710 m et 15% de pente maxi,
  • Côte de Villiers-le-Bâcle : longueur 1350 m et 9% de pente maxi),
  • Côte de l'Homme Mort (et pas de la femme cyclo morte, du moins pas encore !) : longueur 1960 m et 7% de pente maxi).
Profil de la Côte de l'Homme Mort, la plus longue du parcours
J'ai cru que nous en avions fini avec un retour sur la zone urbaine de Vélizy. Que nenni ! Après Chaville (et une pensée pour mon ami Claude, le vététiste, à la lecture de ce panneau d'agglomération), les toboggans des routes forestières de la forêt domaniale de Meudon ont eu raison de mes dernières forces ! Je ne regrette rien car, en plus du volet sportif (retour avec vent glacial latéral ou de face), j'ai pu profiter de magnifiques curiosités touristiques (cyclo + tourisme) :
  • Maison littéraire de Victor Hugo, au château des Roches, à Bièvres (et une pensée pour mon ami Gilou la mascotte qui doit se souvenir de cet endroit où nous avions fait halte dans une autre vie de vélo),
  • Passage sur la digue qui sépare les deux étangs de Saclay et, au milieu, les vestiges du pavillon de contrôle des écluses,
  • Château de la Madeleine, imposante forteresse située sur les hauteurs de Chevreuse,
  • Fête médiévale à Châteaufort…
Chevreuse. Au fond : le Château de la Madeleine
Mais le clou de ce rallye, ce fut le ravitaillement : un seul sur le 80 et seulement au cinquantième kilomètre, à Romainville, mais quel ravitaillement! Ou plus exactement quel buffet! Avec vins, blancs et rouges, huîtres, toasts au pâté, canapés au foie gras et au saumon fumé, café, etc. Noël avant les fêtes !! Fera-t-il aussi froid au Jour de l'An que ce matin d'automne ???

Un ravitaillement "haut de gamme"
Notre groupe de sept s'est reconstitué à l'arrivée ; ou plus exactement huit, avec l'agréable compagnie de Philippe L., ex-collègue de Guy, licencié au club de Montgeron. Je boucle mon article sur ces mots, prêtant ma plume à notre correspondant sportif JPB.

Marie-Ange

Le récit de JPB (extraits)
➜ Lire son récit complet sur le blog de l'AS Brévannaise.

Jeudi, sortie club, proposition de Bernard O. : « Tu ne voudrais pas venir faire du toboggan avec moi dimanche matin à Meudon-la-Forêt, au lieu d'aller au rallye de Chilly-Mazarin ? »
Je m'inquiète un peu sur le sérieux de la proposition !

Bernard enchaîne : « Il y aura treize côtes, des ravitaillements dignes d'un trois étoiles : foie gras, saumon, huîtres et une quatorzième, en prime, celle du Rhône (rouge et blanc) et on traversera la vallée de Chevreuse… Toi qui aimes grimper ! »

Allez! Banco pour la nouveauté!


[…]

Des Brévannais heureux… et certains, un peu fatigués!
Aperçu du grand parcours…

Les routes de la première partie de cette randonnée nous sont familières : Bièvres, Gif-sur-Yvette, Les Molières… Quand on y arrive, n a déjà escaladé trois buttes sévères!

[…]

Premier ravitaillement… La publicité faite dans « Cyclo-Passion » sur le faste des ravitaillements n'est pas usurpée. Tout y est : les petits plats dans les grands avec les huîtres, les canapés de foie gras ou de saumon, les petites rondelles de saucisson, et tout et tout. Avec un peu de chocolat aux noisettes pour le sucre, un petit coup de Côte du Rhône par-dessus tout ça et c'est reparti! Dommage que l'on ait encore 70 km à faire…

[…]

Les bosses s'enchaînent les unes derrière les autres et les pourcentages varient de 5 à 15 %. Dès que l'on attaque les grands bouts de droit, même dans un groupe, avec souvent le vent de face, je coince un peu. J'en profite pour regarder le magnifique paysage environnant. Je me sens beaucoup mieux dans les montées où je me rattrape largement. »

