mercredi 24 avril 2013

L'ÉTOILE DE PARIS : « BRIE CHAMPENOISE »

122 km - 720 m de D+

LIENS :

—> Présentation de cette randonnée permanente sur notre site.
—> Liens vers mes autres reportages sur l'Étoile de Paris.
—> Voir la page consacrée à l'Étoile de Paris sur le site du Levallois SC.

LE PARCOURS
J'ai choisi l'une des premières très belles journées de ce printemps 2013, jusque là froid et humide, pour m'élancer sur mon premier circuit de l'Étoile de Paris. Ayant rarement dépassé les 100 bornes depuis le début de la saison 2013, pour cause de météo très dissuasive, j'ai opté pour un des parcours les plus courts (122 km) et les moins vallonnés (720 m de D+). Avantage supplémentaire, le départ de Pontcarré était le plus proche de la maison.

Je suis parti tard, vers 11h, pour cause de rendez-vous matinal chez mon dentiste. Le soleil estival, dont je ne me suis pas assez méfié, en a profité pour m'infliger mes premiers coups de soleil de l'année.

Après le pointage à Pontcarré, j'ai démarré par la route familière de Villeneuve-Saint-Denis, puis Villeneuve-le-Comte. Le beau temps, les bonnes sensations et le vent favorable m'ont permis de démarrer à vive allure, avec très peu de temps de "chauffe", ce qui est rare chez moi... Je me suis dit alors que l'occasion était belle de tester ma capacité à tenir le rythme aussi longtemps que possible... et à savoir rentrer à bon port en gérant la fatigue une fois venu le coup de bambou. C'est ainsi que je suis arrivé à Villeneuve-le-Comte avec une moyenne supérieure à 29 km/h.

Église Notre-Dame-de-la-Nativité à Villeneuve-le-Comte
Après Tigeaux, direction Crécy-la-Chapelle par le pont de Serbonne, en suivant les rives du Grand Morin.

Le Grand Morin à Serbonne

Le Grand Morin à Serbonne

Collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption à Crécy-la-Chapelle
Après la remontée sur le plateau, sans mollir, j'ai repris un rythme soutenu, toujours aidé par un bon vent favorable. En arrivant à Jouarre, lieu de pointage, j'avais fait 41 km à 29,5 km/h de moyenne! Merci le vent! Il vaut mieux lui dire merci maintenant parce qu'ensuite, jusqu'à Mormant, il me faudra faire une cinquantaine de kilomètres avec vent défavorable, ce qui change tout!

Pointage à l'Office de Tourisme de Jouarre, situé dans un bâtiment classé
La D37, entre Doue et Chailly-en-Brie m'a semblé assez pénible, en partie à cause des grands bouts de droit face au vent, mais aussi à cause de la circulation.

Grand sourire à Pécy en apercevant un bâtiment polyvalent, mi-château d'eau, mi-douches municipales. Je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer un usager soumis à une douche très énergique, façon bouche à incendie (j'ai dû voir trop de dessins animés de Tex Avery).

Pécy: château d'eau et douches municipales
A Gastins, je me suis offert un petit détour pour aller voir le moulin à vent. Je pensais ne pas le connaître, mais en arrivant sur place, j'ai reconnu l'endroit. Il y a deux ou trois ans, j'ai participé à une randonnée dont les organisateurs avaient installé là un ravitaillement.

Moulin de Gastins (XVe - XIXe siècle)
Après le pointage de Mormant, j'ai suivi un bon moment le fléchage de notre Randonnée Brévannaise, par Aubepierre, Beauvoir et Chaumes-en-Brie, jusqu'à Châtres.

Les abords de Chaumes-en-Brie aux couleurs de l'AS Brévannaise
Sur la fin du parcours, j'ai choisi une variante après Tournan afin d'éviter les axes les plus fréquentés. Je suis ainsi passé par Favières. Ma variante m'a fait faire quelques kilomètres de plus que j'ai parcourus en mode "décrassage" car je commençais à en avoir plein les pattes.

J'ai fini très satisfait car j'ai réussi à gérer le vent, puis la fatigue, et j'ai plutôt bien encaissé un kilométrage qui, sans être une longue distance, commençait à être conséquent (128 km à mon compteur). Et ma moyenne, bien qu'ayant chuté régulièrement après Jouarre, est restée très acceptable avec 24,5 km/h à l'arrivée.

