samedi 28 mars 2015

BREVET AUDAX 200 KM, À LONGPERRIER

Un temps pourri?...

Les quelques quarante participants de ce Brevet Audax 200 km de Longperrier ont bouffé de la pluie et du vent pendant près de 6 h.

Longperrier, 6h39 : ambiance humide
Après 120 km, le parcours nous ramenait à Longperrier pour y prendre le repas.

Repas à Longperrier (photo Patrick A.)
Certains, qui étaient venus en voisins de Dammartin-en-Goële, ont profité de ce circuit "en 8" pour jeter l'éponge (une éponge bien imbibée!) et rentrer prématurément à la maison, non sans avoir déjeuné en notre compagnie. Une jeune femme m'a avoué en souriant que c'était la première fois qu'elle effectuait 120 km et que ça lui suffisait. L'autre féminine présente a elle aussi renoncé, ses freins l'ayant lâchement abandonnée, dans l'ultime descente de la matinée, à 500 m du resto... Incapable de s'arrêter au feu rouge, elle a évité de justesse une voiture qui traversait. Elle en a été quitte pour une grosse frayeur mais les enquêteurs semblent écarter la thèse d'un nouvel acte terroriste à Dammartin-en-Goële...
Il y eut par ailleurs quelques autres défections dont je n'ai pas fait le décompte.

Pour les motivés, de l'ordre d'une trentaine, le parcours se poursuivit donc l'après-midi, sans pluie. Au cours de cette deuxième boucle, longue de 80 km, le vent a réussi à balayer le ciel et nous avons pu entrapercevoir quelques échantillons de soleil. Ainsi, vers 18h30, nous avons terminé ce brevet parfaitement secs... et bien aérés!... Que demander de plus?...

... Ou un temps pour rire?

Sur les brevets Audax, il y en a qui croient que ça ne rigole pas car une certaine discipline est de rigueur. D'ailleurs, selon ce que m'ont dit les habitués, les participants aux longues distances (300, 400, 600 et plus) respectent scrupuleusement les règles édictées par l'UAF, conditions incontournables du succès et de la sécurité du groupe : rouler par deux, ne jamais empiéter sur la moitié gauche de la chaussée, ne pas doubler le capitaine de route, etc.

Sur les "200" en revanche, il y a toujours des néophytes, dont certains s'avèrent de dangereux "rebelles"... Le comportement des trois plus "turbulents" du jour allait s'avérer très pénible... Ayant commencé par en être agacé, j'ai finalement préféré m'en amuser en compagnie de mon copain Gérard, en envisageant de décerner, à l'arrivée, un "Prix Citron". Les trois principaux nominés seront désignés ici par des surnoms amicaux pour préserver leur anonymat : Arlequin, Petit Coq et Rouge-Tomate.

Arlequin, l'homme au collant multicolore, annonça d'emblée la couleur. Son atout pour remporter le prix : doubler tout le monde à fond la caisse puis ralentir tout en restant bien à gauche et se laisser dépasser par la droite... En toute insécurité! L'esprit frondeur, faisant mine de ne pas savoir qui était le capitaine de route, il s'est tout de même un peu assagi dans l'après-midi et, malgré son K-Way rose bonbon, a fini par passer presque inaperçu. Médaille de bronze...

Petit Coq, lui, souhaitait qu'on n'ignore pas sa pointe de vitesse en côte. Sa fierté : doubler et distancer le capitaine de route, faire accélérer l'allure au moment où il fallait ralentir, et faire ainsi exploser le peloton... Médaille d'argent. Longtemps en course pour le titre, il a été coiffé au poteau par...

... le vainqueur, qui est : Rouge-Tomate! Je me demande si je n'aurais pas dû le surnommer plutôt Andréas tant il m'a semblé suicidaire. Distancé au moindre faux-plat montant, son visage congestionné prenait la même teinte cramoisie que son imper, d'où le surnom... Hésitant entre la gauche et la droite (veille d'élection oblige?), il nous obligeait à le doubler un peu en catastrophe (le mot n'est pas trop fort!). Une fois terminée la zone qui l'avait mis en difficulté, il faisait l'effort pour retrouver une place vers l'avant du peloton, en faisant des queues de poisson pour s'immiscer entre ses petits camarades. Autant dire qu'il a passé sa journée à faire l'élastique et à jouer au yoyo avec sa fréquence cardiaque. Une façon comme une autre de se rappeler les jeux de son enfance.

