mercredi 20 août 2014

UN P'TIT DÉ… TOUR À VÉLO EN HAUTE-SAÔNE

« T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul… », aurait pu entonner Claude. En vérité, non seulement nous avons vu Vesoul mais plus encore!

Menoux, sur la route du Paradis... Ou plus exactement du Col du Paradis!
En Franche-Comté, la liste des circuits balisés est interminable. "Les Boucles de Haute-Saône", à elles seules, offrent de multiples possibilités de parcours pour des niveaux sportifs différents, répondant ainsi aux envies de chacun. Voir les 21 circuits sur le site du Conseil Général de Haute-Saône : Itinéraires cyclables.

Un des circuits les plus sportifs est la "Boucle des Belles Filles"…

La Planche des Belles Filles : sports d'été et d'hiver...
Précisions de Claude : « Nous avons fait une bonne partie de ce circuit, par le Col des Croix, le Trou de l'Enfer, le Ballon de Servance, le Col de la Chevestraye et le Col des Chevrères, éludant seulement la montée à la Planche des belles Filles, que nous avions déjà effectuée l'année dernière. Pour nous : 53 km et 1240 m de D+ au lieu des 62 km du circuit complet. »

Col des Croix (678 m)
En Haute-Saône, il y en a réellement pour tous les goûts, depuis le "plateau des mille étangs" jusqu'aux montagnes des Vosges saônoises, avec les Ballons Comtois.

Réserve naturelle des Ballons Comtois
Nous n'avons pas suivi fidèlement ces itinéraires "cousus main" car nous souhaitions compléter notre collection de cols (rien de surprenant pour ceux qui nous connaissent bien).

Col du Mont de Fourche (620 m) : Mais où est Marie-Ange?
Sur les huit cols routiers de Haute-Saône reconnus par le Club des Cent Cols, seul le Col de La Chevestraye faisait déjà partie de nos cols acquis (voir article sur la Planche des Belles Filles).

Claude, avec la complicité de mon fils qui connaît "par cœur" toutes ces routes puisqu'elles lui servent de terrain d'entraînement, a donc concocté quelques parcours qui nous ont permis de franchir au total neuf cols routiers : le Col de La Chevestraye, le Col du Roussey, le Col des Roussey (ce n'est pas le même!), le Col du Paradis, le Trou de l'Enfer (ce n'est pas une blague!), le Col des Chevrères, le Col des Croix, le Col du Mont de Fourche et le Col du Ballon de Servance.

Précision de Claude : « Le Col du Ballon de Servance n'est pas homologué par le Club des cent Cols malgré le panneau au sommet, car ce n'est pas vraiment un col mais plutôt le point culminant d'une corniche. »

Col du Ballon de Servance (1152 m)
A maintes reprises, des décors surprenants se sont présentés, au détour des villages fleuris, pour nous rappeler le récent passage des coureurs du Tour de France. Les reliquats d'une ambiance qui a dû être très festive!

Servance : « Marie-Ange, baisse la tête, tu auras l'air d'un coureur! »
Les enfants ont également participé à la décoration, comme à Plancher-les-Mines, avec une œuvre réalisée dans le cadre des activités périscolaires.

Bienvenue au Tour, à Plancher-les-Mines
De même qu'une scierie près de Miellin…

Miellin : œuvre intitulée "Tour de France, 14 juillet 2014
A présent, les routes ont retrouvé toute leur tranquillité, loin d'un tourisme de masse, pour notre plus grand bonheur.

Traversée du Bois de la Mange, vers Dampierre-lès-Conflans
J'ai des difficultés à vous raconter plus en détail le cyclotourisme en Haute-Saône peut-être parce qu'il ne se raconte pas mais qu'il se vit! Si vous êtes, comme nous, amateurs de grands espaces paisibles, venez en Haute-Saône découvrir une contrée verdoyante, boisée, préservée qui ne manquera pas de vous enchanter.

