dimanche 26 juin 2011

54ème BREVET CYCLOTOURISTE DE LA MONTAGNE DE REIMS

OU « BCMR », ORGANISÉ PAR LE CYCLO CLUB RÉMOIS - ÉDITION 2011

—> consulter le site de l'organisation.

Pour éviter d'avoir à faire la route le matin même, ce qui nous aurait obligés à nous lever très tôt, nous avons opté pour un hébergement sur place le samedi soir. Nous sommes partis de le matin de façon à profiter de l'après-midi pour découvrir Reims.

Samedi 25 juin 2011

Arrivés sur place, à Tinqueux (banlieue de Reims), en fin de matinée, nous avons décidé d'aller chercher nos engagements au cours de l'après-midi. Une bonne occasion pour repérer le gymnase Géo André, où se situe chaque année le départ du BCMR.
Nous en avons profité pour faire un petit tour en ville, le long du canal de l'Aisne à la Marne pour commencer…

Reims, le canal de l'Aisne à la Marne
Une piste cyclable goudronnée nous a permis de le suivre sur plusieurs kilomètres.

Reims, le canal de l'Aisne à la Marne
La piste se prolonge un bon moment hors de la ville.

Reims, au bord du canal
Après un retour à Reims par le même chemin, nous sommes allés traverser le canal bien au-delà du centre-ville. En revenant par l'autre rive, nous avons eu à franchir plusieurs voies ferrées qui traversaient la route en biais. Les premières n'ont posé aucun problème mais la dernière a été fatale à Marie-Ange qui a lourdement chuté. De belles plaies au coude gauche, garnies de gravillons, ont nécessité l'intervention experte d'une pharmacienne du centre-ville.
Au final, plus de mal que de peur! Il est vrai que ce type de chute arrive tellement vite qu'on n'a pas le temps d'avoir peur!

Malgré ce désagréable accident, nous sommes ensuite allés voir la cathédrale… Pas question de se laisser décourager pour si peu! Marie-Ange a de la ressource mentale! La preuve : voici ce qu'elle a déclaré avec beaucoup d'humour quelques jours plus tard :
— « Habituellement, on tombe après avoir bu... Pour moi, la chute a précédé la dégustation... et je déguste encore 6 jours après! Pas de fracture mais des plaies… »

Reims, la cathédrale
Toujours la cathédrale de Reims

Dimanche 26 juin 2011

La nuit a été difficile pour Marie-Ange. Cependant, pas question de renoncer. Et pas question d'opter pour un parcours réduit. Ce sera le 115 km, comme prévu.

Au total, il y avait 1078 participants, avec des cyclos venus de toutes les régions, et même quelques groupes étrangers, notamment des Belges.
  • 501 sur le 155 km
  • 289 sur le 115 km
  • 158 sur le 90 km
  • 58 sur le 50 km
  • 72 marcheurs
Le parcours de 115 km offrait 1535 m de D+... Un brevet cyclotouriste idéal pour ceux qui aiment les bosses avec du pourcentage et des changements de pente et de rythme incessants…

Le parcours du 115 km (édition 2011)
Le profil du 115 km (édition 2011)
La première difficulté du parcours était la côte de Ville-Dommange… Le panneau routier situé au sommet indique des pentes à 12%.

Au sommet de la côte de Ville-Dommange
Le premier ravitaillement se trouvait à Châtillon-sur-Marne, ville que l'on aperçoit de loin, qu'on vienne de la vallée de la Marne ou de la Montagne de Reims.

Châtillon-sur-Marne
Arriver jusqu'aux victuailles exigea un important effort pour gravir une belle côte qui se termine au pied de la statue de trente trois mètres de haut représentant le pape Urbain II.

Châtillon-sur-Marne : Marie-Ange en termine avec la côte
Sous l'œil de pierre du pape d'origine locale, on pouvait se restaurer tout en admirant le panorama. Au moment de notre passage, le ciel était encore couvert… Heureusement, il n'allait pas tarder à se découvrir…

Châtillon-sur-Marne
Avant de quitter la ville, un décor original nous rappela qu'on était au pays de la vigne. Difficile de l'oublier cependant… En dehors des agglomérations, la culture du raisin était omniprésente. Et, des villes jusqu'au moindre village, on voyait partout des maisons de producteurs et négociants en vins de Champagne… Tout au long du parcours nous avons pu découvrir d'innombrables marques inconnues, et de temps en temps, lire des noms prestigieux : Moët et ChandonCharles DeutzCanard Duchêne!…

Châtillon-sur-Marne, sous le signe de la vigne et de ses métiers
Après Châtillon, le parcours suivait la Marne. C'est sur ce secteur que le temps commença à se dégager.

Au bord de la Marne
De temps en temps, on s'éloignait un peu de la rivière pour grimper sur les coteaux, d'où l'on pouvait admirer le panorama sur la vallée. Et le temps devenait de plus en plus beau!

Vue de la vallée de la Marne, du côté de Venteuil
Du côté de Hautvillers ou de Champillon, on s'en éloigna davantage pour grimper au milieu des vignes… Sous un grand ciel bleu ! Oubliées les brumes matinales!…

Ça grimpe au milieu des vignes…
La Montagne de Reims, ce n'est pas la haute montagne. Mais quand ça grimpe, ça ne fait pas semblant.