Sur la fin du parcours, alors qu'il était pour le énième fois en train de remonter le peloton, avec Petit Coq calé dans sa roue — à ce moment-là, il n'avait pas encore dit son dernier mot! —, tous deux bien enracinés sur la chaussée de gauche, il a frôlé à la fois le suicide et une voiture qui venait en face. Sachant qu'en cas de choc frontal, ils auraient été projetés sur le reste du peloton façon boule de bowling, je préfère ne pas penser au strike que ça aurait pu faire...

Je n'ai pas pu m'empêcher de leur dire, avec une bienveillance toute paternelle : « Il va falloir arrêter les conneries, tous les deux! ». Petit Coq est monté sur ses ergots et s'est défendu bec et ongles! A l'entendre, c'est moi qui avais mauvais esprit. Ben voyons!

Que ces messieurs se mettent en danger, qu'ils aillent même se faire tuer si ça les chante, ça m'est bien égal... Mais pas quand je suis dans les parages. Vous imaginez les conséquences d'un crash au sein du peloton? La visite de François Hollande et de Bernard Cazeneuve venus apaiser les familles endeuillées, la mise en place d'une cellule psychologique pour réconforter les témoins de l'accident... C'est un coup à rentrer à pas d'heure et à rater Le plus grand cabaret du monde!

L'élastique de Rouge-Tomate ayant fini par casser, le capitaine de route a alors observé une halte imprévue pour lui permettre de rejoindre le groupe et de finir dans le peloton. Quand il nous a rejoints, il n'a rien trouvé de mieux que de houspiller Petit Coq sous prétexte que ce dernier ne l'avait pas attendu! S'il restait le moindre doute, celui-ci a été instantanément balayé! Médaille d'or incontestable...

En attendant Rouge-Tomate...

Passer du bon temps en dépit du mauvais temps!

Ces anecdotes quelque peu terrifiantes — ça fait froid dans le dos, hein?! — ne doivent pas laisser croire qu'on vit dans l'angoisse perpétuelle au sein d'un peloton Audax. On se livre à de multiples conversations. Ainsi, les kilomètres défilent plus vite et on découvre des gens étonnants, au passé sportif d'une richesse souvent exceptionnelle. Aperçu...

J'ai bavardé par exemple avec un ancien marathonien, ayant commencé le vélo en septembre dernier. À l'occasion de cet Audax, il a pulvérisé son record de distance sur un vélo, passant de 80 km pour son précédent record à 200 km! Même pas peur! Ce qui l'a le plus impressionné à l'occasion de cette expérience? Le plaisir de découvrir autant de paysages... Prometteur, le garçon!

J'ai été content de revoir Daniel, de Château-Thierry, un habitué de l'Euro PN. Il m'a parlé de ses 3 Paris-Brest-Paris, de ses 7 diagonales, entre autres!... Et de ses projets... Je n'en fais pas la liste, qui est plus qu'impressionnante! Le week-end prochain, par exemple, ce sera sa 18e Flèche Vélocio. Pour cette édition, 520 km à parcourir en 24 heures, en compagnie d'Olivier. Rien que ça!

Son copain Olivier, avec qui j'ai également partagé deux Euro PN, prépare quant à lui, outre ladite Flèche Vélocio, le prochain Paris-Brest-Paris. Il m'a raconté comment, en 2011, il avait dû renoncer pour raisons de santé, après avoir réussi tous les brevets qualificatifs. Cette fois-ci, il compte bien aller jusqu'au bout... en compagnie de Daniel.

Eric, plus connu sous le sobriquet de Bob (qu'il n'apprécie guère), également familier de l'Euro PN, est l'un des participants du Paris-Pékin 2008. Il m'a avoué qu'il n'avait pas trop la forme en ce début de saison, même si, il y a 10 jours, le Brevet Audax 300 km auquel il a participé s'était plutôt bien passé. Je le crois d'autant plus volontiers qu'il a dû renoncer sur le final et a terminé dans la voiture. Pas si facile un 200 Audax quand on n'est pas en forme.