[…]

« Sur le retour, je saute de groupes en groupes, ils s'attendent en haut des bosses. Châteaufort, Gif, Villiers-le-Bâcle et sa célèbre montée, Toussus-le-Noble où les petits avions nous narguent dans le ciel, Les Loges, Jouy, Vélizy puis la forêt de Meudon où l'on a droit à quelques dernières difficultés, après avoir traversé le petit bois de Chaville, vous savez, là où il y avait... du muguet, a dit le poète ! Je suis formel et je vous le confirme, aujourd'hui vers midi, ce 17 octobre 2010, avec 6° maxi au thermomètre, il n'y en avait pas ! »

Au retour au stade Marcel Bec, on se retrouve tous les sept dans le sas d'accueil, heureux d'avoir participé à ce beau rallye qu'il faudrait inscrire au calendrier des années à venir.

[…]

Bilan de la matinée…

Nous étions 603 ce matin, un record, mais 24 de moins qu'en 2009, et 31 de moins si nous n'avions pas été là, c'est dingue !…

Résultats
Belle matinée, beau parcours bien fléché.
Dans toutes les montées, un panneau nous indiquait la longueur et le pourcentage et, à deux reprises, on a pu lire 14 et 15%, certains ou « taines » ont dû prendre un sérieux coup au moral à ce moment-là !

JPB

Profil de la plupart des côtes du grand parcours

dimanche 10 octobre 2010

WEEK-END VTT 2010 À AUBIGNY-SUR-NÈRE ET COSNE-SUR-LOIRE

SORTIE CLUB + RALLYE DES VIGNOBLES
SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 OCTOBRE 2010

Samedi 9 octobre : Aubigny-sur-Nère

Premiers arrivés au CRJS (Centre régional Jeunesse et Sport) d'Aubigny-sur-Nère, Damien, Marie-Ange et moi allons faire un petit tour de l'étang (puisqu'on était largement dans les temps !...), à moins d'une centaine de mètres du centre…

Aubigny-sur-Nère : en attendant le pique-nique
Dès le pique-nique, les retrouvailles se présentent sous les meilleures auspices : temps superbe et rigolade ! Sans parler des victuailles savoureuses, du petit vin excellent... Que demander de plus?

Aubigny-sur-Nère : le pique-nique
14h30 : Regroupement des Brévannais et des "Postiers" pour un petit périple dans les environs d'Aubigny-sur-Nère…

Aubigny-sur-Nère : regroupement au CRJS
Balade pleine de charme, au milieu des champs, au bord des étangs…

Bon alors, on roule ou on s'arrête!
... avec des arrêts multiples, vu que c'était l'heure de la sieste…

Bon d'accord, on s'arrête!
... avant le regroupement pour la photo de groupe dans la cour du château d'Aubigny-sur-Nère (devenu Hôtel de Ville).

Allez! On s'arrête encore un coup…

Dimanche 10 octobre : Rallye des Vignobles à Cosne-Cours-sur-Loire

Environ une heure de voiture pour se rendre d'Aubigny-sur-Nère à Cosne-sur-Loire. Il reste à préparer les vélos. Tandis que le jour se lève, certains sont plus rapides que d'autres…

Damien est déjà prêt
D'autres peaufinent leur équipement…

Et il y en a qui rigolent!
Tout le groupe est bientôt prêt à démarrer…

Cosne-sur-Loire, peu de temps avant le départ
Le grand circuit (près de 70 km), nous emmenait d'abord du côté de Pouilly-sur-Loire, pour un ravitaillement devant la cave coopérative du lieu. Les choses sérieuses commençaient ensuite, avec une accumulation de côtes. Peu avant le deuxième ravito, la montée vers Sancerre ne faisait pas partie des plus difficiles…

Grimpette vers Sancerre
Pour Michel et Marie-Ange, beau parcours de 25 km sur les bords de Loire, augmenté et agrémenté d'un “diverticule” permettant d'aller s'adonner à quelques dégustations bienvenues dans les caves de la Mignonne…

Sancerre : Caves de la Mignonne
Quel plaisir de rouler sous un soleil aussi radieux, environné de paysages magnifiques... J'ai failli regretter de ne pas avoir pris d'avantage de photos. Et puis je me suis dit que ça me donnerait une raison supplémentaire, si besoin était, d'y retourner l'année prochaine!