Je me sentais prêt pour les aventures de mai (Stage de Roses, cols dans les Pyrénées) et de juin (cyclomontagnarde du Haut Bugey, Ardéchoise, etc.)

Claude

Retour à Pontcarré: mission accomplie, j'ai commencé à tutoyer les étoiles...
ou plus exactement l'Étoile de Paris

dimanche 21 avril 2013

LA BRIARDE, À BRIE-COMTE-ROBERT

Il y a des jours où j'ai la flemme de me lever avant 6h. Je ne peux pas m'y résoudre: c'est psychologique. Il y a des jours aussi où je ne sais pas à l'avance sur quel parcours je vais m'engager. Je suis juste disposé à me laisser porter par les événements. C'est ainsi que, ce dimanche, j'arrive au gymnase Pasteur, à Brie-Comte-Robert, un peu trop tard pour l'horaire officiel du "110" (7h), et beaucoup trop tôt pour celui du "90" (8h), en me disant : «On verra bien». En entrant sur le parking, je croise Roland et Gilbert qui démarrent, puis j'aperçois Pascal L., déjà inscrit sur le "110", qui me dit:
« Dépêche-toi, je t'attends! »

Comme il a dit la même chose à Michel W., à Philippe L. et à Gérard G., nous démarrons à cinq, vers 7h20, pour le 110. D'emblée, je comprends qu'on n'est pas venus là pour regarder l'herbe pousser!... Le plus souvent, ce sont Michel W. et Pascal L. qui impriment le rythme et ça roule bon train. Après un petit tour par Chevry-Cossigny et Grisy-Suisnes, nous passons une première fois à Mardilly, où la petite côte est avalée sans ralentir. Peu après Limoges-Fourches, nous avons en visuel — comme on dit dans le jargon des pilotes de chasse! — le groupe de Roland et Gilbert. Nous effectuons la jonction à hauteur de la SNECMA.
A partir de là et jusqu'au premier passage à Blandy-les-Tours, Jean-Claude L. et Michel D. se joignent à nous. Au ravito, ils décideront d'attendre leurs anciens compagnons de route…

Des Brévannais lors du premier passage au ravitaillement de Blandy-les-Tours
Ravitaillement de Blandy-les-Tours
Après Blandy, nous passons par Bombon. Au Châtelet-en-Brie, petit doute quant à l'orientation. Nous n'avons pas prêté attention, au départ, à l'information qui nous indiquait que le fléchage au sol, à la peinture verte, était remplacé par des affichettes dans la traversée du Châtelet, ainsi que dans celle de Soignolles. Nous étions sur le point de faire demi-tour quand l'un d'entre nous (désolé, je ne sais plus qui) a identifié lesdites affichettes. Ouf!

Au deuxième ravito, à Féricy, Philippe nous dit: « Ne m'attendez plus, je n'ai plus de jambes. » Il faut dire qu'il n'a pas plus de 700 km au compteur depuis début janvier et je comprends que le rythme l'ait prématurément usé, d'autant qu'il ne s'est pas ménagé dans les premières bosses. Personnellement, je n'aime pas trop laisser quelqu'un tout seul, surtout si loin de l'arrivée... Je lui dis: « Dommage! Ça nous donnait un excellent alibi pour lever un peu le pied de temps en temps!!! » Gérard rigole et dit qu'il est d'accord avec moi. C'est Pascal qui, avec autorité, force la décision : « Allez, tu viens avec nous... Et n'oublie pas ton vélo!!! »

Nous repartons vers Héricy, par des routes que je connais un peu pour les avoir pratiquées sur le Trèfle Bellifontain. Nous passons notamment devant le Château de Barbeau.

Peu après le ravitaillement de Féricy: le Château de Barbeau (photo perso, prise en août 2012 lors d'un circuit du Trèfle Bellifontain)
A partir de là, le parcours remonte quasiment tout le temps vers le nord, c'est-à-dire face au vent. Il n'est pas d'une grande violence, mais suffisant pour que nous décidions d'organiser les relais, essentiellement à trois, Michel, Pascal et moi, Gérard prenant sa part de vent à deux ou trois reprises et Philippe restant à l'abri.
Après la côte de Fontaine-le-Port, nous prenons la route de Sivry-Courtry. Je signale à mes partenaires la stèle qui rend hommage à un pilote américain, le Capitaine John C. Ramsay, abattu par les Allemands le 12 juin 1944.