Quand on vous dit que ça grimpe!
Après la belle et longue côte de Champillon, nous sommes arrivés au ravitaillement de Bellevue, où nous avons apprécié le beau panorama sur la vallée de la Marne depuis le versant sud de la Montagne de Reims. L'agglomération au centre de la photo, c'est Épernay.

Panorama depuis le ravitaillement de Bellevue (commune de Champillon)
Après Ay, nous sommes tombés sur un ravitaillement non prévu. Comme il commençait à faire franchement chaud, les organisateurs ont pensé que nous aurions soif. Ce n'est pas faux! Merci pour cette attention! Quand nous sommes arrivés, l'un des bénévoles était en train de remplir des flûtes de champagne. Pour nous??? Non! Réservé uniquement aux bénévoles! Flûte!

Champagne au ravito?
Après diverses côtes, nous sommes arrivés en vue d'un… phare! Décidément, les Rémois sont étonnants… Passe encore qu'ils nomment "montagne" cette succession de collines et de coteaux… Mais un PHARE dans cette montagne, là, ils exagèrent !

Pourquoi y a-t-il un phare au milieu des vignes de Champagne? C'est Joseph Goulet, négociant en vins de Champagne aux idées avant-gardistes, fils de Modeste Goulet, fondateur des succursales Goulet-Turpin, qui a fait construire ce phare en 1909 dans un but publicitaire. Il était éclairé la nuit. Un restaurant et une guinguette y étaient installés dans des bâtiments annexes, disparus depuis.
Le Phare de Verzenay abrite aujourd'hui le Musée de la Vigne.

Phare de Verzenay
Autre curiosité dans la même commune : le moulin de Verzenay, un moulin à vent qui a été construit en 1818. Devenu propriété de la maison Heidsieck Monopole, il servit d'observatoire pendant les Première et Seconde Guerres mondiales.

Grimpette vers le moulin de Verzenay
Le moulin de Verzenay
Après le dernier contrôle, à Mailly-en-Champagne, le retour au gymnase Géo André à Reims n'a posé qu'un seul problème : Marie-Ange a commencé à accuser très nettement la fatigue… Le handicap de sa blessure au bras, la courte nuit, les kilomètres accumulés et les montées à répétition ont fini par atteindre son moral…

Mais elle a été récompensée de ses efforts par un petit verre de champagne bien frais, qui, cette fois, contrairement à ce qui c'était passé au ravito impromptu, était bien pour nous !

A la bonne vôtre!

Claude

PS : Nous y sommes retournés en 2012. Voici les liens vers nos récits…

LIENS :

Le 55e Brevet Cyclotouriste de la Montagne de Reims (BCMR) en 2012
—> Le week-end 2012 par Claude (23 et 24/06/2012)
—> Le "115", par Marie-Ange (24/06/2012)

samedi 18 juin 2011

ARDÉCHOISE 2011 : LES BOUTIÈRES, FORMULE "CYCLOSPORTIVE"

ou BALADE AU CŒUR DES BOUTIÈRES

Cette année, l'Ardéchoise (—> le site de l'organisation) fêtait sa vingtième édition. A cette occasion, les parcours faisaient leur retour à Lalouvesc (prononcer: "lalouvé"). Dans le village où est décédé Saint Régis, comme dans tous les villages que nous avons traversés, la population avait déployé des trésors d'imagination et d'enthousiasme pour décorer les lieux aux couleurs de l'Ardéchoise: en jaune (couleur des genêts) et violet (couleur des myrtilles).

Petite méprise à Lalouvesc... Cette année, on ne célébrait pas le 20e anniversaire,
mais la 20e édition! (La première a eu lieu le samedi 20 juin 1992)
Nous nous sommes demandé pourquoi le parcours de cette année proposait une fin modifiée par rapport aux éditions précédentes. Deux explications nous ont été proposées, toutes deux vraisemblables. Selon la première explication, les organisateurs auraient souhaité marquer cette vingtième édition en revenant à Lalouvesc, où s'était jugée l'arrivée de la première édition, le samedi 20 juin 1992. Selon d'autres sources, l'organisation aurait préféré éviter l'ascension du col du Buisson en venant du Pont de Clara, car la configuration des lieux ne permettait pas d'assurer convenablement la sécurité des très nombreux participants attendus cette année (plus de 15.000!).

Deux articles trouvés sur le net m'ont semblé intéressants pour qui veut connaître un peu mieux cette manifestation:
Et un bref historique, suivi d'actualités sur l'édition 2011, dont un hommage à Robert Marchand (100 ans cette année!):
Pour ma première participation, j'avais choisi de me mesurer avec les Boutières, circuit qui tire son nom d'un secteur de l'Ardèche. Nous y entrerons peu après Lamastre pour en sortir peu avant Saint-Agrève. Les communes de "Le Cheylard", "Saint-Martin-de-Valamas" et, naturellement, "Saint-Julien-Boutières" font partie de ce territoire.

