mardi 24 février 2015

TOUR DANS L'ESTÉREL EN VTT

Cette balade dans l'Estérel, j'y pensais depuis l'année dernière. Lors du stage à Sainte-Maxime de février 2014, j'avais en effet exploré les abords du Mont Vinaigre (voir l'article). J'étais allé, en vélo de route, jusqu'au Col de l'Aire de l'Olivier. Là, j'avais pu constater que la suite de la Route des Cols n'était pas revêtue et je m'étais donc promis d'y revenir avec mon VTT.

Avec mon VTT au Col des Sacs (156 m)
Séduite par ce projet de balade au cœur de l'Estérel, Marie-Ange a décidé de m'accompagner.

Marie-Ange en piste dans l'Estérel
L'idée première était de suivre, à peu de choses près, l'un des parcours de la randonnée permanente À la découverte du Var, le circuit n° 21.

À la découverte du Var, circuit n° 21
Nous avons introduit plusieurs variantes afin de franchir quelques cols supplémentaires, par exemple un aller-retour au Col de Testanier, situé sur la Nationale 7 et facilement accessible à partir de la maison forestière de Malpey…

Col de Testanier (311 m)
Nous avons également inversé le sens du parcours de façon à effectuer la principale ascension par une route que je connaissais déjà pour l'avoir faite en descente l'année dernière : la Route d'Italie, une route fermée à la circulation mais parfaitement revêtue. Marie-Ange maîtrisant moins bien que moi les montées techniques à VTT, cela me semblait plus "doux"… On verra que j'avais sous-estimé la difficulté!

A l'assaut de l'Esterel…

Pour palier les difficultés de stationnement sur Saint-Raphaël, nous laissons la voiture à l'entrée de Valescure. Nous sommes bientôt prêts à démarrer. Le GPS déclare fièrement : « Parcours détecté ». Ça s'annonce bien… Mais là encore, j'ai sous-estimé la difficulté. En effet, j'ai cru paramétrer la bête pour qu'elle m'indique les changements de direction… du parcours ! Ce n'est pas ce que le GPS a compris! Ce malentendu entre lui et moi nous causera quelques soucis…

Peu après le départ, nous franchissons deux petits cols : le Pas du Lièvre (110 m) puis le Col de Colle Douce (108 m). Ce second col forme un carrefour. Nous devrions prendre à gauche mais, comme je ne vois pas d'indication, hormis un panneau "SAUF CYCLES", je me dis par erreur que le col et la bifurcation doivent être plus loin.

Col de Colle Douce (108 m)
Nous continuons donc tout droit et bientôt, la route se transforme en piste non revêtue. Je commence à avoir de sérieux doutes. Au moment où j'envisage de faire demi-tour, j'aperçois des panneaux en bois. Nous allons savoir où nous sommes! L'information confirme que le GPS m'a fourvoyé : nous sommes au Col des Sacs, 156 m (voir première photo ci-dessus), qui n'est pas sur l'itinéraire prévu. Nous nous consolons en nous disant que ça nous fera un col de plus! Le catalogue des cols français m'apprendra plus tard que nous avons également franchi au passage le Col de l'Aiguille (103 m)!

Marie-Ange au Col des Sacs (156 m)
Nous allons maintenant essayer de retrouver le Col de Colle Douce. Curieusement, le panneau directionnel ne nous dit pas de faire demi-tour — pourtant, on en vient "direct"! –, il nous fait prendre un sentier beaucoup plus technique. Moi, j'aime bien, mais Marie-Ange n'est pas à son aise. Elle en fera une partie à pied.

Sentier entre le Col des Sacs et le Col de Colle Douce
Nous voilà revenus au Col de Colle Douce. Au feeling, je décide d'une nouvelle direction à tester. « Tu es sûr que c'est par là? », me demande Marie-Ange, devenue méfiante. Ben… J'espère. Quand nous atteignons enfin la Maison forestière de la Louve, je peux enfin la rassurer pleinement.

Maison forestière de la Louve
Montée de la Louve

Nous rejoignons peu après le Pont de la Bécasse, début de la Montée de la Louve. Désormais, je suis en terrain connu. Connu ne voulant pas dire facile! En effet, jusqu'à la maison forestière des Cantonniers, ça grimpe allègrement pendant 3,4 km à 8,5% de pente moyenne. Le dernier kilomètre est le plus dur, il est à 11,5%, avec des passages à 15%.