Stèle en hommage au Capitaine Ramsay, aviateur américain (photo perso, prise en août 2012 lors d'un circuit du Trèfle Bellifontain)
Peu avant d'arriver à Courtry, je leur indique aussi cette curiosité, une croix érigée en mémoire d'un certain Adolphe Lamotte, décédé en ce lieu, victime d'un assassin, le 15 septembre 1895, à l'âge de24 ans.

En mémoire d'Adolphe Lamotte, victime d'un assassinat à la fin du 19e siècle
(photo perso, prise en août 2012 lors d'un circuit du Trèfle Bellifontain)
Le deuxième arrêt à Blandy sera de courte durée. Cette fois nous repartons par la belle côte en direction de Fouju. Nouvelle séance de relais jusqu'à Soignolles, en passant par Crisenoy et Champdeuil. Petit détour pour les "gourmands" du 90 et du 110, invités à monter à Cordon pour ensuite refaire la descente et repasser par Mardilly, avec une deuxième fois la montée. S'il y a des organisateurs qui s'efforcent de limiter les difficultés sur leurs circuits, ce n'est pas le cas du club de Brie qui s'est ingénié à nous concocter un parcours garni de bosses, certes pas méchantes mais qui, gravies à bonne allure et se succédant régulièrement, finissent par être usantes.
C'est ainsi qu'après la deuxième montée de Mardilly, nous nous retrouvons devant, avec Pascal. Michel, Philippe et Gérard sont hors de vue. D'un commun accord, et sachant qu'il ne reste plus que 10 bornes, nous décidons cette fois de continuer à rouler sans attendre le regroupement.
A la sortie de Grégy-sur-Yerres, nous saluons puis dépassons Jean-Pierre G. et Arlette.

A l'arrivée, je consulte vite fait mon compteur qui m'annonce un peu moins de 27 km/h de moyenne. Michel W., arrivé peu après, ne s'attarde pas car il rentre sur Limeil en vélo. En revanche, je suis étonné de ne pas voir arriver Philippe... J'apprendrai quand il arrivera, avec pas mal de retard, qu'il s'est trompé avant Grégy et a fait le détour par Combs-la-Ville! Lui qui prétendait ne plus avoir de jambes, voilà qu'il a fait du rab!

Résultats
Sur le panneau des résultats, pas de mention de l'AS Brévannaise. Je ne sais donc pas combien nous étions. En revanche, une surprise pour Arlette: une coupe récompensant ses mérites!

Les plus expérimentés: Hubert G., du Plessis-Trévise (PTC) et Arlette D.
Au final et malgré le froid vif en début de matinée, ce fut une belle matinée de vélo sous le soleil!

Claude
Photos personnelles

PS: Voir l'article de JPB, avec les résultats.

dimanche 7 avril 2013

RALLYE CYCLO DE L'AUBE : VILLENAUXE-LA-GRANDE

CIRCUIT n° 3 : VIGNOBLE DE CHAMPAGNE ET VALLÉE DE LA NOXE
66 km — 532 m de D+

Le soleil est là! La météo ne s'était pas trompée *. Youpi!

Il ne nous faut qu'une vingtaine de minutes pour nous rendre à Villenauxe-la-Grande, départ de ce rallye Cyclo de l'Aube. Nous stationnons en centre ville, près de l'église. Marie-Ange se rend dans une boulangerie... « Pas de sandwiches le week-end! », a dit la boulangère. (air déjà entendu la veille!...). Marie-Ange opte pour des "gourmands", une spécialité locale (du pain aux lardons et au fromage)! Ça fera l'affaire.

L'église de Villenauxe-la-Grande: prêts pour le départ...
Le début du parcours nous fait remonter le cours de La Noxe, petite rivière pleine de charme, jusqu'à sa source située à Nesle-la-Reposte, dans le département de la Marne.

La Noxe, à Villenauxe-la-Grande
Le long de la route, nous découvrons une fontaine étonnante, surmontée d'une statue de Saint Blanchard, premier martyr anglais connu des Britanniques sous le nom de Saint Alban. La plaque explicative nous révèle qu'il fut torturé et décapité en 303. Est-ce que c'est à cause de la décapitation que cette eau a la réputation d'être bonne pour le teint? Mystère!

La fontaine Saint Blanchard (ou Saint Alban)
En arrivant à Nesle-la-Reposte, nous découvrons les vestiges d'une ancienne abbaye, créée par Clovis, qui méritent bien une petite photo.