Valérie au milieu des vignes
… Et Chistophe au milieu des vignes
Retrouvailles sur le site d'arrivée des vététistes du parcours de 45 km (Michel U., Stéphane, Joao + Gérard de l'ASPTT), de notre randonneuse Christine (24 km marche, quand même !) et du régional de l'étape, engagé sur la route, notre ami Irénée…

Michel U., Christine, Stéphane, Joao, Gérard (de l'ASPTT) et Irénée…
La joie de ceux qui ont bien roulé ! Pour Valérie, Christophe et moi, plus de 70 km au compteur à l'arrivée... Pour Pascal et Damien, près de 80 pour cause d'erreur de parcours !

Valérie, Stéphane et Claude
Et tout le monde se retrouve pour un pique-nique final au bord de la Loire.

Texte : Claude
Photos : Claude, Marie-Ange et les copains…

Pique-nique (photo Réjane)

dimanche 3 octobre 2010

VTT : RANDONNÉE DU PLESSIS-TRÉVISE

En ce beau dimanche d'automne, nous avions choisi... de dormir un peu plus longtemps. Pour cela, nous avons opté pour la rando la plus proche de la maison (ce qui limitait les temps de déplacements), avec un départ à 9h. Cet horaire très inhabituel était largement suffisant pour faire ce parcours de 45 km quasiment plat (80 m de D+, selon le GPS d'un participant). Et il a permis à notre ami Stéphane de récupérer de ses agapes de la veille !

La seule vraie difficulté du parcours, aujourd'hui, c'était la boue ! Soit la boue est bien "amoureuse" et l'effort pour s'en extirper vaut bien une bonne côte par temps sec. Soit elle est glissante et elle demande beaucoup de vigilance et de maîtrise pour conserver la trajectoire. Cela va de soi que l'un n'empêche pas l'autre, et sur ce parcours nous avons eu tous les cas de figure, mais fort heureusement, sur des secteurs de longueur raisonnable, alternant avec du terrain très praticable, voire du bitume.

Au départ (tardif!), nous étions cinq Brévannais : Michel U., Christophe, Stéphane, Luc et moi. Quelle n'a pas été notre surprise, à notre retour, de découvrir que nous étions de nouveau les plus nombreux sur cette randonnée (comme en 2008 et 2009), avec 10 vététistes, les cinq autres ayant roulé de leur côté. Et encore une belle coupe pour notre président ! Et surtout une de plus pour les vététistes, ce qui n'est pas si fréquent que ça.

Coupe du club le plus nombreux remise à Claude et Stéphane par Gilbert, Président du PTC (Plessis-Trévise Cycliste)
Malgré le beau temps, les organisateurs étaient déçus par la faible participation, 150 vététistes seulement contre 250 l'année dernière. Il faut dire que les familles forment habituellement une bonne partie des engagés. Or les pluies récentes ont dû dissuader certains parents d'emmener leurs enfants sur ces terrains quelque peu détrempés.

Je ne voudrais pas finir sans dire un petit mot pour notre ami Michel U. qui, ayant perdu son papa deux jours auparavant, avait décidé de venir chercher un peu de réconfort en participant à cette randonnée à nos côtés. En guise de condoléances, nous lui avons tenu compagnie sur l'essentiel du parcours (à l'exception d'un petit passage où nous n'avions pas vu qu'il avait été légèrement distancé). C'était le moins que nous puissions faire pour lui témoigner notre sincère sympathie en cette triste circonstance.

Bonne semaine à tous et rendez-vous samedi prochain à Aubigny-sur-Nère pour le week-end des vététistes.