J'ai aussi beaucoup parlé avec mon copain Gérard, aigle d'or dans toutes les disciplines Audax, aimant particulièrement le ski de fond, également amateur de régates en équipage et d'œnologie. Il m'a parlé de son Brevet des Cimes Françaises, et notamment d'un Luchon-Bayonne d'anthologie... Nous partageons un goût pour des pratiques variées, mais je suis un tout petit joueur à côté de lui! Un de ses prochains projets : un 300 km Audax du côté de Madrid...

Avec Jean-Michel, vice-président de l'UAF, nous avons parlé de ses 4 Paris-Brest-Paris, dont deux en randonneur et deux en Audax. Quand je lui ai demandé ce qui était le plus dur entre un PBP Audax et un PBP Randonneur, la réponse m'a scotché : « Ni l'un ni l'autre. » Et il est évident qu'il a dit cela en toute sincérité, sans la moindre forfanterie. Jean-Michel, c'est du solide!

J'ai également eu le plaisir de faire la connaissance de Marc, un ami de Jean-Michel. Ancien du club de Montastruc, dans le sud-ouest, et amoureux de cette région, c'est un grand amateur de cyclo-montagnardes, de routes vallonnées et de voyage à vélo en autonomie.

Bref, au sein de ce peloton Audax, on a passé 12 heures ensemble, dont 9 heures à pédaler, on a pris la flotte, on a affronté le vent, mais on ne s'est pas ennuyé une seconde...

Marc, Jean-Michel et Monique, au ravitaillement d'Apremont
Pour conclure, il me reste à remercier Charly, l'organisateur, et à décerner le "Prix Orange" à son épouse Monique qui a consacré sa journée à nous chouchouter, à nous préparer des ravitaillements aux petits oignons... ou plus exactement aux petits pains au chocolat, à nous distribuer nos cartons homologués, etc.

MERCI MONIQUE! MERCI CHARLY!

Claude
Photos personnelles (sauf mention contraire)


samedi 21 mars 2015

BREVET AUDAX 150 KM, À BOIS-LE-ROI

ORGANISATION DE L'UAF (UNION DES AUDAX FRANÇAIS)

42 participants, dont 4 Cyclotouristes Saint-Mauriens, se sont retrouvés pour ce nouveau Brevet Audax de 150 km organisé par l'UAF. Les conditions météorologiques n'étaient pas enthousiasmantes, mais il n'a pas plu. Le soleil a vainement tenté de percer la couche nuageuse mais il a fini par renoncer. 3° au démarrage à 7h30 puis 8° à l'arrivée : autant dire que lors des arrêts, il était difficile de ne pas se refroidir.

Comme pour le 100 km "Premier Pas" du 7 mars dernier (voir l'article), le départ a été donné devant la gare de Bois-le-Roi. De nombreux habitués étaient présents, dont Patrick Aguettant, président de l'UAF, Jean-Michel Vincelot, capitaine de route émérite, ou encore Jacques Torgue, secrétaire de l'UAF (en jaune sur la photo ci-dessous).

Au départ de Bois-le-Roi
Petite pause technique en forêt, à l'Aire des Huit Routes…

Aire des Huit Routes
… Puis première pause avec ravitaillement (personnel) à Rampillon, devant la magnifique église Saint-Éliphe.

Rampillon
Le groupe s'apprête à repartir. Contrairement à ce que pourrait laisser supposer le nom du restaurant, Le Sirocco (à vendre!), le vent est plutôt glacial.

Rampillon
La deuxième pause a lieu à (et non "dans") La Tombe, un endroit où le repos est le bienvenu mais dont personne ne souhaite qu'il soit éternel. Sans doute un effet du froid, présageant à terme d'une inéluctable rigor mortis…

La Tombe
Conversations avec deux des féminines présentes ce jour : Sylvie, du club de Levallois, et Maryvette que certains du club ont côtoyée lors du voyage en Chine avec la FFCT en novembre dernier. Précision de Marie-Ange, en forme de clin d'œil à Caïn et à Victor Hugo : « L'œil (du photographe) était dans (à) La Tombe et regardait... Olivier, Claude, Sylvie et Maryvette. Cette dernière nous a demandé de saluer les "quatre Cyclotouristes Saint-Mauriens Chinois". »

La Tombe
La voiture suiveuse...