Ruines de l'ancienne abbaye de Nesle-la-Reposte
Après une petite incursion dans le département de la Marne, puis dans celui de la Seine-et-Marne, nous réintégrons le département de l'Aube. Pendant des kilomètres, nous aurons en point de mire les tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine.

Au loin : centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
Nous les approcherons de très près puisque le parcours longe la centrale sur plusieurs kilomètres.

Les tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine
A partir de là et jusqu'à Marcilly-sur-Seine, nous ferons une quinzaine de kilomètres avec vent défavorable, ce qui nous incitera à faire une première pause "restauration", spéciale "gourmands".

Pause à l'abri du vent
Puis une seconde à l'entrée de Périgny-la-Rose, commune dont le nom nous rappelle quelque chose... Notre jeu des clins d'œil liés aux noms de lieux, commencé la veille, retrouve un second souffle!

Un village jumelé avec Périgny-sur-Yerres ou avec Mandres-les-Roses???
Peu après Périgny-la-Rose, nous repassons dans le département de la Marne. Mais c'est la Seine que nous photographions peu après, à Marcilly-sur-Seine.

La Seine
Après Marcilly-sur-Seine, le changement de direction (vers le nord) nous fait penser que le plus dur est fait car nous ne devrions plus avoir de vent défavorable. Erreur! C'est là que nous arrivons dans la partie la plus vallonnée du circuit avec des routes qui serpentent bientôt entre les vignes. A quelques indices subtils, nous savons que nous entrons dans le vignoble de Champagne : pressoirs décoratifs, fermes cossues, centres de dégustation... Et vignes!…

Imposant et élégant pressoir, sur la place de l'église, à La Celle-sous-Chantemerle
Idem
Après La Celle-sous-Chantemerle (un nom de lieu bien sympathique pour des cyclotouristes), nous ne quitterons plus les vignes, jusqu'à notre retour à Villenauxe-la-Grande.

Les vignes, un peu après Chantemerle
Au cours de cette boucle, nous avons vu au moins quatre ou cinq fois des panneaux de direction indiquant sur notre gauche : "Potangis"... Ce qui m'a fait dire : « Nous n'arrêtons pas de tourner autour du Potangis! » Aucune réaction... Soit ma blague n'était pas très drôle, soit Marie-Ange était fatiguée!...

Nous voilà bientôt arrivés à Montgenost, dernière commune de la Marne traversée, avant de revenir dans l'Aube pour un dernier kilomètre et le retour à Villenauxe-la-Grande.

Au final, un week-end plein de découvertes, de cyclotourisme, mais aussi de sport! Plus de 130 km en deux jours avec 1162 m de D+ en tout. Les deux parcours sont classés en "noir" sur le site "Vélo en France", ce qui signifie qu'ils sont considérés comme difficiles. Mais quel plaisir de rouler sur des routes inconnues... et, au moins pour ce dimanche, SOUS LE SOLEIL!

Claude
Photos personnelles

* Voir l'article racontant notre circuit de la veille, en Seine-et-Marne: De Provins à Donnemarie-Dontilly.

LIENS :

➜ Présentation du Rallye Cyclo de l'Aube sur notre site (avec liens vers tous les articles que nous avons publiés à ce sujet).
➜ Guides du Rallye Cyclo de l'Aube sur le site de la Ligue Champagne-Ardennes de la FFCT.

samedi 6 avril 2013

DE PROVINS À DONNEMARIE-DONTILLY

VÉLO EN FRANCE, CIRCUIT EN SEINE-ET-MARNE n° 14
65 km — 630 m de D+


Une envie de changer d'horizons nous a conduits aux confins de la Seine-et-Marne, de l'Aube et de la Marne. Un hébergement à Provins nous a permis d'enchaîner le samedi ce circuit en Seine-et-Marne et, le lendemain, un des circuits du "Rallye Cyclo de l'Aube" (voir l'article).

En arrivant à Provins, nous avons d'abord cherché un hôtel, puis nous sommes allés en centre ville pour nous procurer de quoi nous restaurer sur le parcours. « Pas de sandwiches le week-end! » a dit la boulangère. Nous emporterons donc des quiches, Marie-Ange prenant en outre la précaution de consommer une part de flan avant de démarrer.

