jeudi 15 juin 2017

PARIS-NICE CYCLO 2017 2e ÉTAPE : AVALLON - DOLE

➜ Etape précédente : Fontainebleau - Avallon — Etape suivante : Dole - Les Rousses

La photo du jour

Concentré! (photo Véra)

L'enregistrement de mon étape sur Strava


Les données officielles de l'étape

Distance annoncée : 172 km.
Moyenne basse selon organisation : 25 km/h.
D+ selon Openrunner : 1635 m.
Tracé officiel sur Openrunner : 7054494
Départements traversés : Yonne (89), Nièvre (58), Côte d'Or (21), Jura (39)
BCN-BPF : aucun
Hébergement : Hôtel de la Cloche, à Dole

Tracé de l'étape


Profil de l'étape
Mes données personnelles

Distance selon mon GPS : 181 km avec les jonctions.
Moyenne personnelle : 25,2 km/h.
D+ selon mon GPS : 1703 m
Météo : Ensoleillé et chaud, couvert en fin d'étape (en arrivant à Dole)
Température moyenne : 27°.

Le récit

Nous quittons le Relais Fleuri avec quelques kilomètres à parcourir pour rejoindre le lieu du départ réel à Avallon, devant la statue de Vauban.

Avallon, les terreaux de Vauban
Suite à ma chute d'hier, je me rends auprès des secouristes de la Croix Rouge pour recevoir quelques soins. Pendant que je me fais soigner, j'entends André Leroux : « Nous n'avons pas eu de chute hier, j'espère qu'il en sera de même aujourd'hui! » Je souris quand il précise : « A part une chute bénigne » Ça, c'est moi! Hé hé! Pas de problème! Je ne demande pas mieux puisque ça me permet de continuer l'épreuve sur mon vélo.

Etang de Marrault


La majeure partie du dénivelé de cette étape (1400 m sur les 1700) se trouve avant le repas.

Point culminant de l'étape, dans le Morvan : 641 m d'altitude. Près du lieu-dit “Les Trois Bornes”.

Ravitaillement du matin : Saulieu

Saulieu


Ravitaillement du midi : Chorey-lès-Beaune. Une tombola est organisée par les vignerons locaux. Les saint-Mauriens sont en veine puisque Laurent gagne une série de verres à vin et Philippe les bouteilles pour les remplir!

Tombola à Chorey-lès-Beaune (photo Sylvain)
La neutralisation a lieu à Champvans. Tout le monde cherche l'ombre! Et les poubelles débordent de bouteilles vides (bouteilles de sodas ou d'eau gazeuse, naturellement).

Champvans (photo Sylvain)
Les six derniers kilomètres sont parcourus en peloton, encadrés par les motards.

En arrivant sur Dole, le temps se couvre.

Arrivée à Dole
Il a fait chaud aujourd'hui! J'ai absorbé plusieurs litres de boisson au cours de cette étape. Le site d'arrivée est particulièrement beau… et rafraîchissant!

Dole
Je n'ai pas ressenti trop de séquelles de la chute d'hier. Le genou gauche qui pique à chaque redémarrage, et le pouce droit qui tiraille au freinage et au changement de vitesse. Sinon ça roule!

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS : 

➜ La présentation du Paris-Nice Cyclo 2017 sur le site “Claude et Marie-Ange font du vélo”.
➜ Présentation de l'étape sur le site de l'AAOC.
➜ Toutes mes photos sur Flickr (+ une sélection de photos téléchargées)
➜ Le compte-rendu de l'AAOC : 2e étape.
➜ Les photos de Sylvain : 2e étape.
➜ Les photos de Véra : 2e étape.

Feuille de route



mercredi 14 juin 2017

PARIS-NICE CYCLO 2017 1ère ÉTAPE : FONTAINEBLEAU - AVALLON

➜ Article précédent : Paris-Nice J-2 — Etape suivante : Avallon - Dole

La photo du jour

Fontainebleau, route des Cascades : l'heure du départ approche…

L'enregistrement de mon étape sur Strava


Les données officielles de l'étape

Distance annoncée : 183 km.
Moyenne basse selon organisation : 26 km/h.
D+ selon Openrunner : 1445 m.
Tracé officiel sur Openrunner : 6429037
Départements traversés : Seine-et-Marne (77), Loiret (45), Yonne (89)
BCN-BPF : Vézelay (dépt. 89)
Hébergement : Le Relais Fleuri

Tracé de l'étape

Profil de l'étape
Mes données personnelles

Distance selon mon compteur : 193 km (incluant les jonctions, du parking au départ et de l'arrivée à l'hébergement)
Moyenne personnelle : 27,4 km/h.
D+ selon mon GPS : 1384 m
Météo : ciel voilé et temps un peu lourd
Température moyenne : 23°.