La Tombe
Nous marquons un arrêt non programmé à Moret-sur-Loing, pour permettre à Jean-Michel, notre Gentil Organisateur, de prendre des nouvelles de quelques attardés. Compte tenu de leur retard, il est convenu qu'ils nous rejoindront à Thomery pour le repas.

Moret-sur-Loing
Le restaurant "Aux Tilleuls" à Thomery nous a proposé un excellent repas, avec un menu original et fin.
Ensuite, traversée "circulaire" de la forêt de Fontainebleau, en grande partie par la Route Ronde, et retour à Bois-le-Roi, avec au compteur 150,0 km! Ça c'est de la précision! Et 22,5 km/h de moyenne : allure régulée!…

Les 4 Saint-Mauriens à l'arrivée
Pour ma part, rendez-vous est pris avec quelques-uns des participants pour le Brevet Audax de 200 km qui aura lieu samedi prochain à Longperrier, à côté de Dammartin-en-Goële.

Claude
Photos Claude et Marie-Ange (sauf mention contraire)


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dimanche 15 mars 2015

RALLYE DE PRINTEMPS, À COMBS-LA-VILLE

Le rendez-vous du rallye de ce dimanche était au gymnase "Cartier". Alain, comme notre président de club? Non "Jacques" ! Tous deux explorateurs, dotés d'un sens particulièrement aiguisé de l'orientation... Le premier ayant découvert la Chine, le second la Nouvelle France!...

Complexe sportif Jacques Cartier, à Combs-la-Ville
Ce matin, il n'y avait pas que les hirondelles pour faire le printemps! Les 38ème Randonnées de Printemps, organisées par le Cyclo Club de Combs-la-Ville (CCCB), marquaient le renouveau de la nature et de la floraison grâce à l'intitulé de la plupart des parcours :
  • “myosotis” pour le 30 km, fléché en vert,
  • “crocus” pour le 60 km, fléché en jaune,
  • “narcisse” pour le 90 km, fléché en bleu,
  • mais pas de nom de fleur pour le 115 km, fléché en rouge et baptisé “giboulées".

    Vous voulez une pastille?
Pour ce qui est des giboulées, un seul Cyclotouriste Saint-Maurien a osé tenter sa chance sur ce 115 km (même pas peur!) : Bernard Coadou, parti très tôt, vers 7h. La météo, moins capricieuse en Seine-et-Marne que sur le Paris/Nice, l'a épargné.

Nous aurions pu entonner : « Viens, dans le 77, y'a le printemps qui chante »... En effet, pas une goutte de pluie de la matinée, malgré un ciel parfois menaçant et un soleil très très timoré : « Je sors ou je ne sors pas? ».

Claude S. : « Bravo mon petit Bernard! »
A 7h30, nous n'étions qu'un quatuor de C.S.M. “narcissiques” à nous élancer sur le "narcisse - 90" à la chasse aux pastilles bleues : 2 filles (Gaby et moi) et 2 gars (Jean-Marc Deschamps, Claude S.).

Quatre C.S.M. certes, mais rarement esseulés sur la route! Dès notre premier passage au contrôle de Blandy-les-Tours, le groupe a accueilli un cinquième membre, en la personne de Chantal (qui avait roulé en notre compagnie lors du Levallois-Honfleur 2014).

Par ailleurs, nous avons salué de nombreux copains cyclos des clubs val-de-marnais : VCR Mandres-les-Roses, Sucy-en-Brie, VS Villecresnois, AS Brévannaise, Le Plessis-Trévise, ADP 94... Ce serait trop long de citer tout le monde! Car il y en avait du monde sur ce beau rallye entièrement en zone rurale (Château-fort de Blandy-les-Tours, Fief des Epoisses, etc.) : 401 cyclistes inscrits sur la route, 183 sur le VTT.