Marie-Ange
Photos et légendes de Claude

—> Toutes nos photos sur Flickr

Haute-Saône : de l'Enfer...

Un drôle de col nommé Trou de l'Enfer (725 m)
... au Paradis!

Col du Paradis (330 m)

mardi 12 août 2014

GRAND AS DU BALLON D'ALSACE!

BREVET DE GRIMPEUR DU BALLON D'ALSACE
RANDONNÉE PERMANENTE DES CYCLOTOURISTES BELFORTAINS

Le Ballon d'Alsace (1248 m) se situe aux confins de quatre départements : le Territoire de Belfort, la Haute-Saône, les Vosges et le Haut-Rhin.

Le Col du Ballon d'Alsace (1165 m) a été emprunté pour la première fois par le Tour de France dès 1905. Ce fut d'ailleurs un moment historique car c'était le tout premier col franchi au cours d'un Tour de France et c'est René Pottier qui l'a passé en tête, exploit qu'il renouvela l'année suivante. Non loin du col, une stèle commémore les prouesses du premier "meilleur grimpeur" du Tour, titre qui lui a été attribué malgré son abandon quelques jours plus tard et selon des critères bien différents de ceux qui ont cours de nos jours.

Stèle René Pottier
Pour atteindre le Col du Ballon d'Alsace, on peut partir de Belfort, de Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges) ou de Sewen (Haut-Rhin).
  • Depuis Belfort : 28 km de route, dont 12 ou 13 d'ascension.
  • De Saint-Maurice-sur-Moselle : 9 km d'ascension à 7% de moyenne. C'est la montée historique, celle du Tour de France 1905. Pentue mais régulière.
  • De Sewen : 13 km dont les deux premiers quasiment plats si on suit la D466. Pente moyenne légèrement supérieure à 5%, mais beaucoup plus irrégulière que la précédente.
  • Variante depuis Sewen : 17 km par la route forestière qui suit au départ la vallée du Doller et passe par le Col du Hirtzelach (930 m).
Plus d'info sur Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Col_du_Ballon_d'Alsace

Col du Ballon d'Alsace (1165 m)
LA RANDONNÉE PERMANENTE

Les Cyclotouristes Belfortains (CTB) proposent une randonnée appelée Brevet de Grimpeur du Ballon d'Alsace (ou BGBA). L'épreuve consiste à grimper au Ballon d'Alsace depuis les trois accès : Belfort, Saint-Maurice et Sewen, soit 102 km pour 2130 m de D+. Si on y parvient, on devient un As du Ballon d'Alsace!
Une option "route forestière" permet d'ajouter une quatrième montée, celle qui, démarrant de Sewen, passe par le Col du Hirtzelach : 132 km pour 2900 m de D+. On devient alors un "Grand As"! C'est l'option que j'ai choisie…

Profil 4 montées!
Plus d'infos sur le site des Cyclotouristes Belfortains : http://www.cyclobelfort.fr/spip.php?rubrique30

APERÇU DE MON PARCOURS

Première montée

Parti de Belfort ves 7h15, sous un ciel assez morose, je n'ai pas pris de photos jusqu'à mon arrivée au sommet 1h45 plus tard. J'ai cependant apprécié de jolies vues, de jolis paysages, des petits torrents appelés "gouttes", des arbres majestueux… Au retour, j'en photographierai quelques uns, qui bénéficieront alors d'une meilleure lumière.

Le Ballon essaye de sortir de la brume…
Il fait frais quand j'arrive au sommet, aussi je me couvre rapidement. Je fais tamponner ma carte de route dans l'établissement qu'on voit sur la photo ci-dessus, avant d'aborder la première descente, longue de 9 km.