Dans le sas de départ, ces considérations géographiques étaient fort loin des préoccupations ambiantes. Ce qui alimentait les conversations, c'était plutôt la météo! Un orage avant de quitter notre "Abri du Pèlerin", à Lalouvesc, suivi d'une courte accalmie le temps de charger les vélos sur la voiture. Nouvel orage en arrivant sur le parking C2, à 4 km de Saint-Félicien, suivi d'une attente perplexe dans la voiture... Quand on se prépare depuis deux mois sous le soleil, se dire qu'il va pleuvoir juste le jour de l'épreuve a quelque chose de déconcertant...

L'orage passé, un petit coin de ciel bleu aperçu au dessus de la montagne brille comme une lueur d'espoir... Je sais à ce moment-là que je vais y aller... Et tant pis s'il se remet à "saucer"…

Ce que je voyais dans le sas, en attendant le départ…
Nous quittons donc le parking champêtre et nous nous retrouvons, après 4 km de descente (qu'il faudra remonter après l'épreuve!), dans le fameux sas de départ, où certains parlent des précédentes éditions: neige au Mont-Gerbier-de-Jonc, pluie ininterrompue en "je-ne-sais-plus-quelle-année"... Entre parenthèses, il paraît que la première édition avait été dantesque (1300 cyclos au départ, 400 à l'arrivée!) 

Mais revenons aux conversations du sas de départ! Seul un certain "Robert" nous dit redouter, davantage que la pluie, la chute de l'hélicoptère qui nous survole! Heureusement, un speaker nous assure, au micro, que la météo annonce une amélioration certaine au cours de la matinée (Apparemment, Robert s'en fout!).

Le départ est donné dans une atmosphère suffisamment humide pour que certains préfèrent s'abriter dans une grange en attendant une embellie (n'est-ce pas Michel C. et Alain A.!), mais le gros des troupes (je ne citerai pas de nom!) s'élance pour une première partie légèrement descendante avant d'attaquer la montée vers Pailharès puis le Col du Buisson. C'est parti pour 11,5 km d'ascension. Très vite, nous sommes doublés par Gilles Anizan, François Fine et son ami Christophe Galabbé. Gilles nous doublera une nouvelle fois au début du Col de Lalouvesc pour finir avant nous alors qu'il a fait la Volcanique, c'est-à-dire 50 km de plus que nous!!!... Ça me laisse pantois!

Marie-Ange a le sourire en haut du col du Buisson!
Après un arrêt très bref en haut du Col du Buisson, nous suivons la route de crête et attaquons la descente vers Lamastre. Ce sera pour moi le moment le plus désagréable de l'épreuve. En effet, la route mouillée et la densité de cyclos répartis sur la chaussée m'incitent à faire les dix kilomètres de descente avec les mains sur les cocottes de freins. En arrivant à Lamastre, je suis au bord des crampes au niveau des... avant-bras! Un comble pour un cycliste!

Lamastre en fête…
… malgré les intempéries
L'arrêt “photo” me permet de me décontracter un peu les bras et nous repartons pour aborder le Col des Nonières. C'est la montée la plus douce de la journée, malgré ses 11,5 km, car le pourcentage de pente n'excède jamais les 5% et la moyenne se situe à 2,60%. La grimpette est si douce pendant les premiers kilomètres (8,5 km à 2,1%) que j'en profite pour faire le mariole : « Heureusement qu'il y a des montées pour se reposer un peu ! » Cela fait sourire un cyclo qui pédale à mes côtés, mais blague à part, je suis sincère ! Je me sens beaucoup mieux dans cette ascension que dans la descente précédente !

En haut du col, des gens nous tendent des verres d'eau, geste auquel je ne suis pas habitué et fort sympathique (Merci!). Un bénévole nous alerte au début de la descente: il y aurait du gasoil sur la route, dans un virage... Danger évité, la suite de la descente sera beaucoup plus paisible que la première et nous arrivons au Cheylard. Sur le pont qui enjambe l'Eyrieux, une pancarte nous informe "déjà 50 km". Une bonne nouvelle! C'est là que le parcours des "Boutières" se sépare des parcours plus longs, Volcanique et autres. Nous profitons d'un petit ravitaillement pour nous restaurer un peu. Marie-Ange m'a fort justement fait remarquer qu'on perdait moins de temps sur les petits ravitos que sur les gros où tout le monde se bouscule! Petits toasts au pâté, parts de gâteaux “maison”, un petit coup à boire et c'est reparti !

La route suit l'Eyrieux, torrent qui bouillonne gaiement en contrebas... Sur le versant opposé, nous apercevons une cascade... J'ai envie de m'arrêter pour prendre une photo, mais le manque de luminosité me fait penser que ça ne rendrait rien. La route monte régulièrement jusqu'à Saint-Martin-de-Valamas. Cela n'est pas répertorié comme col, mais du Cheylard à Saint-Martin, il y a tout de même 70 m de D+... A l'entrée de Saint-Martin, je suis impressionné par la beauté du site... Mais il y a un monde fou, alors nous enchaînons. Nous franchissons le contrôle où notre puce bippe, ce qui valide notre passage à mi-parcours... et nous attaquons le col de Clavières, le plat de résistance de notre circuit si l'on se réfère aux 17,3 km d'ascension. Long mais pas méchant non plus avec ses 3,20% de pente moyenne et 5% au maximum.