Le Fief des Epoisses
Ce n'est pas parce qu'il y a “Ville” accolé à “Combs” qu'il s'agissait de parcours urbanisés. Loin de là! Dès la sortie du gymnase Jacques Cartier, nous avons pédalé dans la campagne et je ne me souviens pas d'avoir aperçu plus d'un feu tricolore.

La campagne et le ru d'Ancœur, vus du Pont Paillard, à Blandy-les-Tpurs
A nos trousses sur le 90 km, mais partis plus tard, il y avait Olivier, puis Eric et Claude A. Olivier nous a rattrapés lors de notre deuxième passage au point de convivialité de Blandy-les-Tours; il avait mis le turbo! Il a fini le parcours avec nous.

Point de convivialité de Blandy-les-Tours : Claude, Olivier, Jean-Marc, Gabrielle et Chantal
Pour compléter la liste des Cyclotouristes Saint-Mauriens, il y avait celles qui s'étaient levées plus tard (Laurence, Anne, Dominique, Marie-Alex) mais qui ont eu le mérite de faire le déplacement et de nous permettre de revenir avec la coupe décernée au club ayant engagé le plus grand nombre de féminines (à égalité avec Ozoir-la-Ferrière). Ajoutons que chaque féminine s'est vue offrir une rose par l'organisation...

Coupe reçue par mes soins et emportée par Marie-Alex. Merci les filles!
Donc, si je refais les comptes : nous étions 12 Cyclotouristes Saint-Mauriens, ce dimanche à Combs-la-Ville, avec une parité respectée : 6 féminines et 6 gars.

8 des 12 Cyclos Saint-Mauriens
Un seul regret au sujet de ce rallye : le défléchage a commencé avant la fermeture prévue normalement à 14 heures. Bernard a vu des organisateurs ôter des affichettes alors qu'il venait de dépasser Marie-Alex qui, forcément, risquait d'en faire les frais. Nous avons alors guetté son arrivée avec une réelle inquiétude. Heureusement, un “ange gardien” (mais ce n'était pas moi) a volé à son secours. Ouf! Marie-Alex était sauvée!

L'arrivée de Marie-Alex
Mille excuses à Anne, absente de notre reportage photo du jour... Il faut dire qu'elle nous a quittés rapidement car elle avait promis d'être à l'heure à un déjeuner de famille.

Marie-Ange (avec la complicité de Claude)
Photos : Marie-Ange et Claude


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DERNIÈRE MINUTE : L'ange-gardien qui a remis Marie-Alex sur le bon chemin n'était autre que notre ami Jean-Marc. Un grand merci à lui!... En l'absence d'Alain Chappuis, nous avons trouvé un nouveau "saint-bernard"!

samedi 7 mars 2015

BI-AUDAX 100 KM VÉLO ET (OU) 25 KM MARCHE, par Marie-Ange

Le matin…

Le matin, c'était le vélo, du cyclotourisme comme je l'aime, sur des routes tranquilles de Seine-et-Marne (avec une incursion dans l'Essonne), loin de toute démesure dans le domaine de l'urbanisation, un “100”, un “Premier Pas Audax”...

Si je vous annonce “22,5” pour un samedi matin de début mars, n'allez surtout pas en déduire que l'unité de mesure correspondante est le degré Celsius! “22,5”, c'est la moyenne réalisée ce matin par la cinquantaine de cyclistes qui composaient le peloton. Mais si je vous communique le chiffre “5”... Alors là, l'unité associée est... le "Cyclotouriste Saint-Maurien"! En effet, cinq courageux se sont levés très tôt pour prendre le départ à la gare de Bois-le-Roi, à 7h précises: Alain C., Bernard C., Olivier D., Claude S. et moi.

Olivier, Marie-Ange et Alain, prêts à démarrer
Et si je baisse à “4”? Cette fois, vous brûlez !!! L'unité de grandeur est le nombre de féminines sur cet Audax!!! Le chiffre “1”, l'As, c'est le chef d'orchestre de cet Audax, un homme qui à lui seul, fait le repérage du parcours, enregistre les inscriptions, endosse le jour J le costume de capitaine de route, remet les homologations à l'arrivée... Audacieux SUPERMAN, Jean-Michel V.!