Église St Ayoul à Provins (ville basse)
Le temps est froid, le ciel est gris et le vent vient du nord. Comme nous faisons route vers l'ouest jusqu'à Rampillon, nous aurons essentiellement le vent de côté. Les bosses se succèdent à un rythme régulier, mais les pentes sont raisonnables. Nous enquillons les dénivelés sans trop souffrir. L'avantage, c'est même que ça nous réchauffe un peu.

À Rampillon, nous faisons un arrêt pour admirer et photographier l'église, construite par les templiers.

Église St Éliphe de Rampillon
Cette église flanquée d'une tour fortifiée possède un portail remarquable.

Portail de l'église St Éliphe de Rampillon
J'en profite de cette halte pour manger ma quiche mais, ayant enlevé mes gants pour manger, j'ai très vite les mains gelées! Je me dépêche donc et on repart.

De Rampillon jusqu'à Donnemarie-Dontilly, nous suivons l'itinéraire d'un des circuit du Trèfle Bellifontain. Le parcours nous conduit ensuite dans le Montois, les noms des villages sont là pour nous le marteler: Mons-en-Montois, Cessoy-en-Montois, Sognolles-en-Montois... En Montois et souvent aussi en montée...

Peu après, nous arrivons à Savins (non! pas "en-Montois"!), village dont le nom nous inspire une petite photo en forme de clin d'œil adressé à notre ami James… Pour ceux qui ne connaissent pas James, son nom de famille est… Savin, naturellement!

Clin d'œil à notre ami James… Savin
Et puis c'est Longueville, où nous traversons La Voulzie... Une petite rivière qui ne peut pas manquer de nous faire penser à l'interprète de « Le Soleil Donne », une chanson qui, en ce premier samedi d'avril, n'est pas pas vraiment de circonstance, mais la météo a annoncé que le soleil donnerait... demain! Espérons qu'elle ne s'est pas trompée.

La Voulzie, à Longueville
Quand nous passons à Soizy-Bouy, le jeu des évocations se poursuit, avec une pensée pour nos amis "Bouat" et "Buys", dont "Bouy" représente un alliage subtil, mais le froid de plus en plus vif, et le vent désormais de face, nous dissuadent de nous arrêter encore une fois pour prendre une photo du panneau...

Après un passage à Sourdun, nous prenons la direction de Léchelle, mais nous n'y grimperons pas, le parcours bifurquant bien avant pour nous ramener sur Provins. Après un nouveau petit tour en centre ville afin de compléter notre ravitaillement, nous regagnons l'hôtel pour nous changer. Vêtements chauds et anoraks, comme en plein hiver! Il faut bien ça avant de braver de nouveau la bise pour aller admirer, à pied cette fois, les vestiges médiévaux de la ville haute, interdite à tout véhicule.

La collégiale Saint-Quiriace, la Tour César, la Grange aux Dîmes, la Porte Saint Jean et les remparts, etc. Ça valait le coup de ressortir malgré le froid. Même si on les aurait préférés sous le soleil!
Le soleil qui sera là demain, la météo l'a dit!!!

Claude

PS: Pour ceux qui possèdent un GPS, la trace GPS est disponible sur veloenfrance.fr

Quelques photos de Provins, ville classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Provins : Tour Notre-Dame-du-Val (ville basse)
Provins : Portail de l'église St Ayoul (ville basse)
Provins : La Collégiale Saint-Quiriace
Provins : La Tour César
Provins : La Grange aux Dîmes, local commercial et lieu d'hébergement pour les marchands qui fréquentaient les foires de Champagne au XIIe siècle.
Provins : Une rue de la ville haute avec, au fond, le donjon (Tour César)

lundi 1 avril 2013

TRÈFLES DE L'ÎLE-DE-FRANCE : LE TRÈFLE ADAMOIS

3 CIRCUITS AUTOUR DE L'ISLE-ADAM (95) — 255 km.
ENTRE LE 23 MARS ET LE 1er AVRIL 2013


—> Sur notre site, présentation et liens au sujet des Trèfles de l'Île-de-France.