Le récit

Je suis le seul représentant du département de la Dordogne au départ de ce 18e Paris-Nice Cyclo. Mais je ne me sens pas isolé au sein d'un peloton fort d'environ 220 participants car j'y retrouve de nombreuses connaissances. Je vais notamment rouler en compagnie de trois membres de mon ancien club francilien, les Cyclotouristes Saint-Mauriens : Alain G., Laurent M. et Philippe A.

A Fontainebleau, quelques minutes avant le départ,, avec les CSM : Philippe, Alain et Laurent
Je retrouve aussi avec plaisir de nombreux cyclos rencontrés lors du Paris-Bayonne 2015 (Didier, Loïc, Jean-Claude, Bernard et Pascal…) ainsi que les nombreux membres du club organisateur, l'AAOC. Parmi les participants sur le vélo, je citerai Alain N., Bernard M., Claude L., Dominique, Franck L., Franck T., Guy, Jacques, Jean-Luc, Marc, Michel M., Yann, etc.

L'AAOC au départ de Fontainebleau
Parmi les nombreux bénévoles : André et Danièle Leroux, le couple présidentiel, Alain R. et Bernard G. nos flécheurs, Claude O., Michel le bagagiste, Louis et Suzanne M., Sylvain C., Martine, Marie-Antoinette, Patricia et bien d'autres. Pardon à ceux que je n'ai pas cités et Merci à tous.

Dernière recommandations d'André Leroux avant le départ fictif, avenue des Cascades
Comme en 2015 pour le Paris-Bayonne, le départ réel a été donné devant le château de Fontainebleau.

Château de Fontainebleau
En début d'étape, j'ai de bonnes sensations. De quoi faire disparaître une partie des doutes et du trac qui me tenaillent depuis quelques jours.

Malheureusement, je chute assez lourdement dès le kilomètre 45. La cause : un ralentissement brutal dans le peloton. Je freine mais je touche la roue arrière du cyclo qui me précède, ce qui me déséquilibre. Un peu de cuir  arraché, des douleurs au genou gauche, à l'avant-bras gauche, au pouce droit... Je constaterai plus tard quelques autres dégâts superficiels : les branches de mes lunettes sont un peu tordues, un gant est légèrement "écorché", on remarque quelques traces de bitume dues aux frottements sur mon sac à dos, mon coupe-vent et mon maillot.

Bref, beaucoup de petites choses mais rien de grave. Après une dizaine de minutes dans l'ambulance de la Croix Rouge, je peux poursuivre l'étape.

Bobo au genou!
Je pense qu'on va pouvoir repartir à quatre car les copains du CSM m'ont attendu. Il n'en est rien, car l'ami Alain, bien qu'il ne soit pas tombé, ne repartira pas sur son vélo. En effet, lors de ma chute, mon vélo a heurté violemment son dérailleur arrière qui a explosé sous le choc… La patte de dérailleur étant cassée, impossible de le dépanner immédiatement.

Avec Philippe et Laurent, nous entamons une belle séance de contre la montre par équipe. Mais retardés par ma chute, nous arrivons dans les derniers à la pause café, à Courtenay, vers le 60e kilomètre.

J'y retrouve deux amis cyclotouristes qui sont venus en voisins pour m'encourager : José, dit "Marcopant" sur son blog, un passionné de vélo en montagne, et son épouse Danièle, cyclotouriste aimant aussi la randonnée pédestre et la photographie. Elle tient elle aussi un blog. Un grand merci à eux pour leur soutien.

Avec José, à Courtenay (photo Danièle)
Le repas du midi, au bout de 130 km, est servi à Courson-les-Carrières (Yonne). Cette fois, c'est Jean, lui aussi blogger sous le pseudonyme de olddream89, qui est venu me saluer. Encore un soutien sympathique qui me réconforte!