Montée de la Louve : profil
Après avoir souffert sur le sentier caillouteux, Marie-Ange est de nouveau à la peine sur cette côte exigeante. Elle commence à se dire que cette sortie ne va vraiment pas être une partie de plaisir. J'essaye de lui remonter le moral lorsque nous franchissons, au cours de l'ascension, les cinquième et sixième cols du jour : le Col des Darboussières (100 m) puis le Pas de la Louve (139 m).

Heureusement, nous finissons par atteindre la maison forestière de Malpey, fin de cette ascension.

Maison forestière de Malpey

Route des Cols

Après un aller-retour au Col de Testanier, 311 m (7e col du jour), nous empruntons la route des cols, pour l'instant goudronnée. En chemin, nous apercevons en fond d'écran le Mont Vinaigre, point culminant de l'Esterel (618 m). Comme je l'ai dit au début de ce récit, en février 2014, j'y étais monté avec mon vélo de route (voir l'article).

La route des cols et le Mont Vinaigre
En tournant la tête sur notre droite, on aperçoit un petit bout de mer au loin…

Panorama depuis la route des cols
Au Col de l'Aire de l'Olivier (370 m), se termine la partie goudronnée. Déjà 8 cols franchis.

Au Col de l'Aire de l'Olivier (370 m)
A partir de là, la tâche va se compliquer pour Marie-Ange, beaucoup moins à l'aise que moi sur la caillasse!

Route des cols non revêtue
Nous atteignons bientôt le Col du Truc de Michel (390 m). Nous sommes devant la maison forestière de la Duchesse, sensée être un lieu de pointage sur la randonnée permanente A la découverte du Var.

Maison forestière de la Duchesse
Celle-ci est fermée, mais la vue est splendide : nous apercevons au loin, vers le nord, des sommets enneigés. Quelques photos tiendront lieu de pointage.

Panorama depuis la maison forestière de la Duchesse, sur la route des cols
Les cols s'enchaînent sur cette piste : la Baisse de Massacon (402 m), le plus haut col franchi sur cette balade, puis la Baisse de Violette (362 m)…

Quelques hectomètres de cailloux plus loin, en arrivant à notre 12e col du jour, le Col des Suvières (252 m), nous sommes de nouveau victimes de l'inexpérience de mon GPS. Des mauvaises langues imputent l'erreur à mon manque de maîtrise… Laissons les dire!

Dialogue de sourds avec un GPS

Explications : dans l'Estérel, la carte routière Michelin n'est pas assez précise. N'ayant pas d'autre carte à ma disposition, j'ai décidé de faire confiance au GPS. Je pensais avoir trouvé la bonne façon de paramétrer l'outil. Mais j'ai importé la trace en mode "route" alors qu'il fallait l'importer en mode "track"… Concrètement, au lieu de nous faire suivre le parcours que j'avais tracé, le GPS n'a cessé de chercher à nous faire prendre des raccourcis!

En conséquence, au Col des Suvières, au lieu de tourner à gauche vers la maison forestière des Trois Termes, nous avons tourné à droite, non sans avoir longuement hésité… J'ai finalement choisi de faire confiance au GPS : erreur! Du coup, nous avons raté 8 cols qui étaient à notre programme du jour : Col des Trois Termes, Baisse des Cascades, Col de la Cadière, Col Notre-Dame, Col des Lentisques, Baisse des Sangliers, Col de l'Evêque et Baisse de l'Aire! HUIT cols ratés! Frustrant!

Estérel : couleurs et reliefs…

Cols en descente

En revanche, en guise de consolation, nous en avons franchi SIX qui n'étaient pas prévus, et tous en descente : Baisse de Mathieu, Baisse de la Grosse Vache…

Baisse de la Grosse Vache ( 204 m)
… Baisse de la Petite Vache, Col de Baladou…

Col de Baladou (165 m)
… Col du Mistral…

Col du Mistral (93 m)
… Et Col Belle-Barbe!

Col Belle-Barbe (45 m)
A la fin de la descente, nous traversons le gué du Grenouillet, altitude 11 m selon la carte IGN.

Gué du Grenouillet
Petites séances de poses pour faire une petite pause…

Gué du Grenouillet : coucou!

Dernière ascension, derniers cols du jour

Il nous reste maintenant à remonter sensiblement pour franchir deux cols supplémentaires, dans un très beau décor de roches rouges… D'abord la Baisse de la Croix de Mourrefrey, 140 m.