Claude

dimanche 26 septembre 2010

LA GAMELLE TROPHY 2010, À SILLÉ-LE-GUILLAUME (72)

Le flyer
J'ai participé ce dimanche à ma cinquième “Gamelle Trophy”. Mes quatre précédentes participations (2003, 2004, 2005 et 2009) s'étaient effectuées dans le cadre des week-ends organisés pour les vététistes du club en partenariat avec nos amis de l'ASPTT Paris. Cette année, j'avais décidé de m'inscrire afin de retrouver au départ du 50 km deux de nos licenciés déjà inscrits, Valérie “la grenouille” et mon “vieux pote” Thierry (pas si vieux que ça en fait !) avec lequel j'avais fait de très nombreuses randonnées en 2005, dont mon premier 100 bornes VTT à la Montapeine (Meaux), un super souvenir.

Thierry, Valérie et Claude
Après de très agréables retrouvailles dînatoires le samedi soir, devant de belles assiettes de tagliatelles, tout à fait indiquées en cette veille de randonnée sportive, nous nous sommes donc retrouvés le dimanche matin sur la ligne de départ. Bonne surprise, le temps s'annonçait beaucoup plus dégagé et sensiblement moins froid que la veille. Et la matinée fut, de fait, très ensoleillée.

J'ai récupéré les plaques... Sans plaque pas de départ !
Les hommes de l'ONF veillent !...
En ce qui concerne le parcours, une différence notable par rapport à l'édition 2009 : on est très vite entré dans le vif du sujet, avec des côtes et des descentes techniques après à peine plus de 5 km. Effet indésirable de cette entame musclée, les nombreux vététistes qui s'étaient élancés de bonne heure, n'ont pas eu le temps de se répartir sur le parcours et se sont retrouvés ensemble à faire la queue au pied des montées ardues et encore plus à l'amorce des descentes dangereuses et techniques. Forcément, avec 2 500 participants, le moindre goulot d'étranglement placé trop près du départ crée des bouchons...

En arrivant au deuxième ravitaillement, après environ 28 km, nous avons eu la confirmation que les difficultés, cette année, étaient plutôt concentrées sur la première partie du parcours. En effet, nous avions déjà escaladé 750 m de dénivelé positif (sur les 1230 prévus au total). Alors que sur les 22 kilomètres restants, on ne nous annonçait “que” 480. En outre, les montées comme les descentes de cette deuxième portion s'avérèrent moins sévères que celles du début.

Profil
Sur les derniers kilomètres, alors qu'il était un peu plus de treize heures, une invraisemblable surprise nous attendait ! Un nouveau bouchon, dont l'explication a de quoi laisser rêveur ! La course de l'après-midi venait de s'élancer et le début de leur circuit coïncidait avec la fin du nôtre !... Conséquence, il nous a fallu attendre des “trous” dans le flot de coureurs pour pouvoir nous élancer, par petites vagues... Sachant qu'ensuite les compétiteurs déjà attardés déboulaient comme des malades en cherchant à nous doubler sans perdre trop de temps !... Pour finir, après environ deux ou trois kilomètres communs, les organisateurs nous ont obligé à “zapper” la fin de notre parcours, amputé de quelque deux kilomètres, pour laisser le champ libre aux coureurs. En ce qui nous concerne, Valérie, Thierry et moi, nous avons quand même fait 50 bornes puisqu'une erreur à mi-parcours nous avait conduits à un petit aller-retour de 2 km.

Question ravitos, je suis un peu moins enthousiaste que les autres années. Si j'ai apprécié de trouver du salé au second ravito (rillettes, saucisson...), j'ai regretté l'absence de sandwich à l'arrivée et il m'a semblé que l'assortiment de victuailles était moins varié que d'habitude...

Au final et malgré les petits reproches que je me suis permis d'adresser aux organisateurs à travers ce petit résumé, je suis très content de ma participation. Content de mes jambes qui ont bien tenu le coup, mieux que lors de certaines participations où j'avais fini avec des cuisses franchement plus lourdes, voire avec des crampes. Et très content d'avoir fait l'ensemble du parcours en compagnie de mes deux sympathiques partenaires. Nous avons particulièrement apprécié ces paysages forestiers somptueux, les grands pins majestueux, les châtaigniers chargés de fruits prêts à quitter le "nid", les fougères déjà parées des couleurs de l'automne, les sous-bois obscurs traversés en de nombreux endroits d'une splendide lumière, les incursions dans la campagne ensoleillée... Une superbe matinée de VTT !