Pause pour prendre la pose à Saint-Julien-Boutières
Les décorations de Saint-Julien-Boutières, où les habitants nous accueillent déguisés, nous donnent envie d'une rapide photo... Pas question cependant de nous attarder, au risque de nous refroidir, car la montée est encore longue...

Dans la montée, je sens que les jambes tournent bien. Alors j'essaye de prendre un bon rythme. Mon compteur reste en permanence autour de 15 km/h... A cette vitesse-là, je dépasse davantage que je ne suis dépassé. Il y a même des cyclos qui me doublent et que je remonte peu à peu pour les larguer ensuite sans changer de rythme. C'est excellent pour mon moral, ça!

Quand j'arrive au ravito géant de Saint-Agrève, en attendant Marie-Ange, je me coltine à la mêlée pour récupérer un peu de pain et deux verres d'eau gazeuse... Du pain et de l'eau! On se croirait presque dans les Misérables! Pour être honnête, il y a aussi du saucisson, du fromage, du vin, rouge ou rosé, mais à l'heure qu'il est, mon estomac ne se sent pas concerné par ce genre d'aliments…

Beaucoup de monde au ravitaillement de Saint-Agrève…
Cependant, la montée n'est pas terminée! Il reste encore 2 km avant le Col de Clavières (1088 m) puis, surprise! un dernier petit "coup-de-cul" jusqu'au Col de Freydaparet (il était passé où, Fred?), col non répertorié sur la feuille de route, sans doute considéré comme négligeable malgré ses 1115 m d'altitude car très court (1,6 km quand même!) lorsqu'on vient du Col de Clavières…

Dans la descente, longue de 7 km, nous sommes invités à ralentir car les secours s'affairent auprès d'un cyclo qui a le visage en sang... Par la suite, nous reverrons les secours à plusieurs reprises. Curieusement, les chutes que j'ai vues se sont produites quand la route a été plus sèche. Je suppose que certains ont alors trop relâché leur vigilance…

Le Col de Rochepaule, qui démarre sitôt la descente terminée, nous réserve une bien agréable surprise: après Fred, c'est le soleil qui apparaît! "Petit" col de 3,8 km, c'est celui qui a la pente moyenne la plus élevée sur notre circuit. Mais 4,70%, ça reste très raisonnable. Le soleil et le moral au beau fixe, je prends le temps de faire des photos, les unes en m'arrêtant, d'autres en continuant à monter (oui, c'est vrai, je fais encore le mariole! Mais la vue de Rochepaule à travers les arbres, je n'ai pas pu résister!).

Vue de Rochepaule prise en pédalant...
Le sommet du col (891 m) est à l'entrée de Rochepaule, où je prends quelques nouvelles photos...

Panorama depuis le col de Rochepaule
Un col de plus (Rochepaule) et toujours le sourire…
Plusieurs raisons nous poussent à prolonger notre halte à Rochepaule : l'ambiance musicale, le soleil revenu... Mais surtout, nous sommes décidés à ne plus nous arrêter ensuite jusqu'à l'arrivée à Saint-Félicien. Donc, nous mangeons et buvons de façon à pouvoir soutenir sans fringale la petite quarantaine de kilomètres qui reste à parcourir.

Ravitaillement à Rochepaule
La descente s'effectue sans problème, si ce n'est un arrêt idiot pour cause d'appel intempestif sur mon portable, en provenance d'un numéro privé (après l'arrivée, j'écouterai le message vocal, qui s'avèrera émis par mon banquier : « Erreur de la banque en votre faveur, etc. etc. »... Les banalités habituelles!).

Au début de la montée vers Lalouvesc, je m'arrête une dernière fois pour enlever mon "imper"... Puis j'attaque les choses sérieuses. Le Col de Lalouvesc n'a cependant rien d'exceptionnel, comparé aux précédents: 9 km d'ascension, une altitude de 1080 m, un dénivelé positif de 422 m, une pente moyenne à 3,30% avec un maximum de 6%... Tout cela est très raisonnable... Beaucoup moins difficile, par exemple, que la montée du Col du Buisson par le Pont de Clara, véritable épouvantail des éditions précédentes avec son passage à 15%! Je peux dire que j'en ai entendu parler ! Les vrais anciens combattants de l'Ardéchoise sont ceux qui peuvent s'enorgueillir: « Moi, monsieur, j'ai monté le Col du Buisson sans mettre pied à terre! »…

Pour ma part, la difficulté se situera donc à un autre niveau: je vais essayer de rouler fort jusqu'à l'arrivée. Cela ne m'empêche pas de prendre "au vol" des photos de quelques-uns des orchestres qui égayent cette ascension…

