mercredi 27 juillet 2011

DE L'ALBIR À LA SERRA GELADA

RANDONNÉE PÉDESTRE

J'ai effectué de nombreuses balades à vélo (route ou VTT) en direction de la Serra Gelada. Et en 2011, j' y ai fait un tour en randonnée pédestre, en compagnie de Marie-Ange.

Présentation…

La Serra Gelada (en valencien) ou Sierra Helada (en castillan) s'étend de l'Albir à l'est (commune de L'Alfàs del Pi) à Benidorm à l'ouest.

Serra Gelada : vue générale, côté Benidorm (photo 2013)
Ce nom signifie la montagne gelée. Drôle de nom pour une grosse colline à la végétation typiquement méditerranéenne…

Serra Gelada, vue depuis la plage de l'Albir, commune de l'Alfàs del Pi (photo 2013)
L'origine du nom? Des documents touristiques locaux l'attribuent à des pêcheurs qui, se rendant au large, de nuit, pour pêcher au lamparo, voyaient le reflet de la lune sur la falaise qui plonge dans la mer d'une hauteur de plus de 400 m! La nuit, ces reflets donnent, paraît-il, à la falaise l'aspect de la glace!

Serra Gelada : petite partie de la falaise vue du phare de l'Albir (photo 2013)
Cette petite montagne, dont le sommet culmine à 438 m, abrite un parc naturel de six hectares, comprenant la montagne elle-même mais aussi plusieurs îles ainsi qu'un espace maritime aux alentours. Sur la route du phare de l'Albir (belle promenade à faire à pied ou en vélo), une dizaine de panneaux explicatifs nous instruisent à ce sujet…

Panneau d'informations du Parc Naturel de la Serra Gelada (photo 2012)
En lisant ce panneau, intitulé : En se promenant à travers la Serra Gelada, on apprend par exemple ceci :
  • Certaines roches abritent des fossiles d'animaux aujourd'hui disparus.
  • Les falaises et les îles du parc naturel servaient régulièrement de refuge à des pirates barbaresques.
  • Dans ses eaux vivent plus de 50 espèces de poissons.
  • Il y pousse des plantes qui sont uniques dans toute la Méditerranée.
  • Sur les falaises, on trouve des dunes fossilisées suspendues.
Randonnées pédestres dans la Serra Gelada

Plusieurs possibilités s'offrent au promeneur.

La plus facile consiste à aller de L'Albir jusqu'au phare par une route goudronnée, fermée à la circulation. C'est sur cette route que se trouvent les panneaux explicatifs.
En été, elle est très fréquentée le soir par les adeptes de la course à pied car elle bénéficie de l'ombre projetée par la Serra Gelada. On peut aller jusqu'au phare en vélo de route.

L'Albir : Mine d'ocre sur la route du phare (photo 2012)
La randonnée la plus difficile consiste à traverser toute la Serra Gelada, de L'Albir jusqu'à Benidorm : environ 8 km pour l'aller (davantage selon les variantes). Le parcours est balisé. Retour possible en autobus jusqu'à L'Albir.

Vue sur Benidorm depuis la Serra Gelada, site de la Croix (photo 2012)
NB: En venant de Benidorm, on peut aller jusqu'à la Croix en vélo de route si on n'a pas peur des belles montées!

Notre randonnée pédestre du 27 juillet 2011

Nous nous sommes contentés du début du parcours de la traversée, qui en est la partie la plus escarpée puisqu'au départ du parking de la Serra Gelada, à l'Albir, on est à 45 m d'altitude et qu'on monte à 438 m, soit près de 400 m de D+.
Nous avons démarré en fin d'après-midi, pour éviter les grosses chaleurs estivales de la mi-journée.

Au fond, on aperçoit Altea et la Serra de Bernia (photo 2011)
Pendant l'ascension, on a des points de vue superbes sur Altea et sur la Serra de Bernia, qui avait malheureusement la tête dans les nuages ce jour-là.

Altea, la baie, le port et au fond, la Serra de Bernia (photo 2011)
En arrivant au sommet, où a été implantée une antenne relais, on découvre que le versant maritime de la Serra Gelada est presque à la verticale. La vue sur le phare de l'Albir est impressionnante.
Le phare de l'Albir, vu depuis le sommet (photo 2011)
La descente a été naturellement plus rapide que la montée, mais il faut quand même prévoir le temps nécessaire! Pour nous, c'était juste. Nous avons rejoint le parking au moment où le soleil se couchait sur le Puig Campana et sur le Monte Ponoig.