Claude

—> Voir les photos du circuit prises par les organisateurs.

Derniers préparatifs pour Thierry...
Valérie est-elle très concentrée... ou pas bien réveillée?

Claude
Claude



Thierry
Valérie

dimanche 12 septembre 2010

LEVALLOIS-HONFLEUR ET DEAUVILLE-LEVALLOIS

Cela faisait plusieurs années que l'idée d'enchaîner deux randonnées de 200 km me trottait dans la tête. Le rêve s'est réalisé au cours de ce week-end des 11 et 12 septembre 2010.

Saint-Germain-en-Laye, 12 septembre 2010
La préparation

En juillet, je me suis contenté de faire du VTT à faible allure sur de faibles distances, en évitant de rester plus de deux jours sans rouler, histoire de laisser mon organisme fatigué se reposer, sans pour autant se ramollir.

En août, j'ai augmenté progressivement les distances et le rythme, puis je suis passé au vélo de route en accumulant les heures de selle, mais en essayant de ne pas trop en faire, afin de ne pas arriver fatigué au départ de “Levallois – Honfleur”.

Parallèlement, j'ai compris grâce à de nombreux conseils que la préparation purement physique ne suffit pas. Pour affronter des efforts de longue durée, a fortiori lorsqu'on les répète sur plusieurs jours, l'alimentation et l'hydratation, avant, pendant et après l'effort sont essentielles. J'ai donc testé gâteaux adaptés et boissons diverses, et préparé tout ce qu'il me fallait en vue de mon “doublé”.

Haute tension!

À l'approche de l'épreuve, la tension a commencé à monter. Échaudé par diverses expériences personnelles plus ou moins cuisantes, je redoutais la pluie, je redoutais que l'allure du groupe ne soit trop rapide pour moi, je redoutais les crampes ou les douleurs intempestives qui m'auraient contraint à l'abandon, je redoutais de ne pas être assez bien préparé... Bref, j'avais la pétoche !

En même temps, d'autres expériences réussies et d'excellents souvenirs de grands moments de vélo me prouvaient que je pouvais le faire, impression confirmée notamment par les témoignages de confiance de plusieurs copains du club, notamment Yves B. et Guy B.

Arrivée à Honfleur, 11 septembre 2010 : moment de complicité avec Yves
Un autre élément me rassurait, la présence annoncée, en différents points de notre parcours de retour, de notre “voiture-balai” personnelle, pilotée par notre “balayeuse” en chef, j'ai nommé “Marie-Ange” ! Je savais donc qu'en cas de grosse défaillance, je pourrais toujours opter pour le rapatriement motorisé... Mais, ça m'aurait franchement dépité d'avoir à y recourir !…

1ère partie : Levallois - Honfleur

Samedi 11 septembre 2010

Au départ de Levallois, en ce samedi matin, je me sentais bien, mais sans excès de confiance. Un premier incident m'incitait à la prudence et à la vigilance : l'oubli dans le réfrigérateur de mon bidon préparé la veille avec des produits “ad hoc”. Heureusement, j'avais dans mon sac, un deuxième bidon, dans lequel j'avais préparé à l'avance ma poudre magique pour le retour. J'ai décidé de l'utiliser pour l'aller... Je verrais plus tard quelle solution trouver pour le retour !