Animations musicales…
… dans le col de Lalouvesc.
Puis j'augmente progressivement le rythme. J'aime bien cette sensation grisante de laisser sur place un nombre incroyable de cyclos, que je double sans interruption... A trois kilomètres du sommet, la pente s'adoucit sensiblement. Le col se termine par un long faux-plat que j'aborde à plus de 20 au compteur, vitesse que je maintiens jusqu'au sommet... Obligé de ralentir pour franchir les abords du ravito, qui grouillent de monde, je relance aussitôt après, en danseuse... Descente jusqu'au Col du Faux, qui n'est qu'une formalité, la route ne remontant que sur quelques dizaines de mètres... Il faut ensuite parcourir environ neuf kilomètres sur la crête, par un faux-plat descendant qui exige de pédaler sans cesse, pour rejoindre enfin le Col du Buisson. Là, on attaque la vraie descente. Les mêmes "11,5 km" que l'on a gravis le matin et qui passent par Pailharès... La route est sèche maintenant et la plupart des virages sont assez larges pour qu'on puisse "faire la descente"... La pente n'est cependant pas assez forte pour qu'on atteigne des vitesses vertigineuses. Comme la route est fermée à la circulation, j'en profite pour couper les virages et me faire plaisir en cherchant la bonne trajectoire, comme en VTT, jusqu'à ce qu'une personne arrêtée sur le bord de la route nous alerte au passage... Les pompiers seraient en train de monter face à nous... Peu après, je vois deux personnes susceptibles d'avoir justifié l'appel aux secours... L'une, à droite, est assise sur le bord du fossé tandis que quelqu'un la réconforte. L'autre, quelques mètres plus loin sur la gauche, à demi couchée dans le fossé et enveloppée dans une couverture de survie... Appel à la prudence! Je ferai donc la suite de la descente sans empiéter sur la moitié gauche de la chaussée, précaution inutile puisque je ne croiserai aucun véhicule d'assistance jusqu'à l'arrivée. Sur le final, la route remonte sur un ou deux kilomètres de faux-plat que j'aborde avec d'excellentes sensations... Un coup d'œil au compteur confirme que je ne faiblis pas puisque je reste autour de 32 km/h. La ligne franchie, je regarde ma montre et estime que j'ai dû mettre environ 6h50 (Temps officiel : 6h 52m 20s).

Marie-Ange arrive moins de dix minutes plus tard. Son brevet lui apprendra qu'elle a battu son temps de 2009 de près de 16 minutes. Si l'on tient compte des mauvaises conditions météorologiques du début de course et des 5 km supplémentaires dus au changement de parcours sur le final, c'est un superbe résultat!

Comme le disait Marie-Ange dans son compte-rendu de 2009, l'Ardéchoise est une épreuve à laquelle il faut avoir participé au moins une fois dans sa vie... Personnellement, je ne suis pas de ceux pour qui cela deviendra un rendez-vous annuel incontournable. Mais les deux grands gamins que sont Michel Bernard et James — nous les avons rencontrés à la fin de leurs 4 jours d'Ardéchoise — m'ont convaincu qu'ils ont vécu une expérience sensiblement différente de celle que je viens de raconter. Je revois l'œil brillant d'émotion de Michel B. évoquant la qualité de l'accueil sur son "Ardèche verte”, le regard gourmand de James nous narrant ses rencontres avec des personnages hauts en couleurs, et je me dis que si j'y retourne, ce sera probablement sur une Ardéchoise en plusieurs jours (*)…

Claude

(*) Ce sera chose en faite en 2013! Voir tous les liens sur notre site, page l'Ardéchoise.

Groupe de percussions brésiliennes juste derrière la ligne d'arrivée

dimanche 12 juin 2011

PENTECÔTE 2011 : EXCURSION EN ALSACE...

AU COURS DU WEEK-END CLUB À BITCHE (MOSELLE)
DU 11 AU 13 JUIN 2011


Quand j'ai su que le week-end "club" de Pentecôte se déroulerait à Bitche, en Moselle, j'ai tout de suite eu l'eau à la bouche ! C'était l'occasion rêvée d'aller pédaler dans les Vosges du Nord, ce qui me démangeait depuis longtemps. Mon intérêt pour cette région a d'abord été généalogique puisque j'ai une arrière-grand-mère d'origine alsacienne. Ses parents étaient nés à Mothern, dans le Bas-Rhin, et en poursuivant mes recherches, j'avais retrouvé des ancêtres ayant vécu à Altenstadt, près de Wissembourg, de la fin du XVIIe siècle au début du XIXe.

Il y a quelques années, j'étais venu passé trois jours, à la recherche de mes racines alsaciennes, dans cette superbe contrée du Nord de l'Alsace que l'on nomme l'Outre-Forêt. Ce fut pour moi l'occasion d'une excursion dans ces Vosges du Nord, toutes proches, à la visite de villages très pittoresques, comme Lembach ou Climbach, et surtout du très impressionnant château de Fleckenstein... Cette découverte en voiture m'avait laissé des souvenirs forts et un profond désir d'y revenir, mais cette fois pour y faire du vélo !

Aperçu du château de Fleckenstein
Quand Maryan, notre président, m'a donné les parcours le vendredi soir, j'ai tout de suite repéré le circuit n° 6, intitulé « Incursion en Alsace » ! Malgré les 103 km et le qualificatif de “difficile”, je ne pouvais pas manquer cette occasion... Cependant, je ne voulais pas escamoter le côté touristique de cette “incursion-excursion”... Pas question de faire ce parcours le nez dans le guidon ! Compte tenu des horaires de repas imposés par le VVF, la seule solution était de partir pour la journée, comme nous l'avions fait en 2010 à Vic-sur-Cère, avec un petit groupe parti à l'assaut du col du Lioran, du Pas-de-Peyrol, du col du Perthus (et j'en passe)...