Claude
Photos Claude et Marie-Ange

Retour au parking… Coucher de soleil sur le Puig Campana et le Monte Ponoig (photo 2011)

jeudi 14 juillet 2011

TOUR DE L'AITANA

PROVINCE D'ALICANTE, ESPAGNE — 80 km — 1650 m de D+

Ce petit compte-rendu est pour notre ami Jean-Pierre, dit JPB, qui m'a écrit, lorsque je lui ai annoncé mon projet : « Bon, eh bien tu m'attends ! J'arrive ! Un saut de géant et je suis à pied d'œuvre! »

Bien qu'il ait ajouté: « Non, je déconne! », je me fais un plaisir de transformer ce saut de géant en réalité — ou presque!

L'Aitana, c'est le sommet le plus élevé de la région : 1557 m. Il donne son nom à tout le massif qui comprend, entre autres sommets, le Puig Campana (1410 m) et le Monte Ponoig (1187 m.) Pour faire le Tour de l'Aitana, il faut également faire le tour des autres sommets. Cela fait un peu plus de 80 km pour 1650 m de dénivelé positif. Impossible de faire plus court par la route : il n'y en a pas... Il existe bien des possibilités en VTT, mais pas forcément plus faciles car les cols entre les sommets cités sont aussi élevés et les chemins de terre ravinés et remplis de caillasse, c'est pas du velours!

C'est la deuxième fois que je fais le Tour de l'Aitana en vélo, par la route goudronnée. La première fois, c'était en août 2005, avec mon VTT (voir l'article). Cette année, je voulais le faire en vélo de route et en inversant le sens. Voici le profil du parcours…

Le profil
Le parcours
Inverser le sens, ça voulait dire commencer par l'ascension la plus difficile, à froid. La montée démarre de chez moi (altitude environ 100 m)…

Début de la montée, par la "4 voies" vers La Nucia,
avec vue sur le Puig Campana au soleil levant
Entre le 4e et le 8e kilomètre, c'est un faux-plat qui permet de récupérer un peu. Il y a même des portions légèrement descendantes. La route est dominée par la masse imposante du Monte Ponoig.

Portion en faux-plat sous le Monte Ponoig
Malgré la luminosité encore faible à cette heure matinale, on distingue Polop de la Marina (village natal de ma grand-mère maternelle) et la mer au fond…

Vue sur Polop
Puis on attaque le "dur" pendant 7 km, avec plusieurs passages entre 10 et 15% de pente.

Route de Benimantell
On arrivant sur les hauteurs, on aperçoit le village de Guadalest, avec au fond, la Serra d'Aixorta.

Guadalest et Serra d'Aixorta
Après une grimpette d'une quinzaine de kilomètres, me voilà arrivé à l'Altet de Canonge (682 m), qui n'est pas un col car situé sur une corniche. L'ascension la plus dure est terminée.

Altet del Canonge (commune de Benimantell), 682 m
Après une courte descente jusqu'au village de Benimantell, la route est plate pendant quelques centaines de mètres (c'est à noter car il n'y a pas beaucoup d'autres secteurs plats sur le parcours) puis la route recommence à monter. Pente tranquille au début, puis un peu plus forte avant la traversée du village de Confrides, lorsqu'on attaque le col proprement dit, long de 8 km environ. Je vais monter à 966 m d'altitude, par une route très agréable, avec des pourcentages très raisonnables (jamais plus de 7% et le plus souvent inférieurs à 5%).

Vue depuis le Port d'Ares (966 m), nommé Port de Confrides sur les cartes Michelin
La descente est sans problème. C'est la route d'Alcoy que l'on suit presque jusqu'en bas. On la quitte ensuite, peu avant Benasau, pour se diriger vers Alcoleja et l'on attaque le col suivant: "Puerto de Tudons" en Espagnol, ou "Port de Tudons" en Valencien! De toute façon, dans les deux langues, c'est 1024 m et ça grimpe pendant environ 7 km.

Au loin : village d'Alcoleja pendant la montée vers le Port de Tudons
La montée offre, comme partout sur ce parcours, de superbes paysages. Et après un début plus ardu, la pente s'adoucit. Je croise quelques cyclistes qui viennent de franchir le col et attaquent la descente. L'un d'eux me dit: « Queda poco! » C'est gentil à lui de me dire qu'il "reste peu"... Ça motive! En fait, il restait nettement plus que "poco", mais je ne vais pas chipoter... Après tous ces kilomètres d'ascension, on n'est pas à un ou deux kilomètres près…

Sans commentaire...
Certains diraient que l'heure de la récompense est arrivée: 17 km de descente, avec au passage la traversée de Sella, village implanté au pied de la "Sierra" du même nom (en Valencien: "Serra de Sella"). Sur ce versant, le temps est plus couvert... Les photos seront moins belles, mais je devrais avoir moins chaud sur le final... Ce n'est pas plus mal!