Nous espérions boucler le Trèfle Adamois pendant les vacances scolaires de Marie-Ange, au cours de la première quinzaine de mars. On ne fait pas toujours ce qu'on veut! La grippe de Marie-Ange, puis la fatigue qui s'en est suivie, et enfin la neige ont eu raison de notre détermination. Courageusement, nous avions tout de même fait le déplacement jusqu'à L'Isle-Adam le jeudi 14 mars. Mais après les chutes de neige de l'avant-veille (mardi 12), qui avaient provoqué de nombreux blocages sur les routes du Nord de l'Île-de-France (entre autres!), la situation ne s'était complètement rétablie que sur les grands axes. Les petites routes du Val d'Oise, au nord de Cergy-Pontoise, restaient dangereuses, avec par endroits la moitié de la chaussée encore enneigée. Après une brève tentative d'environ 2 km, nous avons préféré renoncer. Marie-Ange ayant déjà chuté à cause du verglas lors du rallye de Versailles-Satory, il nous a semblé réellement imprudent de poursuivre.

Le château Conti à L'Isle-Adam
Ce n'était que partie remise. Le samedi 23 mars, notre seconde tentative fut la bonne. Et une fois ce premier circuit terminé, nous avons profité du week-end de Pâques pour boucler notre dernier Trèfle de l'Île-de-France, le Trèfle Adamois, un trèfle à "trois feuilles" pour un total de 255 km. C'est le plus court des quatre trèfles en kilométrage, mais aussi le plus vallonné, avec un dénivelé positif cumulé d'environ 1890 m.

Pour être complet sur les circonstances de cette randonnée permanente, il est bon de préciser que nous avons réalisé ces parcours par temps franchement froid — autour de 0°, voire des températures négatives au moment du départ, et pas beaucoup plus par la suite! —, avec du vent d'est ou de nord-est, souvent assez soutenu, et avec une côte cassée pour Marie-Ange! Elle a eu beau me dire que ça la gênait peu ou pas du tout pour pédaler, ce genre de blessure génère toujours une certaine tension nerveuse et une fatigue supplémentaire qui ont rendu son trèfle encore plus difficile pour elle. Le Trèfle Adamois, c'est du cyclotourisme SPORTIF, même en parfaite santé!!! Alors avec une blessure et une condition physique altérée, il faut le faire! Je lui adresse un grand coup de chapeau!

L'Oise à L'Isle-Adam
CIRCUIT n° 1 : 78 km - D+ 750 m
  • Contrôles à : L'Isle-Adam, Nucourt et Hénonville 
  • Date : Samedi 23 mars 2013
  • Départ réel : L'Isle-Adam
  • Toutes les photos
Marie-Ange au départ de L'Isle-Adam : l'Oise 
Ce circuit commence par deux côtes aux pentes sévères, la première dès que l'on quitte Parmain (commune seulement séparée de L'Isle-Adam par l'Oise), la seconde au niveau de La Naze.

Le moulin de La Naze
Les autres côtes du parcours (Lavilletertre, Berville, etc.) ne présentent pas des pourcentages aussi élevés. Mais au final, sur l'ensemble des Trèfles, c'est à mon avis le circuit qui a le plus fort dénivelé positif rapporté au nombre de kilomètres. Un très beau parcours d'entraînement pour qui veut enchaîner les bosses.

Un détail symbolique: une fois ce circuit bouclé, ça nous fait 1000 km tout ronds, parcourus sur les Trèfles de l'Île-de-France! De quoi avoir le sourire!

Claude devant le château d'Hénonville
CIRCUIT n° 2 : 76 km - D+ 540 m
  • Contrôles à : L'Isle-Adam, Bornel et Chantilly (Oise)
  • Date : Samedi 30 mars 2013
  • Départ réel : L'Isle-Adam
  • Toutes les photos
Particularité de ce circuit: la présence de Damien qui, souhaitant rouler trois jours de suite afin de commencer à préparer l'Ardéchoise en 4 jours (en juin prochain), nous a demandé s'il pouvait nous accompagner afin de ne pas rouler seul ce samedi, ce que nous avons accepté avec plaisir.

Ce parcours propose un dénivelé positif total inférieur aux deux autres circuits du Trèfle Adamois, mais passe en revanche par la côte réputée la plus dure du Val d'Oise, la Côte des Princes, à Viarmes (description ou autre description): 2,5 km au total, dont 600 m à 12%, avec des passages à 13% (et même 17% si l'on en croit certains documents) ! Une côte qui m'inspirera quelques plaisanteries douteuses à propos de "côtes cassées" et de "côtes pas cassées", de "Côte des Princes" et de "Côtes des Princesses"... Heureusement pour moi, malgré le froid et la fatigue, la princesse à la côte cassée n'avait pas perdu son sens de l'humour…

Marie-Ange et Damien en haut de la Côte des Princes
Côté tourisme — et je ne cite que les lieux les plus marquants — nous avons pu apprécier une nouvelle fois le magnifique château de Chantilly, déjà vu lors du rallye "de selle en selle" (ou Maisons-Laffitte - Chantilly - Maisons-Laffitte), les vastes étangs de Commelles avec le pittoresque château de la Reine Blanche, la Forêt de Carnelle, dont fait partie la Côte des Princes... Tout cela mérite largement le déplacement, et même le plaisir d'y revenir!