Deuxième montée

Après pointage dans une boulangerie de Saint-Maurice-sur-Moselle, j'attaque la seconde montée. Une magnifique toiture retient mon attention…

Saint-Maurice-sur-Moselle
Sur ce versant vosgien, à chaque kilomètre, des panneaux nous permettent de nous situer : altitude, distance restante, pente…

Panneau "Col du Ballon d'Alsace"…
La pente régulière, toujours autour des 7%, me convient bien. J'adopte mon allure de croisière. A mi-parcours, un cyclo me double et me salue. Je prends sa roue pendant un bon moment. J'aurais pu le suivre jusqu'au sommet mais je sais qu'il me reste deux ascensions "à suivre", alors j'en reviens à mon rythme "longue durée"… Il faut en garder sous la pédale!

Je ne m'attarde pas au sommet où il fait toujours un peu frais et je pars à la découverte du versant alsacien… En descente pour le moment. Une des plus belles vues de ce versant : le lac d'Alfeld.

Lac d'Alfeld, dans la descente vers Sewen
Troisième montée

A Sewen, je vais pointer à La Poste, je fais un petit tour du village où je ne vois pas de commerce, puis je repère le début de la quatrième montée, près de l'église et de la fontaine… Ça me servira tout à l'heure.

Sewen vous accueille…
Pour déguster la quiche que j'ai achetée à Saint-Maurice (principe de précaution!), je préfère commencer l'ascension et je trouve une table de pique-nique tout près d'un abreuvoir rustique!

En tenue du Brevet des 7 cols de l'Ubaye…
Deux couples de Niçois arrivent peu après pour pique-niquer au même endroit. Ils me demandent de les photographier ensemble et j'en profite pour obtenir à mon tour un cliché souvenir!

Puis je reprends l'ascension. Personnellement, c'est celle que j'ai trouvée la plus dure, sans doute parce que la pente est beaucoup plus irrégulière que sur les autres versants. C'est aussi celle où l'on trouve les pourcentages les plus élevés, parfois jusqu'à 10-12%.

Sur la fin de cette ascension, on rejoint la route qui vient de Belfort, où j'ai déjà quelques repères. Je photographie le Ballon d'Alsace, un peu plus dégagé que lors de mon premier passage matinal.

Le Ballon d'Alsace
Et me voilà déjà un "As du Ballon d'Alsace", avec mes trois ascensions réussies. Mais je n'ai pas l'intention d'en rester là! Je me sens capable de monter une quatrième fois… A condition cependant de refaire le plein! Comme je n'ai pas vu de possibilité de me ravitailler à Sewen, je profite des commerces installés près du Ballon et m'offre une tarte aux myrtilles et une boisson fraîche. Puis je me couvre et je redescends à Sewen.

Peu avant d'arriver au bas de la descente, une rencontre plaisante : je croise Thibaut Pinot, 3e et meilleur jeune du dernier Tour de France, qui s'apprête donc à attaquer la montée… Je ne suis pas totalement surpris car je sais qu'il habite dans le coin et que ce sont ses routes d'entraînement. Cette rencontre me donne le sourire et me fait penser que la dernière montée s'annonce sous les meilleurs auspices.

Quatrième montée

Une fois à Sewen, je me découvre une nouvelle fois et j'entame la dernière montée, par la Route de la Fennematt qui longe la Doller. Le cadre forestier est très agréable et la route très tranquille.

Vallée de la Doller
Au début, la route est en parfait état.

Route de la Fennematt
En revanche, à partir du début du Chemin du Hirtzelach, le revêtement est souvent dégradé et il a même disparu à certains endroits.

État de la route au Col du Hirtzelach
Col du Hirtzelach (930 m)
Après le passage du col, la route, au revêtement très incertain, descend en pente douce pendant un peu plus de trois kilomètres, tout en dépassant les 100 m de dénivelé négatif, un dénivelé qu'il faudra donc remonter par la suite. On rejoint la D466 à hauteur du Grand Langenberg. Ensuite, le final est identique à celui de la montée précédente.