Avec Jean, à Courson-les-Carrières
En quittant le lieu du repas, j'ai le moral dans les chaussettes. En effet, les perspectives pour qu'Alain puisse reprendre sa place sur le vélo sont minces. Il a envisagé plusieurs solutions. Se procurer rapidement une nouvelle patte de dérailleur semble impossible car c'est un modèle peu courant. Demander à son fils de lui apporter le soir-même son second vélo à Avallon… Bonne idée, mais il n'arrive pas à joindre son fils! Qu'il soit obligé de rentrer à la maison après seulement 45 km, je ne voudrais même pas y penser… mais je ne peux pas m'en empêcher.

A la sortie de Courson-les-Carrières, Jean me fait une nouvelle surprise… Il est toujours là. Il m'a attendu pour me prendre en photo au passage. Décidément, je ne peux pas envisager de décevoir ces gens qui sont venus m'encourager. Cela renforce ma détermination. J'irai aussi loin que je pourrai, et si possible jusqu'au bout!

Devant Laurent et Philippe, à la sortie de Courson-les-Carrières (photo de Jean)
La suite du parcours est bien agréable en terme de décor, mais je ne prends guère de photos. Il est vrai que le ciel nuageux n'invite pas à "mitrailler"…

Laurent sur les bords de l'Yonne
Une quinzaine de kilomètres avant le terme de cette étape (Avallon), nous passons près de Vézelay, BCN-BPF de l'Yonne. Là une photo s'impose. Mais ne prenant pas le temps de m'arrêter, le résultat est médiocre.

Vue sur Vézelay
C'est dans ces parages que Philippe m'annonce une excellente nouvelle : il vient d'apprendre qu'Alain est reparti sur son vélo depuis Courson-les-Carrières! Les mécanos, Jean-Jacques et Michel ont fait des miracles. Moyennant un bricolage ingénieux, ils ont fait tenir la patte de dérailleur grâce à l'attache rapide de la roue! Selon eux, cela devrait tenir comme ça jusqu'à Nice. On n'en demande pas plus!

Nous arrivons bientôt à la neutralisation de Pontaubert quelques kilomètres avant Avallon. Puis nous rallions l'arrivée en peloton groupé, en remontant la très jolie vallée du Cousin.

Vallée du Cousin
Le moment est venu d'être accueillis par les officiels de la ville d'Avallon.

Avallon, promenade des Terreaux Vauban
Pendant que se déroulent les échanges de civilités, Laurent constate en consultant son GPS qu'il n'a jamais réalisé une telle moyenne : autour de 27 km/h. Pour ma part, je suis plutôt surpris (agréablement) d'avoir roulé à une telle vitesse dans les conditions du jour. Ça me rassure un peu sur les conséquences de ma chute. Mais il faudra voir ce que ça donnera après la nuit…

Puis nous rejoignons nos hébergements respectifs, sous la conduite des motards de l'organisation. Une petite douche rapide suivie d'une visite à la permanence médicale… Un arrêt au stand "mécanique" pour exprimer ma reconnaissance à Jean-Jacques et Michel. En dépannant Alain, ils m'ont enlevé un sacré poids.

La journée a été chargée en émotions et en efforts. Espérons que la nuit sera réparatrice!

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS : 

➜ La présentation du Paris-Nice Cyclo 2017 sur le site “Claude et Marie-Ange font du vélo”.
➜ Présentation de l'étape sur le site de l'AAOC.
➜ Toutes mes photos sur Flickr (+ une sélection de photos téléchargées)
➜ Le compte-rendu de l'AAOC : 1ère étape.
➜ Les photos de Sylvain : 1ère étape.
➜ Les photos de Véra : 1ère étape.

Feuille de route


lundi 12 juin 2017

OBJECTIF "PARIS-NICE CYCLO 2017" : J-2

Dans 36 heures, je serai à Fontainebleau sur la ligne de départ du Paris-Nice Cyclo 2017, qui se déroulera sur 10 jours, du 14 au 23 juin.
➜ Plus de détails sur mon site : Paris-Nice Cyclo 2017 (site).

Depuis mon inscription au début du mois d'août 2016 (voir l'article), j'ai essayé de me préparer au mieux. L'épreuve en elle-même étant le défi le plus audacieux auquel je me serai confronté au cours de ma vie de cyclotouriste, la préparation a été elle aussi un sacré défi! Et la question qui me tarabuste depuis quelques temps, c'est : est-ce que j'ai fait ce qu'il fallait?