Avant le départ, j'ai étudié le parcours sur ma carte IGN (achetée lors de mon précédent séjour). J'ai ainsi constaté qu'on passait à 2 ou 3 km du château de Fleckenstein, ce qui rendait le détour presque incontournable ! (le compteur dira en réalité 8 km aller-retour, mais quand on aime, on ne “compte” pas!!!).

La citadelle de Bitche
Marie-Ange et moi partons vers 8h30, et nous voilà bientôt devant la citadelle de Bitche. Puis nous traversons le camp militaire et suivons la route de Sturzelbronn. En ce dimanche matin, la circulation est rare... Quelques motards nous doublent... Nous en verrons tout au long de la journée, par moments groupés par essaims comme des volées de sauterelles, y compris sur des petites routes forestières... Nous avons vu tant de motards au cours de la journée que nous nous sommes demandé s'il ne s'agissait pas d'une concentration quelconque, d'une manifestation exceptionnelle pour la Pentecôte... Renseignements pris, il semble que non. Ce serait comme ça tous les week-ends... J'avoue qu'à la longue, les moteurs vrombissants commencèrent à m'agacer un peu, mais le décor superbe m'a vite fait oublier ce désagrément finalement négligeable.

Quelques kilomètres après Sturzelbronn, des panneaux nous l'indiquent, nous entrons en Alsace et plus précisément dans le Bas-Rhin. La route de Wissembourg, par Obersteinbach et Niedersteinbach est très agréable. Souvent ombragée, elle ne présente pas de difficulté particulière. On a l'impression de descendre plus souvent qu'on ne monte sur cette première partie du parcours... Les villages sont très propres, bien fleuris, avec de nombreuses fontaines en forme d'abreuvoirs... De part et d'autre, les collines verdoyantes laissent augurer de nombreuses possibilités pour la pratique du VTT vallonné !

Après une trentaine de kilomètres, nous apercevons sur notre gauche l'imposant château de Fleckenstein, construit sur la roche, en haut d'une falaise. Une montée intéressante d'environ 3 km nous conduit jusqu'à l'aire d'accueil…

Le château de Fleckenstein
Coup d'œil aux imposantes murailles, photos, ravitaillement, brefs échanges avec des Strasbourgeois venus faire de l'escalade sur un rocher apparemment très prisé des grimpeurs... Puis nous reprenons la route de Lembach. Petit arrêt devant la mairie pour jeter un coup d'œil à une statue dédiée aux enfants de Lembach morts à la guerre. C'est là que notre attention est attirée par un étrange monument en bois, implanté à quelques mètres... Après lecture des inscriptions visibles sur ce qui s'avère une représentation symbolique d'une fusée américaine (ce doit être une fusée préhistorique, vu le matériau utilisé), nous constatons qu'il a été érigé en l'honneur de Russel Schweickart, astronaute de la Nasa, équipier de Apollo 9... et petit-fils de Jacques, un natif de Lembach ayant quitté les lieux en 1892 pour le « Nouveau Monde » !

Lembach : en l'honneur de Russel Schweickart…
À la sortie de Lembach, compte tenu de l'heure et de notre ascension “hors itinéraire”, nous décidons de zapper le col du Pfaffenschlick. Nous ferons quand même un petit aller-retour jusqu'au “Four à Chaux”, pour voir l'entrée de cet ouvrage appartenant à la ligne Maginot…

Le Four à Chaux (ligne Maginot) 
Puis retour sur la D27 pour retrouver la route de Wœrth... La bonne surprise, c'est une très agréable piste cyclable, en site propre, de 9 km qui nous mène jusqu'au cœur de ce superbe bourg alsacien. Comme mon ventre me dit qu'il est temps de chercher pitance, nous faisons un petit tour du centre ville. Tout a l'air fermé, sauf un bar où l'on ne sert à manger que des flammekueches (traditionnelles, gratinées, aux champignons, au Munster, etc.). Ça tombe bien, je voulais justement une flammekueche!!!

Comme je ressens quelques maux de tête, je demande au serveur s'il n'aurait pas un comprimé de quelque “médication ad hoc” à me proposer... Malheureusement, il n'en a pas, mais un client attablé non loin de là a suivi l'échange et me propose de se rendre chez lui pour aller me chercher un “Aspro”! Cela ravive mes souvenirs... Lors de mon précédent séjour en Alsace, j'avais déjà été frappé par la gentillesse des gens... Soit j'ai de la chance, soit les Alsaciens sont des gens sympas ! Je suis un peu gêné, mais j'accepte cependant... À son retour, notre nouvel “ami” nous laisse déjeuner tranquillement nos flammekueches (nous partageons une “traditionnelle” et une “Munster”)... Puis nous lui offrons un petit verre de blanc et la conversation s'engage... Il nous parlera pêle-mêle de la guerre de Trente Ans, de la nappe phréatique, de l'impact du temps sec sur les cultures, des méfaits de l'argent dans le football, du musée local sur la bataille de 1870, etc. (je ne suis pas sûr de l'ordre...) Sa conversation est bien agréable, mais il est temps de repartir... Il nous reste une petite cinquantaine de kilomètres et notre “bienfaiteur” alsacien nous confirme que la route par laquelle notre circuit se poursuit sera plus vallonnée que la portion déjà faite…