Paysage aperçu pendant la descente…
Au fond: le Puig Campana, et juste devant: la Serra de Sella
Un peu plus loin, pendant la descente
L'entrée de Sella avec au fond, toujours le Puig Campana
Après Sella, la descente se poursuit. Le vent a forci et m'incite à la prudence... Modérons la vitesse! Je ne voudrais pas être déséquilibré par une rafale.

Il n'y a plus par la suite de véritable col, mais une succession de côtes, la première d'environ 2 km pour arriver à Finestrat.

Arrivée sur Finestrat. Au fond, la Sierra de Cortina
Après ce village, une longue montée de 4 km en deux temps, interrompue sur quelques centaines de mètres par un passage en faux-plat légèrement descendant... Après le sommet, je fais un dernier arrêt pour photographier la mer, qui est aujourd'hui un peu perdue dans la brume…

Vue sur la mer (un peu perdue dans la brume) après le sommet de la côte de Finestrat
La belle descente qui suit, malgré ses 4 km, s'avère de courte durée... C'est toujours comme ça avec les parcours montagneux! En kilomètres, on a fait autant de descentes que de montées, mais en temps passé, ça n'a rien à voir! Et il faut déjà attaquer le dernier faux-plat, encore 3 km, suivis de 3 km d'une ultime descente... Et je ne suis pas fâché de rentrer. Il est midi et des poussières... Comme le temps est un peu couvert, il ne fait pas chaud. Cela dit, un petit rafraîchissement sera le bienvenu!!! A la vôtre!

Voilà Jean-Pierre! J'espère que la balade t'a plu! Et comme tu le dis si bien: « A bientôt sur le vélo! »

Claude
Photos personnelles

dimanche 3 juillet 2011

RALLYE CYCLO DE L'AUBE : LAC ET FORÊT D'ORIENT

ORGANISATION DU CODEP 10
SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 JUILLET 2011


Petite présentation

Lors de la randonnée itinérante du Festival de l'Oh 2006 (organisation du CODEP 94), nous étions partis de Saint-Dizier (52). La première étape nous avait conduits jusqu'à Troyes (10), en longeant les Grands Lacs artificiels qui servent de réservoirs à la Seine et à ses deux principaux affluents de la région, l'Aube et la Marne. La fonction de ces lacs est de réguler le débit de la Seine, notamment dans la traversée de Paris... Retenir l'eau pour empêcher les crues excessives ou la relâcher pour éviter les trop basses eaux.

Canal de restitution







Le lac du Der est le réservoir des eaux de la Marne, le lac Amance et le lac du Temple retiennent les eaux de l'Aube et le lac d'Orient celles de la Seine. Lors de notre périple, nous avions découvert la superbe vélo-voie qui longe tous ces lacs et qui permet de faire de belles balades en vélo de route parfaitement à l'abri de toute circulation.

Sur une digue, aménagée en vélo-voie





Près du lac d'Orient, nous avions fait un petit aller-retour d'une vingtaine de kilomètres pour découvrir dans un premier temps la Maison du Parc (Parc Naturel régional de la Forêt d'Orient).

La Maison du Parc
Plus loin, le port de Mesnil-Saint-Père. Très étonnés par le paysage inattendu qui s'offrait à nous, nous avions posé pour une petite photo souvenir... Ce bel endroit aux allures de golfe du Morbihan (l'air iodé en moins!) m'avait laissé une envie forte d'y revenir...

Souvenir de Mesnil-Saint-Père, lors de la randonnée du Festival de l'Oh 2006 :
Saint-Dizier - Créteil (Étape Saint-Dizier - Troyes)
En ce premier week-end de juillet 2011, j'ai pu satisfaire cette envie…

Non, non! Nous n'étions pas en Espagne, mais dans l'Aube!!!






Rallye Cyclo de l'Aube

Voulant profiter de cette occasion pour revoir des choses qui m'avaient plu, mais aussi pour découvrir de nouvelles richesses locales, je me suis intéressé au Rallye Cyclo de l'Aube.
—> voir la présentation sur notre site.

Circuit n° 11: Culture céréalière du côté de Montmartin-le-haut (altitude ≈ 262 m)





Notre week-end

Avec Marie-Ange, nous avions opté pour un hébergement à Mesnil-Saint-Père, ce qui nous a permis de faire les circuits n° 19 (Circuit des trois lacs de la Forêt d'Orient, le samedi) et n° 11 (Les portes de la Forêt d'Orient, le dimanche).