Préparation hivernale en Espagne, début mars 2017 (photo Alain G.)
Question de poids

Le principal ennemi du grimpeur étant le poids, certains ciblent leur vélo qu'ils soulagent de quelques centaines de grammes… Pour ma part, plutôt que d'alléger à la fois la monture et ma tirelire, je me suis efforcé de réduire la surcharge pondérale du "jockey", au prix d'un effort modéré réparti sur plusieurs mois!  Résultat : je pèse actuellement 4 kg de moins qu'au départ de Paris-Bayonne en 2015. Mais que les inquiets se rassurent : j'ai encore quelques belles réserves de graisses superflues… Je ne suis pas près de rivaliser avec la silhouette de Christopher Froome ou de Romain Bardet!

Silhouette en cours d'affinage… (photo fin mars 2017)
Entraînement

Pour être à la hauteur de l'enjeu, je me suis entraîné très sérieusement depuis plusieurs mois... Une préparation à la fois physique et mentale… Kilométrage global conséquent, heures de selle… Me rassurer sur ma capacité à encaisser l'allongement des distances, le cumul des dénivelés… Savoir gérer les pentes sévères, avec un peu de haute montagne… Enchaîner des efforts  sur plusieurs jours suivis de temps de récupération… Effectuer des sorties avec du rythme, des sorties à vitesse soutenue mais régulière, des expériences sur des brevets divers effectués en groupe pour engranger de la confiance dans la convivialité…

Bref, à l'approche du départ, je totalise depuis début janvier un peu plus de 6000 km et près de 67 000 m de dénivelé positif cumulé.

Un peu de haute montagne sur les routes du Paris-Bayonne 2015 (début juin 2017)
Bilan de ma préparation

J'en ai peut-être fait trop! Mais ce n'est plus le moment de se poser la question. Il est trop tard pour changer quoi que ce soit. Il ne faut plus laisser de place au doute. Il faut juste me préparer à mobiliser énergie et confiance. Et peaufiner les derniers préparatifs du départ…

La part du rêve

Ensuite, il me restera à gérer les efforts au quotidien, sans me projeter prématurément dans les efforts du lendemain… sauf pour rêver! Car j'ai cette chance : la montagne me fait rêver et me stimule!

Rêver des grands cols mythiques que je ne connais pas encore, comme l'Izoard et sa "casse déserte" par exemple. Je n'étais pas né lorsque Fausto Coppi y construisit une partie de sa légende, mais je me souviens d'en avoir lu le récit dans mon enfance et j'en suis resté imprégné. Aller voir à quoi tout cela ressemble est très enthousiasmant.

Fausto Coppi dans l'Izoard (document Internet)
Rêvons encore un peu en égrenant quelques noms qui sonnent comme un inventaire poétique : Ramaz, Colombière, Aravis… Cormet de Roselend, Iseran, Izoard… Finestre, Sestriere, Sampeyre… Vars, Agnel, Lombarde…
A propos de ce dernier haut lieu que je viens d'évoquer, quand nous atteindrons le Col de la Lombarde, le plus dur sera fait!… Il ne restera plus qu'à mettre le cap sur Nice!

Col de la Lombarde, versant italien (photo personnelle, juillet 2014)
Comptes-rendus

L'aventure méritant de laisser une trace, j'ai entrepris de préparer une série d'articles, étape par étape : distance, dénivelé, parcours profil général de l'étape, profils des cols… Si je ne suis pas trop fatigué en fin d'étape et si j'ai suffisamment de temps, j'essaierai de compléter chaque soir les rubriques concernant mon vécu. Dans le cas où je serais dans l'impossibilité de le faire en temps réel, je ferai les mises à jour à mon retour de ce Paris-Nice Cyclo.

Tous les articles déjà publiés pourront être affichés à la suite les uns des autres en cliquant sur Paris-Nice Cyclo 2017 (blog).

N'hésitez pas à m'encourager. L'énergie que vous y mettrez m'accompagnera tout au long de l'épreuve, soyez en sûrs! Je compte sur vous!