Sur la fin de la montée, j'aperçois deux cyclos en point de mire. J'accélère, "pour voir", et je suis agréablement surpris de constater que les jambes tournent encore bien. Je les rejoins en arrivant devant la Maison du Tourisme du Ballon d'Alsace. Je fais ensuite demi-tour pour revenir au monument qui rend hommage aux démineurs, et je demande à quelqu'un de me prendre en photo. Premier cliché d'un nouveau Grand As du Ballon d'Alsace!

Souvenir des 4 montées réussies
Pour fêter ça, je m'offre une nouvelle boisson fraîche, je me couvre une dernière fois, et c'est reparti pour les 28 derniers kilomètres : 12 ou 13 km de descente, suivis d'un très long faux-plat descendant…

Dans la descente, je m'arrête pour prendre quelques photos…

La Goutte Boileau
Le Saut de la Truite
Bien que j'aie l'impression d'avoir les genoux qui se rouillent pendant la descente, quand il me faut de nouveau pédaler, le rythme est bon. J'enroule cependant sans trop forcer car je redoute quand même un peu les quelques centaines de mètres de remontée qui m'attendent sur la fin. Mais ça se passe bien. Et c'est l'arrivée à Belfort, avec 132 km au compteur et 2943 m de D+ selon le GPS.

Quel plaisir d'avoir réussi ce défi et de devenir un Grand As du Ballon d'Alsace!

Claude
Photos personnelles

LIENS :

➜ Infos sur le site des Cyclotouristes Belfortains : http://www.cyclobelfort.fr/spip.php?rubrique30
➜ Toutes mes photos sur Flickr



Le diplôme
PS : J'en profite pour remercier les Cyclotouristes Belfortains pour ce superbe Brevet de Grimpeur, et saluer quelques-unes de leurs féminines que j'avais eu le plaisir d'accueillir et de guider sur les routes d'île-de-France puis dans les rues de la capitale lors de Toutes à Paris en septembre 2012.

vendredi 8 août 2014

FOUS… ALLIER?

COLS DANS LA MONTAGNE BOURBONNAISE

Pour s'élancer à l'assaut de la Montagne Bourbonnaise en ce jour de météo incertaine, il fallait être un peu fou... voire fou Allier! Mais depuis le début de cet été 2014, la météo n'a pas cessé d'être alarmiste... et pas toujours à bon escient. Alors nous avons décidé de tenter le coup quand même! A part deux averses de quelques minutes que nous avons laissé passer en nous abritant, nous avons finalement pu rouler dans de bonnes conditions. La fortune a donc souri aux audacieux! Au final, le déluge promis nous est quand même tombé dessus sur la route du retour... en voiture! Ouf!

Quelques kilomètres après le départ, le ciel était vraiment menaçant!…
Et tout ça pourquoi? Juste pour profiter de notre séjour dans l'Allier afin d'engranger quelques nouveaux cols! Quand on vous dit qu'on est fous... Allier!

Dans l'Allier, il n'y a que 5 cols routiers. Le plus modeste, le Col de Naves, ne pose aucun problème. Il ferait même plutôt sourire tant il est facile... Quant aux quatre autres, c'est une autre histoire. Pour les franchir, il faut, comme je l'ai dit plus haut, se mesurer à la Montagne Bourbonnaise, qui culmine au Puy de Montoncel à 1287 m, le col le plus haut étant la Loge des Gardes, à 1077 m d'altitude.

LE PARCOURS

Nous sommes partis du Gué Chervais (alt. 337 m), à une dizaine de kilomètres au sud-est de Vichy, pour un circuit de 94 km et 1584 m de D+.