Gare de Bois-le-Roi : derniers préparatifs, derniers enregistrements…
Et si je passe en négatif en vous indiquant “– 3”, cette fois-ci, il n'y a plus aucun doute : il s'agit bien de température, la température affichée au démarrage!! Comme l'a si bien écrit Victor Hugo dans les Contemplations :
« Nous partîmes dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne ».
Le parcours nous a conduits à Fay, Chailly-en-Bière, Barbizon, Macherin, Cély-en-bière, Soisy-sur-École...
Première pause à Boutigny-sur-Essonne.

Claude, Marie-Ange et Alain
A partir de là, la température est devenue plus clémente et nous avons poursuivi notre itinéraire vers Milly-la-Forêt, Le Vaudoué, Ury, Villiers-sous-Grez, La Genevraye (non loin du... Loing et de son canal)...

Deuxième pause à Episy (au Marais d'Épisy).

Pause d'Épisy : Marie-Ange en profite pour admirer le superbe vélo Trek de Danièle (photo UAF)
Puis Thomery (dans un méandre de la Seine), et retour par les bords de Seine : Champagne-sur-Seine, Héricy, Fontaine-le-Port, Chartrettes.

Danièle et Marie-Ange : les filles en tête sur le final… (photo UAF)
Au final, ce ne sont pas les quantités que je retiendrai, mais les qualités de cet Audax : simplicité, sobriété, naturel, gentillesse.

Jean-Michel à l'arrivée du 100 km cyclo (photo UAF)

Et l'après-midi…

L'après-midi, quelques uns ont troqué la tenue de cycliste contre les chaussures de rando et ont enchaîné avec les 25 km de marche, en compagnie de quelques spécialistes venus uniquement pour cette seconde partie du Bi-Audax. Les cinq Cyclotouristes Saint-Mauriens, eux, ont préféré regagner le Val-de-Marne!

Marie-Ange
Photos Claude et Marie-Ange (sauf mention contraire)


Ambiance lors de la pause, à Boutigny-sur-Essonne...

Gare de Boutigny

Olivier, Gérard, Jean-Michel et les autres…

jeudi 5 mars 2015

C'EST DÉCIDÉ, JE RACCROCHE LE VÉLO !

Le vélo, c'est dur! C'es très dur!…
Et parfois, c'est trop dur! Surtout quand le sort s'acharne… Alors ça y est, c'est décidé, je raccroche le vélo…

Percy-sur-Oise, dans le transilien
Malgré le beau soleil de ce jeudi, j'ai tout de suite compris que ça commençait mal. J'avais enregistré la trace du circuit sur mon GPS, mais lorsque j'ai voulu la charger sur l'appareil, le calcul s'est bloqué à 99%. Un petit "pour cent" qui change tout! Conséquence : cet imbécile s'est éteint tout seul cinq ou six fois... Et chaque fois que je le rallumais, le phénomène se reproduisait. Avantage : cela m'a permis de découvrir et d'explorer minutieusement un certain nombre de voies sans issue.

Viarmes : Côte des Princes
J'ai cependant refusé de faire l'impasse sur certaines allées forestières, dont l'état était pourtant un peu dissuasif.

Route forestière d'Asnières (sommet de la Côte des Princes)
Certains indices auraient dû me mettre la puce à l'oreille. La route était barrée, et j'aurais sans doute mieux fait d'en faire autant. De me barrer, moi aussi!

Route forestière de Chantilly (milieu de la Côte des Princes)
Mais je n'ai pas voulu admettre que j'étais sur la mauvaise pente.

Viarmes : Côte des Princes, passage à 17%
Comme je ne renonçais pas à mon aventure, la DDE a sorti le grand jeu, l'arme fatale : le chantier en pleine activité.

Coye-la-Forêt, route des étangs de Commelles
Ensuite, c'est un collectif de zadistes qui s'est ligué pour faire barrage à mes projets.