Le château de Chantilly
A l'arrivée, malgré le froid et la grisaille persistants, malgré un pique-nique un peu bâclé pour éviter de geler sur place, Damien avait l'air d'avoir apprécié la balade. Quant à Marie-Ange et moi-même, nous étions certes satisfaits mais nous avions déjà la tête au circuit suivant: le dernier, prévu pour le surlendemain!

De retour à L'Isle-Adam
CIRCUIT n° 3 : 101 km - D+ 670 m
  • Contrôles à : L'Isle-Adam, Moisselles et Ermenonville (Oise)
  • Date : Lundi 1er avril 2013
  • Départ réel : L'Isle-Adam
  • Toutes les photos
En ce lundi de Pâques, le froid (-3° en quittant Créteil) et le vent (Tamétéo.com annonçait dans le Val d'Oise des vents entre 30 et 40 km/h) ne donnaient pas envie de s'élancer pour plus de 100 km de randonnée "non fléchée", c'est-à-dire avec de nombreux arrêts "orientation". Heureusement, le soleil très présent et lumineux a fait fondre nos dernières hésitations.

Nous devions d'abord parcourir un peu plus de 50 km, de L'Isle-Adam à Ermenonville, en roulant vers l'est, parfois le nord-est, avec vent défavorable. C'est long 50 km face au vent! Heureusement, dans les nombreuses côtes du parcours, le vent se faisait moins sentir. Et nous avions la consolation de penser que nous l'aurions dans le dos au retour! Ce qui fut le cas!

Dès la sortie de Mériel, nous avons attaqué une longue côte qui s'est poursuivie jusqu'à Villiers-Adam. Là, nous avons connu une petite difficulté d'orientation. C'est un passant qui nous a aimablement indiqué la direction de Béthemont, ce qu'aucun panneau n'avait daigné faire!

Coin de campagne, en bordure de forêt, entre Chauvry et Bouffémont
Aucune nouvelle difficulté jusqu'au "pointage-boulangerie-ravito" de Moisselles…

A Attainville, heureusement que j'avais des explications supplémentaires données par Bernard Mareuil (l'organisateur) : il faut traverser le village, se diriger vers la Francilienne (qui n'est pas indiquée) et, une centaine de mettre avant d'y arriver, prendre sur la droite une piste cyclable qui ressemble davantage à un chemin agricole bétonné qu'à une "voie vélo". Ne pas prendre la première piste bétonnée à gauche (un panneau indique qu'elle va vers Belloy), mais la seconde qui va vers Villiers-le-Sec (mais là, il n'y a pas de panneau!). On prend ensuite la direction de Mareil-en-France, bien que ce ne soit pas indiqué sur la feuille de route (parce qu'on ne traverse pas réellement ce village). Et on finit par retrouver la direction de Chatenay-en-France! Ouf!

Piste cyclable à travers champs, après Attainville
Autre difficulté d'orientation à Vémars, où j'ai vu des panneaux, mais pas ceux que je cherchais! En arrivant dans le centre, on coupe une route. Des panneaux nous indiquent que, si on tourne à gauche, on va à Survilliers — ce n'est pas ça! — , si on tourne à droite, on va à Mauregard — ce n'est pas ça non plus! —. Et tout droit? Mystère! En fait, c'est la direction de Moussy-le-neuf... qu'il ne faut pas prendre non plus!!! En fait, une cinquantaine de mètres après ce carrefour, il faut prendre à gauche, une petite route, qui s'avère très vite complètement défoncée! Elle mène à Plailly, ce que nous avons su grâce à des riverains qui avaient eu la bonne idée de prendre le frais sur le trottoir!!!