Maison à Wœrth
Avant de quitter Wœrth, nous faisons un petit tour de village : lavoir, maisons traditionnelles, château…

Le château de Wœrth
Puis il est temps d'attaquer la montée vers Frœshwiller... Dure dure cette grimpette à l'heure de la sieste et après ce long arrêt... Il nous faudra quelques kilomètres pour retrouver un coup de pédale satisfaisant. Après Reichshoffen et Niederbronn-les-Bains, nous attaquons une sévère montée de deux bons kilomètres avant de redescendre sur Jaegerthal... Très joli village qui me donne envie d'une nouvelle halte avec photos, mais comme nous venons à peine de retrouver nos jambes, nous préférons poursuivre... L'arrêt sera cependant obligatoire au village suivant, Dambach, pour remplir les bidons... À Neunhoffen, nous sommes confrontés à un problème d'orientation. La feuille de route nous indique seulement “Etang de Hanau”, mais nous n'avons vu aucun panneau indiquant ce site... Sur ma carte IGN, aucune route directe... Il nous faut choisir notre itinéraire... Nous choisissons l'option nord-ouest en direction de Sturzelbronn, quittons l'Alsace sans nous en apercevoir, et après quelques hésitations et un détour superflu, nous finissons par trouver une petite route forestière qui nous permet de rallier l'étang en question... À Waldeck, je m'oriente facilement car j'y suis déjà passé le samedi... Après le lieu-dit “La Petite Suisse”, nous arrivons rapidement à Eguelshardt. Nouvelle consultation de la carte (j'ai bien fait de l'emmener !) pour savoir où se trouve le col du Hochkopf, que la feuille de route nous annonce mais que rien n'indique sur le terrain... À Stockbronn, nous sommes même obligés de chercher un peu car il n'y a toujours pas de panneau pour nous renseigner. Nous rebroussons chemin avant de trouver enfin la petite route forestière, très agréable, qui monte vers le Hochkopf sur 1,6 km. Pour le final, nous ne tenons pas compte de la feuille de route qui voulait nous faire repasser par Bitche et regagnons le village vacances par le plus court chemin, ce qui, compte tenu des variantes de notre propre circuit, nous fera tout de même un peu plus que les 103 km annoncés.

Cette journée, déjà fertile en images, en sensations et en rencontres, déjà nourrie du plaisir de l'effort vélocipédique que j'apprécie tant, se terminera par un de ces moments improbables... Un partage de fous rires au cours d'une promenade digestive autour de l'étang de Hasselfurth, que je laisse à notre ami Marc le soin de nous raconter... Ce sera la cerise sur le kougelhopf!

Claude
Photos personnelles

Cabane de charbonniers, près du château de Fleckenstein

jeudi 2 juin 2011

RANDONNÉE DES COTEAUX DE LA SEINE

5e SOUVENIR ANDRÉ CASAR*, MANTES-LA-VILLE (78)

(*) André Casar était le père du cycliste professionnel français Sandy Casar. Président de la section cyclisme du CA Mantes-la-Ville (CAMV) à partir de 1981, décédé en 2004.

Nous avions repéré à l'avance cette randonnée, la seule proposée en Île-de-France le jeudi de l'ascension. La perspective d'une randonnée au parcours très largement tracé en Haute-Normandie ne manquait pas de charme. A l'approche de l'échéance, il nous restait à choisir entre le parcours de 83 km et celui de 119. Il y avait aussi un "200", mais nous l'avions exclu par précaution, souhaitant garder quelques forces pour le week-end... Pour nous aider à trancher, nous cherchons des infos sur le site du club organisateur et tombons sur les parcours détaillés ainsi que les plans. Après consultation, nous constatons que le 119 va jusqu'aux Andelys, au pied des ruines de Château Gaillard... L'envie de revoir ce site magnifique, dans l'un des secteurs les plus pittoresques de la vallée de la Seine, nous conduit donc à opter pour ce parcours.

Parcours du "119 km"
 Pour nous rendre au départ, à Mantes-la-ville, il nous faudra 3/4h de route pour quelques 70 kilomètres, presque intégralement sur autoroute. Moins de temps que pour aller à Boissy-aux-Cailles ou à Buthiers, par exemple...
Après enregistrement, nous prenons le départ en compagnie d'un petit groupe d'une dizaine d'unités, dont un couple en tandem qui s'élance sur le 83 et quelques licenciés du club de Vernon qui partent pour le 200. Ça roule tranquillement pour la traversée de Mantes-la-Jolie, ce qui nous laisse le temps d'admirer sa Collégiale aux tours très aérées, dont on peut apprécier l'élégance sur cette photo trouvée sur Internet… (lien vers l'article associé).