Déjà 3 km de montée depuis Le Gué Chervais... Au loin, le château de Busset
Pour ceux qui souhaiteraient faire ce parcours, voici notre itinéraire en quelques repères :

Le Gué Chervais, Busset, Lachaux, Col de la Plantade (870 m)…

Col de la Plantade (870 m)
... La Guillermie, Lavoine, le Col du Beau Louis (824 m)…

Col du Beau Louis (824 m)
... Laprugne, le moulin Gitenay, le Col de la Loge des Gardes (1077 m)…

Col de la Loge des Gardes (1077 m)
... La Verrerie, le Col de la Rivière Noire (1005 m)…

Col de la Rivière Noire (1005 m) : un col bonus quand on vient de la Loge des Gardes
… Saint-Nicolas-des-Biefs…

Saint-Nicolas-des-Biefs
... Saint-Clément, Le Mayet-de-Montagne, Arronnes et retour au Gué Chervais.

A noter qu'après une averse qui nous a obligés à nous abriter lors de la traversée de Saint-Clément, nous avons fini sous le soleil à partir du Mayet-de-Montagne!…

Un pont sur le Sichon, du côté d'Arronnes… sous le soleil!

LES COLS

Le Col de la Plantade est un vrai beau col qui se monte bien. En venant de Lachaux, on monte d'abord au-dessus du col, puis on redescend, d'abord jusqu'au hameau de Phillibins et enfin au col.

Pour atteindre le Col du Beau Louis en venant du Col de la Plantade, on ne redescend pas énormément, si bien que l'ascension par cette route-là n'est vraiment pas dure.

L'ascension la plus difficile du parcours est celle de La Loge des Gardes en venant de Laprugne. Elle débute au pont sur la Besbre (Le moulin Gitenay, alt. 597 m). Ce versant compte 6,8 km de montée pour 480 m de D+ soit une pente moyenne de 7%. Une moyenne quelque peu trompeuse, en fait, car si on s'en tient aux cinq premiers kilomètres, on obtient une pente moyenne de 7,8%.

Col de la Loge des Gardes (1077 m)
La plus facile, c'est le Col de la Rivière Noire qu'on atteint en restant sur une route de crête, puis en traversant le plateau de La Verrerie.

Pour les amateurs de moyenne montagne, c'est un beau parcours que je recommande.

Claude
Photos personnelles


PS : A noter que pour franchir le Col de la Plantade, nous avons fait une petite incursion dans le département du Puy-de-Dôme, où nous avons vu des panneaux « Les Cyclo-Cols du Puy-Dôme » : priorité aux cyclistes le mercredi de 6h à 11h... C'est bon à savoir!

Route des Cyclo-Cols du Puy de Dôme, en direction du Col de la Plantade

RENCONTRE AVEC DES CYCLOTOURISTES SAINT-MAURIENS…

… EN PAYS SAINT-POURCINOIS

Participer à une Semaine Fédérale internationale de Cyclotourisme relève d'un défi citoyen : celui du "PÉDALER ENSEMBLE"!…

Bienvenue aux Cyclos, à Montaigu-le-Blin
... Ce qui équivaut, principalement, à s'offrir un bain de foule... Circulez, circulez... Ça ne coule pas de source au milieu de 12 000 cyclos!…

Point d'accueil de Bellenaves
Il y a tant à voir dans l'Allier!
Alors, emportés par la foule qui s'élançait, qui nous traînait et nous entraînait, nous ne formions plus qu'un seul choeur. Le flot sans effort nous poussait et nous pouvions contempler châteaux, abbayes, ponts et viaducs, ruisseaux et rivières, étangs, forêts à champignons…

Château des Aix (commune de Meillard, Allier)
Étang, à Tronget
Abbaye de Chantelle
Champignon
Village médiéval de Charroux : avec Olivier, Laurence et leurs amis
Un passage délicat pour traverser l'Allier
Mais quand on partait de bon matin, quand on partait sur les chemins, nous étions neuf bons copains. Y'avait Laurence et Olivier, Jean-Marc et Jean-Luc les deux frangins, Jean-René et Jean-Pierre, Mao et moi, et puis Claude.

Marie-Ange
Photos de Marie-Ange et Claude



Rencontre avec Laurence, Olivier et Jean-Marc, à Bellenaves