Couleurs de l'Estérel, non loin de la Baisse de la Croix de Mourrefrey…
Puis le Pas de Saint-Barthélemy, 157 m.

Rocher de Saint-Barthélemy
Si le décor est splendide, en revanche, le temps se couvre de plus en plus. Les photos seront moins belles sous ce ciel nuageux.

Le Saint-Pilon
Retour par la côte et la corniche de l'Esterel…

Après le Pas de Saint-Barthélemy, nous redescendons vers la mer. Vers l'ouest, il y a encore un peu de soleil et de ciel bleu.

Corniche de l'Estérel… à contre-jour
Quand nous arrivons à Agay, le ciel est devenu bien chargé. Quelques gouttes venues de l'est nous rattrapent. Elles nous accompagneront jusqu'à la voiture…

Agay
A l'arrivée, le GPS a enregistré 58,6 km et 984 m de D+. Sans oublier les deux pointages da la randonnée permanente à Anthéor et à Saint-Raphaël.

Bilan

Pas loin d'une soixantaine de kilomètres parcourus en VTT, ce n'est pas une simple formalité, surtout avec près de 1000 m de dénivelé. Les vingt cols franchis ont également de quoi impressionner, même si bon nombre d'entre eux n'ont pas été escaladés. En effet, plusieurs cols s'enchaînaient au cours d'une même ascension, d'autres se succédaient sur une ligne de crête, sans gros dénivelé, et enfin, quelques-uns se franchissaient en descente.

A l'issue de cette magnifique balade dans l'Estérel, Marie-Ange, moins habituée que moi à ce type d'effort, était plus qu'émoussée… mais enchantée comme moi de cette belle moisson de cols dans un décor incomparable!

Une petite frustration tout de même… Les huit cols ratés nous laissent un peu sur notre faim. Si tout va bien, nous nous promettons de revenir l'année prochaine pour les conquérir!… Affaire à suivre!

Claude
Photos : Claude et Marie-Ange

LIENS :

➜ Toutes nos photos de cette balade sur Flickr
➜ Tout le stage à Sainte-Maxime 2015 sur notre site
➜ Suite de notre chasse aux cols, en mars 2016 : Dix cols dans l'Estérel

➜ Enregistrement de notre parcours sur Strava :


Bonus : Liste des 20 cols, dans l'ordre de notre circuit…
  • Pas du Lièvre (110 m)
  • Col de Colle Douce (108 m)
  • Col de l'Aiguille (103 m)
  • Col des Sacs (156 m)
  • Col des Darboussières (100 m)
  • Pas de la Louve (139 m)
  • Col de Testanier (311 m)
  • Col de l'Aire de l'Olivier (370 m)
  • Col du Truc de Michel (390 m)
  • Baisse de Massacon (402 m)
  • Baisse de Violette (362 m)
  • Col des Suvières (252 m)
  • Baisse de Mathieu (204 m)
  • Baisse de la Grosse Vache (201 m)
  • Baisse de la Petite Vache (205 m)
  • Col de Baladou (165 m)
  • Col du Mistral (93 m)
  • Col Belle-Barbe (45 m)
  • Baisse de la Croix de Mourrefrey (140 m)
  • Pas de Saint-Barthélemy (157 m)

dimanche 22 février 2015

ENTRE SAINTE-MAXIME ET RAMATUELLE

Un an après notre premier stage à Sainte-Maxime, nous revoilà en compagnie de nos amis de l'AAOC (voir la présentation du séjour 2015 sur notre site). Petite déception pour la première journée : la forte pluie n'incite pas le cyclo amateur à mettre le nez dehors… La première sortie a donc été remise au dimanche.

Le principal objectif du jour : franchir un nouveau col, le Col de Paillas (alt. 248 m), situé entre Gassin et Ramatuelle. Ce sera le premier col en 2015 pour Marie-Ange! Pour Claude, le troisième (déjà!) après les cols dans les Monts d'Or, il y a quelques jours (voir l'article).

Nous démarrons de Sainte-Maxime sous un ciel bien gris. Si la météo ne s'est pas trompée, le temps devrait s'améliorer au fil de la matinée.

Ciel gris, ciel bleu…
Pour monter à Gassin, surprise! Le GPS s'affole un peu... 12% de pente, 14, 15, 16... Il se stabilise un moment sur 16%, s'offre une pointe à 18... Dérisoire, comparé à la température corporelle de Marie-Ange à ce moment-là!... La machine va-t-elle exploser?