Collégiale de Mantes-la-Jolie (photo du net) 
Finalement, nous arrivons très vite dans la campagne. Débute alors une succession de montées régulières et de descentes paisibles. Dans les descentes, le tandem nous distance aisément, et nous le rattrapons dans les montées... Le petit groupe reste ensemble jusqu'à Vétheuil où nous attend la première grosse bosse, en direction de Chérence, avec un final un peu raide (les organisateurs parlent de 13% sur les 70 derniers mètres). Nous suivons ensuite la route des crêtes qui passe au dessus de La Roche-Guyon, lieu qui me rappelle l'Audax Deauville-Levallois de septembre dernier. J'ai un léger regret de ne pas avoir traversé à nouveau cette ville très jolie, mais la route des crêtes d'où l'on domine la Seine offre par endroits des panoramas magnifiques qui compensent cette très légère frustration.

Nous poursuivons donc notre parcours sur les hauteurs en bavardant avec les cyclos de Vernon qui nous apprennent qu'ils préparent l'Ardéchoise, certains sur deux jours, d'autres sur trois... Nous redescendons ensuite sur Gommecourt, traversons le très joli village de Sainte-Geneviève lès-Gasny, très animé pour cause de brocante, puis c'est une nouvelle montée, pas très difficile mais assez longue, qui nous conduit jusqu'à Bois-Jérôme-Saint-Ouen. Nous traversons un petit bout de la forêt de Vernon, puis redescendons vers la Seine, traversons Vernon et suivons le fleuve jusqu'à Port-Mort. Peu après, nous attaquons la côte suivante, pour l'essentiel en sous-bois, et nous remontons sur le plateau, jusqu'à Cléry. La descente vers Vézillon fait penser à une descente de col, avec ses virages en épingle à cheveux, rendus dangereux à cause des gravillons. Je me demande ce qu'elle doit donner dans l'autre sens... Un des cyclos de Vernon, toujours en notre compagnie, me confirme, en habitué des sorties dans la région, qu'elle fait partie des plus belles ascensions du coin! Nous arrivons peu après aux Andelys, sous la falaise de Château-Gaillard, où se situe le premier contrôle…

Château-Gaillard
Après un arrêt prolongé pour profiter du cadre, faire quelques photos, nous restaurer, le redémarrage est un peu rude... Mais le paysage nous fait oublier cela. Insensiblement, nous remontons sur un plateau qui domine la Seine, sur la rive gauche cette fois, par Venable et Tosny.

Vue de la Seine et de l'étang des Mousseaux (prise devant l'ancien moulin à vent de Tosny)
A partir de Gaillon, nous quittons les bords de Seine pour nous enfoncer dans la campagne normande. Une dernière grosse montée nous attend pour nous hisser au lieu-dit des "Rotoirs". Par la suite la principale difficulté sera le vent, qui commence à souffler sévèrement. Sans oublier la fatigue, qui commence à se faire sentir... Au deuxième contrôle, à La Heunière, au kilomètre 81, nous prenons le temps de bien boire et de nous restaurer, tout en bavardant avec des cyclotes de Maurepas et les messieurs du club organisateur qui nous proposent un petit café...

Sur le final, un gros coup de mou face au vent nous empêche d'apprécier vraiment les paysages ou les constructions pittoresques, comme l'église de Blaru (cliquer sur ce lien pour en savoir plus)…

Blaru : l'église Saint-Hilaire, très pittoresque (photo prise l'année suivante)
A Notre-Dame de la Mer, nous n'avons pas l'énergie pour aller jusqu'au belvédère... Après consultation de la carte, je le regrette. On devait avoir une superbe vue sur... Mais non, pas la mer! La vallée de la Seine... Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi ce patelin s'appelle "Notre-dame de la Mer"... Il semblerait que ce soit en souvenir des envahisseurs vikings venus de la mer…

Après La Villeneuve-en-Chevrie et Saint-Illiers-la-Ville, nous arrivons à "La Belle-Côte" (c'est le nom du village!)... Comme nous sommes toujours sur le plateau, nous nous attendons donc à une "Belle Descente", ce qui ne manque pas de se produire! La route est large, peu sinueuse et pourtant nous ne nous sentons pas en sécurité dans cette longue descente car des rafales de vent nous obligent à tenir bien fermement le guidon... Les derniers kilomètres sont les moins agréables du parcours car nous traversons un site en travaux puis une zone industrielle et enfin les rues de la ville pour revenir au stade Aimé Bergeal, lieu du contrôle d'arrivée, où les dames ont la surprise de se voir offrir une rose.

Un peu déçus de ne pas avoir vu la Seine sur les 50 derniers kilomètres, alors qu'on n'en était pas très loin, nous interrogeons les organisateurs qui nous expliquent qu'il y a trop de circulation sur la route qui longe la rive gauche du fleuve.

En conclusion, une randonnée pleine de satisfactions malgré les difficultés, en particulier le plaisir de découvrir des routes et des paysages inconnus. Et l'envie, si la forme est là, de revenir en 2012 sur le "200". En effet, il paraît que les paysages les plus beaux du parcours se trouvent au-delà des Andelys. On nous a parlé notamment de Lyons-la-Forêt, qui compte parmi les plus beaux villages de France… De quoi aiguiser notre curiosité…

Claude


Château-Gaillard