Entre Gouvieux et Précy-sur-Oise
Mais c'est finalement mon vélo qui m'a trahi et qui a eu raison de mon entêtement. Dans mon malheur, j'ai quand même eu de la chance. J'étais à 100 mètres d'une gare quand ma roue arrière s'est bloquée suite à un bris de rayon (fragilisé dimanche dernier lors du franchissement inopiné d'un nid de poule).

Gare de Précy-sur-Oise
La vie et moi avons ensuite repris notre petit train-train, chacun de notre côté... Le temps s'est réchauffé, tandis que je chopais un petit refroidissement. La routine, quoi!

Mais c'est juré : le vélo, on ne m'y reprendra plus pendant au moins 24 heures... le temps de faire réparer ma roue!

Claude
Photos personnelles (toutes prises le jeudi 5 mars!)

mercredi 4 mars 2015

RAMON CASAS, LE TANDEM ET LE MODERNISME

Ramon Casas est un peintre catalan, né et mort à Barcelone (1866-1932). Sur ce tableau, peint en 1897, il s'est représenté lui-même pilotant un tandem, en compagnie de son ami Pere Romeu.

« Ramon Casas i Pere Romeu en un Tàndem », 1897, huile sur toile, 191 × 215 cm,
Museu Nacional d'Art de Catalunya, Barcelona
L'œuvre ne semble pas avoir été inspirée par l'activité sportive elle-même mais plutôt par l'image de modernité qu'elle renvoyait. Le lieu auquel elle était destinée confirme cette interprétation.
En effet, de 1897 jusqu'en 1901, la toile décora un cabaret de Barcelone, Els Quatre Gats (Les Quatre Chats), cabaret qui venait tout juste d'ouvrir ses portes et qui devint pendant quelques années, jusqu'en 1903, le lieu de rencontre des artistes et intellectuels à l'origine du mouvement moderniste.

Sur le tableau, le peintre s'est représenté fumant la pipe. Quant à son copilote, qui nous regarde, il s'agit donc de Pere Romeu, fondateur et directeur d'Els Quatre Gats, qui avait précédemment été barman au cabaret Le Chat Noir, à Paris, dont il s'était inspiré pour créer son propre établissement.

Le décor du tableau est minimaliste mais les spécialistes s'accordent à reconnaître la silhouette de Barcelone en arrière-plan.

Reproduction du tableau dans la salle actuelle du restaurant Els Quatre Gats
Par sa finalité décorative et son style, cette peinture se rapproche de la technique de l'affiche, genre qui fit la renommée de Ramon Casas. A titre d'exemple, j'ai choisi cette affiche de l'artiste, qui annonce un spectacle de marionnettes représenté justement aux Quatre Gats. On y reconnaît d'ailleurs le même Pere Romeu tenant le bâton de Guignol!

Affiche de Ramon Casas
En 1901, ce tableau perdit sa fonction décorative sur les murs d'Els Quatre Gats où il fut remplacé par une autre œuvre du même peintre : Ramon Casas et Pere Romeu dans une automobile.

« Ramon Casas i Pere Romeu en un automòbil », 1901, huile sur toile, 208 x 291 cm,Museu Nacional d'Art de Catalunya, Barcelona
Est-ce à dire qu'en ce début de XXe siècle, le tandem ne symbolisait déjà plus le modernisme, supplanté dans l'opinion publique par l'automobile ?

Claude
Illustrations trouvées sur Internet

dimanche 1 mars 2015

RANDONNÉES THIAISIENNES 2015, par Marie-Ange

Un rapide coup d'œil ce matin au doodle avant de prendre la direction de Thiais : 13 Cyclotouristes Saint-Mauriens susceptibles de se retrouver au 111 rue du Pavé de Grignon pour prendre le départ du 90 km. Ce nombre sera confirmé sur place, les forces en présence étant bien au rendez-vous : Laurence D. et Olivier D. qui ont pris un peu d'avance en s'élançant avant l'horaire préconisé, Alain C., Bernard C., Jean-Luc L., Jean-Pierre Lu., Arnaud D., Thierry A., Michel Le Cl., Eric Ch., Patrick L., Claude S. et moi-même.