Au circuit n° 19, nous avons apporté une variante personnelle pour deux raisons. La première : éviter environ 6 km de chemin non goudronné le long du lac Amance (je pense qu'en VTC, ça ne poserait aucun problème). La deuxième raison: nous avions envie de nous écarter un peu des lacs afin d'aller voir quelques curiosités différentes proposées par le circuit n° 12. Avec cette variante (que je recommande!), le circuit passe de 73 à 89 km. Mais ça vaut le coup!

Officiellement, le circuit n° 19 démarre de Lusigny-sur-Barse. Mais le règlement de la randonnée permanente autorise le départ depuis n'importe quel point du parcours. La validation du circuit s'effectue par un coup de tampon chez un commerçant ou auprès d'une administration en un point quelconque du parcours. En ce qui nous concerne, nous sommes donc partis de Mesnil-Saint-Père.

Circuit n° 19: la plage de Mesnil-Saint-Père






Parcours du samedi 2 juillet 2011

Nous avons suivi un petite route très agréable jusqu'à la Maison du Parc, puis la route forestière du Temple, à travers la forêt du même nom, où nous avons eu la chance d'apercevoir un rapace venu saluer Marie-Ange et un chevreuil qui nous a regardé passer avant de s'éloigner en quelques bonds... Plus loin, ce sont des cygnes qui ont retenu notre attention.

Cygnes…
Arrivés au port de Dienville, une petite faim associée au charme de l'endroit nous ont convaincus de ne pas différer la petite pause sandwich, qui fut suivie d'une délicieuse crêpe…


Circuit n° 19 (ou n° 12): le port de Dienville








Après le détour par Brienne-le-Château et Mathaux (circuit n° 12), qui nous a permis d'admirer le château de Brienne, les halles de Dienville et de Brienne…

Circuit n° 12 : Halles de Brienne-le-Château









… ou encore l'église à pans de bois de Mathaux.

Circuit n° 12: Église à pans de bois de Mathaux


Puis ce fut le retour vers le lac du Temple et sa vélo-voie...

Circuit n° 19: Vélo-voie le long du lac du Temple












… Et son canal de restitution : l'eau du lac du Temple repart vers l'Aube.

Circuit n° 19: Début du canal de restitution
Quand la vélo-voie quitte les rives du lac du Temple, elle se poursuit en sous-bois, à proximité du lac d'Orient, qu'on n'aperçoit cependant qu'occasionnellement à travers les frondaisons. Après le lac du Temple, interdit à la navigation et à la baignade (réserve naturelle), il est un peu surprenant de découvrir sur cette section du parcours des plages (Géraudot-plage ou Lusigny-plage) où l'on voit des estivants en maillot, dans une ambiance "caravanes et pédalos"... Ça sent bon les vacances!

Plage sur le Lac d'Orient 
A l'entrée de Lusigny-sur-Barse, nous traversons le canal de restitution qui ramène les eaux du Lac d'Orient vers la Seine.

Début du canal de restitution à Lusigny-sur-Barse
Afin d'éviter la Nationale 19, rebaptisée ici D 619, le retour de Lusigny-sur-Barse à Mesnil-Saint-Père s'effectue après un détour et une petite incursion dans la campagne avec la traversée de quelques villages typiques.

Retour au port de Mesnil-Saint-Père, dans l'Aube (Lac d'Orient)


Parcours du dimanche 3 juillet 2011

Le dimanche, nous choisissons résolument de nous écarter des lacs pour un circuit différent dans les coteaux céréaliers (circuit n° 11). Un parcours beaucoup plus vallonné et beaucoup plus campagnard. Moins spectaculaire malgré quelques curiosités fort sympathiques comme cette curieuse construction, près de Briel-sur-Barse…


Briel-sur-Barse
On peut citer également l'église à pans de bois de Chauffour-lès-Bailly…


Chauffour-lès-Bailly
… ou le château de Vandeuvre-sur-Barse…


Vandeuvre-sur-Barse
Ce parcours a néanmoins le charme des petites routes tranquilles avec des alternances dans les coloris: champs de blé, de maïs, de tournesols…

Tournesols…


Le charme également de la traversée d'une partie de la forêt d'Orient... Et sur le plan sportif, une succession plutôt "casse-pattes" de belles montées et de descentes roulantes, avec quelques kilomètres sur les "hauteurs", dont l'horizon hérissé d'éoliennes prouve que le pédalage peut être rendu difficile lorsque le vent se lève...

Texte : Claude
Photos : Claude et Marie-Ange


PS : Toutes les photos de ce week-end sur Flickr


Digue du port de Mesnil-Saint-Père