« Encore heureux qu'il ait fait beau... », comme chantaient les Frères Jacques…

Château d'Ermenonville
Nous arrivons finalement à Ermenonville, où ma première pensée est: « Ça y est! Nous en avons fini avec le vent! ». La seconde pensée est : « Agréable surprise! ». En effet, il y a, dans cette ville, davantage de choses à voir que je ne le pensais. Célèbre grâce à sa Mer de Sable et à son Parc d'Attraction, cette commune de l'Oise possède un château élégant, au bord de la Launette. Celui-ci fait face au Parc Jean-Jacques Rousseau, propice aux rêveries des promeneurs, solitaires ou non! Et à 4 km seulement, tout près de l'entrée de la Mer de Sable, se trouve l'Abbaye Royale de Chaalis, avec ses ruines, son château-musée, son parc et sa roseraie (entrée payante)... Sans oublier que tout cela se situe à proximité d'une belle forêt

Abbaye royale de Chaalis, près d'Ermenonville
Je m'étais déjà arrêté à Ermenonville à deux reprises, pour des ravitaillements lors de mes deux Paris-Cambrai (2011 et 2012). Chaque fois, le parcours passait devant l'entrée de l'Abbaye Royale de Chaalis. Tout cela sans me douter que ça valait le coup de s'y attarder. Avec Marie-Ange, nous nous sommes promis d'y revenir sans les vélos afin de prendre le temps de visiter.

Petit inventaire des principales péripéties au retour:
  • Après l'Abbaye de Chaalis, la feuille de route proposait de prendre une route forestière. En l'absence d'autre indication, nous ne l'avons pas trouvée…
  • Après Saint-Witz et le passage au dessus de l'autoroute A1, nous aurions vraisemblablement dû prendre la départementale 10, sur notre gauche, mais nous ne l'avons pas vue. Suivant les panneaux qui indiquaient Marly-la-Ville, nous nous sommes retrouvés pendant un gros kilomètre sur la Nationale 17, ce que Marie-Ange n'a pas aimé du tout!
  • A Marly-la-Ville, nous nous sommes remis de ces "vives émotions" en dégustant quelques produits de la boulangerie locale... Une fois Marie-Ange requinquée, nous avons repris la route pour les 30 derniers kilomètres.
  • Pas de difficultés d'orientation jusqu'à Villiers-le-Sec car le retour se fait sur la même route que l'aller.
  • A Villiers-le-Sec, nous hésitons: reprendre le même chemin qu'à l'aller par la piste cyclable champêtre? Ou suivre la feuille de route qui nous amène à un carrefour appelé "La Croix Verte"? Après consultation de la carte, en effet, cette "Croix Verte" ne m'inspire pas. Plusieurs "quatre voies" y passent, dont la Francilienne. Ça ressemble à un gros échangeur... Mais est-ce que ça passe en vélo? On y est passé... Marie-Ange n'a pas aimé, mais alors là, pas du tout!!! Obligés d'emprunter le début d'une voie rapide, avec des voitures qui débouchaient de partout! On a sûrement loupé quelque chose, mais quoi? Où? Comment? Un point positif: nous n'avons pas eu besoin de la Croix Rouge à la Croix Verte! Ouf! Mais la prochaine fois que j'y passerai, il faudra que je trouve autre chose! Parce que, pour être honnête, je n'ai pas aimé non plus!- A partir de Montsoult, le final est parfaitement balisé, des panneaux indiquant "L'Isle-Adam" à chaque carrefour où il aurait pu y avoir un doute.
Suite à nos diverses erreurs et hésitations, nous terminons avec 108 km au compteur, soit 7 de plus que prévu. La satisfaction et l'excitation d'avoir terminé ce Trèfle ainsi que toute la série des Trèfles retarde un peu les effets de la fatigue... Mais ce soir, ce sera "dodo de bonne heure"!

Avec ce Trèfle Adamois, nous avons donc terminé toute la série des Trèfles de l'Île-de-France, soit 1177 km en 4 Trèfles et 14 parcours, réalisés au cours de 15 sorties car nous avons coupé en deux l'un des circuits du Trèfle Versaillais. Ce fut une expérience très enrichissante, qui nous a permis de découvrir de nombreux secteurs de la région parisienne que nous ne connaissions pas. Bien que nous n'ayons pas eu beaucoup de chance avec la météo, nous avons pu apprécier à quel point ce concept est motivant pour aller rouler même quand les conditions nous inciteraient plutôt à rester au chaud. Et à quel point l'Île-de-France regorge de belles choses à voir.

Claude
Photos personnelles, mars-avril 2013