Les 13 CSM au contrôle de Marolles-en-Hurepoix
Evelyne P. de l'A.V. Thiais nous accueille chaleureusement. Concernant le fléchage, elle nous prévient tout de suite que nous risquons d'avoir des soucis. En effet, les organisateurs ont joué de malchance à cause de la pluie tombée durant la nuit. Bien qu'ils se soient donné beaucoup de mal ce matin pour raviver le fléchage copieusement délavé, ils n'ont pas pu vérifier l'intégralité des deux parcours.

Joli fléchage rose, plus visible sur l'affiche que sur certains tronçons du parcours...
Dès le début du parcours, nous commettons l'erreur de prendre les roues d'un petit peloton du club de Mandres-les-Roses sans nous soucier véritablement du fléchage ce qui nous vaudra une grimpette en prime que je monterai par mégarde sur le grand plateau. Quelle gourde! Les jambes me paraissaient bien lourdes et je n'en comprenais pas les raisons! Encore endormie ou bien fatiguée du voyage de la veille?...

Heureusement, Claude, notre guide, sera là pour nous remettre sur le droit chemin! Nous finirons par retrouver les bords de Seine et nous suivrons les quais un bon moment.

La Seine au soleil levant
C'est là que Jean-Pierre Lu. sera victime d'une crevaison.

Sur le chemin, du côté de Vert-le-Grand, nous rattraperons Laurence et Olivier, celui-ci victime à son tour d'une crevaison.

Finalement, nous atteindrons quasiment tous ensemble le premier contrôle à Marolles-en-Hurepoix.

 Contrôle de Marolles-en-Hurepoix : c'est le président de l'AV Thiais qui s'y colle!
Lionel Ch., président de l'A.V. Thiais, prendra bien soin de nous avertir qu'ils n'ont pas eu le temps de vérifier le fléchage sur la seconde partie du parcours. A partir de là, nous pédalerons donc au feeling, les yeux rivés sur la feuille de route. A Breuillet, nous opterons pour une mauvaise direction qui nous fera faire un crochet d'une dizaine de kilomètres et monter la côte de Saint-Chéron (hors itinéraire). Une fois encore, "Saint Claude", patron des cyclo-voyageurs, remettra les copains égarés sur les bons rails!

Quelle joie de retrouver le fléchage à partir de La Roncière, puis des routes familières avec la descente du Déluge, Marcoussis, la fameuse côte de l'Escargot... et quelle joie de retrouver le sourire également, car le second contrôle est là!

Jean-Luc, content d'en avoir fini avec "l'escargot" et d'arriver au ravitaillement!
Après un ravitaillement réconfortant, nous aurons à affronter, sur la route de Villejust, un sacré vent de face qui m'obligera à me mettre bien à l'abri derrière les costauds (merci Bernard!)

A Saulx-les-Chartreux, nous raterons une fois encore le fléchage, trop occupés cette fois-ci à suivre un groupe du club de Belleville (on ne devrait pas suivre n'importe qui!!!). Et ne me demandez pas qui nous a remis dans l'axe! Devinez!...

Nous en finirons avec l'enchaînement des bosses, en grimpant la côte de Champlan.

Notre président me confiera son soulagement de voir tout le groupe rentrer dans sa totalité et ensemble après un périple de 103 km (au lieu de 90) avec pas loin de 600 m de dénivelé positif (584 d'après le GPS)! Un exploit!

Un président satisfait de son équipe!
  • Les bémols : deux crevaisons et un recours répété au pifomètre pour l'orientation.
  • Les points positifs : le nombre satisfaisant de C.S.M. engagés, personne de perdu (même pas Thierry A., qui en était d'ailleurs très fier, voire un peu étonné), absence de pluie (même s'il a fallu composer avec une route parfois très humide).
A l'arrivée, pas de coupe pour les CSM (seconds au nombre de participants), mais le sourire de Lionel et d'Evelyne, et une délicate attention pour chaque féminine. Grand merci à l'AV Thiais!

Marie-Ange
Photos Claude et Marie-Ange


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Résultats :

PARTICIPATION : 147
1er AS BRÉVANNAISE : 26
2e CYCLOTOURISTES SAINT-MAURIENS : 13
3e ex. MANDRES-LES-ROSES et CHEVILLY-LARUE : 10

Contrôle de Marcoussis