Yves B. nous ayant donné nos cartes de pointages et nos plaques, nous sommes partis fendre la nuit et pourfendre je ne sais combien de feux rouges qui se dressaient sur notre chemin, tels des sémaphores maléfiques. Nous les avons grillés sans pitié, à une vitesse que je trouvais déjà plus que soutenue... Je me suis dit : « Tel que c'est parti, je serai déjà cuit avant d'arriver en haut de la côte de Suresnes ! »
Mon ascension m'a rassuré car je suis arrivé en haut à portée de vue de Guy B., Guy L. et de JPB, des références lorsque la route monte, devançant notre poisson pilote Yves B. En fait, je pense que ce démarrage un peu “dynamique” a eu le mérite de nous mettre tout de suite dans l'allure. Il ne restait plus qu'à tenir le rythme…

La suite de cette journée m'aura vu plutôt “en jambes”, roulant sur la première partie du parcours et jusqu'au repas, vers le 120e kilomètre, à une moyenne dont je ne me croyais pas capable, entre 28 et 29 km/h. Plus exactement, ce dont je ne me croyais pas capable, c'est de rouler à cette vitesse-là et de conserver encore assez des jambes pour continuer à pédaler ensuite sur une centaine de kilomètres. Puis de remettre le “couvert” le lendemain !...

Mes jambes, pour être honnête, elles m'ont trahi à deux reprises sur le final de “Levallois – Honfleur”. Incapable de suivre le rythme du métronome (Yves B.), j'ai bien cru que j'allais finir façon “limace” à me traîner lamentablement jusqu'à Honfleur. Quand je pense que l'expression “ventre à terre” évoque la vitesse ! Tous les escargots vous diront que c'est des conneries !
Chaque fois que j'ai coincé, j'ai accepté la défaillance (qui s'avéra passagère) sans chercher à m'accrocher coûte que coûte. Puis au moment où je recommençais à me sentir bien, j'ai eu la chance d'être doublé par des gars dont j'ai pu prendre les roues et qui m'ont ramené (il fallait quand même pédaler derrière !) et j'ai pu rejoindre Yves dans les derniers kilomètres, ce qui m'a permis d'arriver à Honfleur à ses côtés.

Yves me précède à l'arrivée…
La première partie du défi était ainsi réalisée. Mais la moyenne, autour de 27,5 km/h, me laissait redouter des lendemains douloureux pour les cuisses… Sagement, j'ai renoncé à rallier Deauville en vélo, avec les costauds. Cette quinzaine de kilomètres de pédalage supplémentaire ne faisant pas partie du défi proprement dit, j'ai pensé que je pouvais m'en dispenser sans démériter.

Avec Patrice : l'heure du rafraîchissement à Honfleur
Michel , François et Jean-Pierre en profitent également
Après un dîner tout ce qu'il y a de plus raisonnable, en tout cas en ce qui me concerne (saumon grillé, riz et boisson non alcoolisée...), suivi d'une petite marche digestive entre Trouville et Deauville, nous avons bénéficié d'une nuit, certes un peu courte, mais d'un sommeil “du juste”. Il paraît qu'il a plu toute la nuit, mais je n'ai rien entendu.

2e partie : Deauville - Levallois, en Audax

Dimanche 12 septembre 2010

Remonter sur le vélo pour me rendre au départ de l'Audax, sur le coup de 6h, devant la gare de Trouville-Deauville, n'a pas été aussi difficile que je le craignais. Peu de séquelles des efforts de la veille. Dos, cuisses et... “fondement” semblaient en état de faire le retour…

Gare de Trouville-Deauville, 6h du matin...
… L'heure du briefing.
Mon objet de préoccupation matinal concernait mon bidon rempli à l'eau claire (plus de poudre magique !), et l'absence de la moindre alimentation solide sur moi (j'avais également oublié mes barres de céréales à la maison). Mais je n'étais pas trop inquiet, comptant sur les ravitaillements pour compenser ce manque de réserves énergétiques. Grossière erreur ! J'ignorais que l'organisation des Audax, en dehors du repas de midi, ne prévoit pas de ravitaillement sur le parcours. Les organisateurs du 200 km Audax de Villecresnes (les 3V), qui font exception à cette règle, m'avaient induit involontairement en erreur !

Je fus donc surpris, à Epaignes, qu'on fasse un arrêt pipi (bienvenu), mais sans rien à boire ni à manger. Je me suis dit alors que nous aurions le ravito à l'arrêt suivant... Mais un peu plus tard, après plus de soixante-dix kilomètres sans rien avaler, j'ai commencé à sentir l'estomac qui réclamait son dû.