Un petit tour dans Gassin, commune d'avenir pour les cyclistes…

L'avenir cycliste gassinois, c'est qui?
La montée se poursuit sur la route des Moulins de Paillas… Une route à couper le souffle et pas seulement à cause de l'effort!

Belle vue…
Nous voici devant l'un des Moulins de Paillas, magnifiquement restauré.

Ramatuelle : un des Moulins de Paillas
« Marie-Ange, tu dors! Ton vélo, ton vélo va trop vite… »

Moulins de Paillas
Une voie sans issue conduit à un radio phare, implanté au sommet du Barri de Gassin (alt. 322 m). Par curiosité, nous décidons de poursuivre l'ascension, ce qui nous permet de découvrir une vue splendide sur le golfe de Saint-Tropez et les montagnes enneigées.

Golfe de Saint-Tropez
Pas de panneau au passage du Col de Paillas, mais un beau panorama sur la baie de Cavalaire, les îles du Levant et de Port-Cros…

Vue depuis le Col de Paillas (alt. 248 m)
Au cours de la descente, nous découvrons Ramatuelle.

Ramatuelle
Sur la route du retour, nous grimpons un autre col déjà franchi en 2014, le joli petit col de Collebasse (129 m). La montée vers ce col est beaucoup plus régulière et tranquille que celle de Gassin et du Col de Paillas. Et la grisaille semble vouloir se dissiper…

Pause au Col de Collebasse (alt. 129 m)
En arrivant au col, la vue nous récompense de l'effort accompli.

Panorama sur la baie de Cavalaire, depuis le Col de Collebasse
Nous continuons par la corniche en direction de La Croix-Valmer.

La route, après le Col de Collebasse
Nous aimons cette arche de verdure, sur la route du retour. D'autant plus que le plein soleil salue nos derniers kilomètres.

Sur la route de Cogolin
Au total : 48 km et un peu plus de 600 m de D+. Finalement, la machine n'a pas explosé!... Marie-Ange s'est même régalée…

Claude et Marie-Ange
Photos personnelles


Trace openrunner : 4491449

jeudi 19 février 2015

COLS DANS LES MONTS D'OR, RHÔNE

MES PREMIERS COLS DE L'ANNÉE 2015

Je m'attendais à du dénivelé, mais pas à certaines des pentes que j'ai rencontrées, plusieurs fois à plus de dix pour cent. A un moment, le GPS s'est même un peu emballé en indiquant 19%, mais je crois que l'influence du midi l'a fait exagérer! 14-15%, je veux bien, mais "19", j'ai des doutes!

Profil de mon parcours
Le but de ce parcours était double : partir à l'aventure et à l'ancienne (sans tracé préalable) pour explorer un secteur de la banlieue lyonnaise où je n'étais jamais allé rouler, et m'élancer à la découverte de deux nouveaux cols, les premiers en 2015 : le Col du Verdun (585 m) et le Col de la Croix de Presles (527 m), dans le massif des Monts d'Or.

Au Col de la Croix de Presles
On dit désormais plus volontiers LES Monts d'Or, mais historiquement, c'était LE Mont d'Or. Le pluriel semble aujourd'hui plus approprié en raison de la présence de plusieurs sommets dans ce massif : le Mont Verdun, le Mont Thou, le Mont Cindre, entre autres.

Le Mont Verdun (625 m), point culminant du massif des Monts d'Or
L'étymologie de Mont d'Or semble limpide, et pourtant!... Il semblerait que l'or ne soit pour rien dans l'origine de ce nom. Il serait plutôt question d'eau, une richesse bien plus fondamentale dans la vie de nos lointains ancêtres celtes. En effet, il est probable que "d'or" est l'interprétation orthographique récente d'un mot d'origine celtique : dor ou dore, qui signifie "eau" et évoque la présence de nombreuses sources... (nom à rapprocher du Mont-Dore, en Auvergne).

Entre le Mont Verdun et le Mont Thou, se trouve une base militaire : la Base Aérienne 942 Lyon-Mont Verdun. J'ai failli prendre une photo d'un des nombreux panneaux qui disaient "Photographies interdites"... Je me suis contenté d'une modeste image du Mont Thou et de son radôme (de "radar" et de "dôme"). Je ne pense pas mettre en danger la patrie car je ne vois pas comment cette photo pourrait permettre de percer à jour de précieux secrets militaires...

Le Mont Thou (605 m) et son "radôme"...
Après le franchissement des deux cols, je n'avais pas d'autre objectif, si ce n'est de rentrer... C'est donc par hasard, en cherchant une route pour le retour, que je suis arrivé au Mont Cindre, très reconnaissable grâce à sa tour hertzienne.

Le Mont Cindre (469 m) : tour relais pour la télévision et la téléphonie mobile
Par curiosité, j'ai suivi les panneaux indiquant la présence d'une chapelle...

Chapelle de l'Ermitage du Mont-Cindre
... et je suis tombé sur un belvédère qui permet, par beau temps, d'avoir une vue magnifique sur Lyon. Seul regret : le ciel un peu voilé ne permettait pas d'en profiter pleinement. Un bon prétexte pour prévoir d'y retourner.

Point de vue sur Lyon depuis la Chapelle de l'Ermitage du Mont-Cindre
Le retour sur Craponne n'a pas été aussi direct que j'aurais pu le souhaiter. J'ai fait quelques détours non désirés entre Saint-Cyr (au Mont-d'Or), Saint-Didier (au Mont-d'Or aussi) et Champagne (oui, au Mont-d'Or! Vous avez bien compris le jeu!). J'ai vainement programmé le GPS, qui a alors fait tout ce qu'il a pu pour me perdre définitivement dans les Monts d'Or. Mais je ne me suis pas laissé faire!

A l'arrivée mon compteur affichait 52 km, et le dénivelé avoisinait les 900 m. Jambes rassasiées!

Claude
Photos personnelles

mercredi 18 février 2015

DALI ET LE VÉLO

Salvador Dali était un artiste de génie! Chacun connait notamment ses montres molles...

La persistance de la mémoire, 1931
(Huile sur toile, H. 24,1 x l. 33 cm, The Museum of Modern Art, New York)
Pour un coureur sur le point de s'aligner dans une épreuve contre la montre, la hantise, ce serait plutôt que ses jambes soient molles.

On connaît aussi les délires chocolatesques de Dali…
(N'hésitez pas à regarder la vidéo, elle ne dure que 17 secondes!)



Le monde du cyclisme a longtemps été "fou" d'autres sortes de produits… Je n'ose imaginer l'impact fulgurant d'une publicité pour barres énergétiques utilisant le même scénario, avec Lance Armstrong dans le rôle de Dali…

On sait aussi qu'en tant que géographe accompli, Salvador Dali avait su situer précisément le centre du monde à la gare de Perpignan, dont il disait : « C'est toujours à la gare de Perpignan [...] que me viennent les idées les plus géniales de ma vie [...] L'arrivée à la gare de Perpignan est l'occasion d'une véritable éjaculation mentale qui atteint alors sa plus grande et sublime hauteur spéculative [...] Eh bien, ce 19 septembre, j'ai eu à la gare de Perpignan une espèce d'extase cosmogonique plus forte que les précédentes. J'ai eu une vision exacte de la constitution de l'univers. L'univers qui est l'une des choses les plus limitées qui existe serait, toutes proportions gardées, semblable par sa structure à la gare de Perpignan. »

Panneau indiquant la gare, à Perpignan
Vue l'importance cosmogonique du site, il faudra que je vérifie si cette indication est correctement programmée dans mon GPS.

Ce qu'on sait moins, en revanche, c'est que Dali faisait du vélo! Certes, il n'avait qu'une pratique très citadine et une tenue vestimentaire peu adaptée, mais il pratiquait... à sa façon.

Salvador Dali, rue de Rivoli à Paris (1967)
L'histoire ne dit pas si les tableaux qu'il transportait à vélo avaient des cadres... en carbone. Ce qui est sûr, c'est que, comme la gare de Perpignan, le vélo fut occasionnellement pour l'artiste une source d'inspiration…

Bicyclette de Salvador Dali, Musée Salvador Dali, à Saint-Petersbourg
L'intérêt indéniable de ce genre de vélo, c'est qu'il rend définitivement inutile l'utilisation d'un antivol.

Quand on vous disait que Dali était un génie!…

Claude
Origine des photos et vidéo : Internet

PS : "Dali et le vélo" inspirent aussi des artistes contemporains, tels que Mike Joos… Une œuvre qu'on pourrait par exemple intituler : "Course avec la montre".

« Salvador Dali riding bike with melting clock wheels », Mike Joos, 2011