En attendant l'arrêt d'Harcourt, où il n'y eut pas davantage de ravito, l'ami François F. a eu la gentillesse de partager avec moi une barre de pâte d'amandes, qui calma un peu mon début de fringale. Et quand nous arrivâmes à Harcourt, excellente surprise, Marie-Ange nous attendait avec des viennoiseries... Michel W. nous offrit un coup à boire au bistrot du coin... Ouf ! Je me sentais mieux.

Michel W. à Harcourt
Peu avant l'arrêt “repas”, à Autheuil-Authouillet, un nouveau petit souci vint me tarabuster. Je me rendis compte que j'avais du mal à rester sur ma selle dans une position naturelle et relativement confortable. En fait, quinze jours avant l'épreuve, j'avais changé de pédales automatiques et de chaussures, ayant désormais des cales encastrées... Du coup, la selle était trop haute. Je n'avais pas pensé à ce détail et les sorties d'entraînement de durée raisonnable ne m'avaient pas permis de déceler l'anomalie. Mais sur de longues distances, quelques millimètres de trop sur une hauteur de selle, cela finit par devenir gênant. Après le repas, j'ai donc bricolé sur ma selle en prenant garde à ne pas trop la descendre afin d'éviter d'autres désagréments.

Avec Guy L., à Autheuil-Authouillet
Nous sommes bientôt repartis et, après quelques kilomètres de pédalage, j'ai oublié mon problème de position sur le vélo, preuve que le réglage était bon. Jusqu'à l'arrêt de La Roche-Guyon, je ne me souviens d'aucun souci particulier. C'est là que j'ai commencé à être quasiment sûr que j'irais au bout. À l'arrêt de Meulan, alors qu'il ne restait plus qu'une quarantaine de kilomètres, je me suis souvenu que j'avais dans mon sac à dos un tube d'un produit énergétique, que j'ai consommé. J'ai aussi fini ce qui me restait d'eau.

Dernier sujet de préoccupation sur le final, les cassures du peloton, dues aux innombrables feux qui passaient au rouge au mauvais moment. Arrêts et accélérations pour recoller se sont succédés jusqu'à l'arrivée. Pas envie de me faire larguer si près du but, et encore moins de me tromper de route et de me paumer dans cette banlieue inconnue... Dernier petit coup d'adrénaline, derniers coups de pédales rageurs prouvant que j'avais encore des jambes après plus de 400 bornes parcourues en deux jours (ce qui m'émerveillait). Et enfin les rues de Levallois où j'ai commencé à savourer…

Arrivée à Levallois-Perret
Savourer et décompresser…

Levallois, l'heure du relâchement : avec François, Patrice et Yves
Retour au calme… Enfin presque!

Encore sous le coup de l'excitation, je n'ai pas pu me coucher avant minuit. Il me restait suffisamment d'énergie pour ranger mes affaires et m'occuper de tout un tas de bricoles chez moi.

Vers le milieu du parcours de cet Audax, si on m'avait posé la question, j'aurais juré que c'était la première et dernière fois que je me lançais dans un tel défi sportif. La tension que m'avait demandé cette épreuve m'avait laissé un peu frustré. Frustré de ne pas avoir eu le temps de me balader à Honfleur, de ne pas avoir eu le temps d'aller voir la mer, d'avoir traversé un grand nombre de lieux superbes (Harcourt, Giverny, La Roche-Guyon...) sans prendre le temps de m'y attarder pour profiter des sites et des paysages.

La Roche-Guyon
Et puis l'euphorie de l'arrivée m'a fait revenir sur cette conviction. Oui, je referai sans doute de longues distances, mais pas au-delà des 200 ou 250 bornes dans la journée. Et pas trop souvent car, si j'aime relever des défis, j'aime surtout me faire plaisir sur mon vélo, l'utiliser pour me promener et prendre le temps de la découverte.

Claude
Photos de Marie-Ange