Claude
Photos personnelles, sauf mention contraire

LIENS :

➜ Paris-Nice Cyclo 2017, 1ère étape : Fontainebleau - Avallon à paraître
➜ Page de mon site consacrée à l'aventure : Paris-Nice Cyclo 2017 (site).
➜ Tous les articles publiés sur mon blog : Paris-Nice Cyclo 2017 (blog).

samedi 27 mai 2017

LES GORGES DE L'AUVÉZÈRE, DORDOGNE

"HISTOIRE DE PÉDALER EN DORDOGNE PÉRIGORD"

Nous avons emprunté le circuit du jour à une brochure concoctée par le Comité Départemental FFCT de la Dordogne (CoDep 24), en partenariat avec le Conseil Départemental.

Histoire de pédaler…
Cette brochure propose 12 circuits, allant des circuits “famille” (entre 15 et 25 km) jusqu'aux randonnées itinérantes, telles que ”Le Tour du Périgord”, long de 577 km.

Nous avons choisi l'un des deux circuits “Vélo sportif” : «Les Gorges de l'Auvézère». La brochure nous a mis en garde : compte tenu des dénivelés importants « il convient d'avoir une bonne condition physique pour s'y risquer à vélo ».

Parcours extrait de la brochure
A partir des indications de la feuille de route, j'ai saisi les données sur Openrunner : 7392633. J'ai ainsi obtenu plus de précisions sur le côté “sportif“ de l'aventure. Selon Openrunner, ce sont 96 km et 1562 m de dénivelé positif qui nous attendent!
Pour ceux qui préfèrent naviguer à l'ancienne, voici la feuille de route, numérisée à partir de la brochure…

Feuille de route extraite de la brochure
Notre parcours

Conformément aux indications de la brochure, nous démarrons de Tourtoirac, par une première traversée de l'Auvézère.

L'Auvézère à Tourtoirac
Le circuit commence par une montée… suivie d'une descente pour arriver à Excideuil.

Château d'Excideuil
Sur la route de Dussac, je m'arrête brièvement pour fixer l'image d'un petit étang charmant, mais privé.

Sur la route de Dussac
Un petit château retient notre attention lors de notre passage à Dussac.

Château de Dussac
La route se poursuit, tranquille, jusqu'à Serrazac.

Serrazac
Les cultures fruitières sont différentes de celles que nous rencontrons habituellement dans notre Périgord Noir (noix, fraises…). Ici, en Périgord Vert, nous avons vu beaucoup de pommiers.

Pommiers
Au prix d'une belle descente, nous rejoignons la vallée de l'Isle. Cette rivière prend sa source en Haute-Vienne, au sud de Limoges, et se jette dans la Dordogne à Libourne. En chemin, elle arrose notamment Périgueux, chef-lieu du département de la Dordogne. Sur notre route se dresse de nouveau un petit château, à Montardy.

Château de Montardy
 Nous continuons à remonter le cours de l'Isle en direction de Jumilhac-le-Grand. La rivière y est un peu remuante, comme ici du côté du moulin de Loule.

L'Isle au moulin de Loule
Nous profitons de notre passage à Jumilhac-le-Grand pour nous réapprovisionner en boissons fraîches et pour faire tamponner notre carte de route de la randonnée permanente "Facettes du Périgord", dont un des circuits passe par ici.

Château de Jumilhac-le-Grand
Nous reprenons notre route et, en arrivant à Angoisse, nous nous disons que nous n'aimerions pas habiter dans une commune portant un nom pareil! Des chiens peu fréquentables et extrêmement sonores en remettent une couche! Ils nous font comprendre que nous ne sommes pas du tout les bienvenus. Bonjour l'angoisse!

Angoisse
Dès la sortie d'Angoisse, le joli nom du hameau de Chantalouette nous rassérène, en ramenant à notre mémoire le souvenir d'une sympathique chansonnette de notre enfance… « Alouette, gentille alouette, alouette… je te plumerai!!! » Brrr! Bonjour l'angoisse… pour les alouettes!

Chantalouette
Nous commençons à avoir faim. Le bourg de Payzac se trouve sur notre route à point nommé. Le boulanger et la boulangère nous y accueillent avec beaucoup d'amabilité : collation, rafraîchissements et parasol! Impec!

Boulangerie de Payzac
A la sortie de Payzac, une descente nous ramène jusqu'à l'Auvézère, que nous longeons un moment. Peu après, nous traversons un de ses affluents, le ruisseau des Belles Dames, qui nous inspire forcément une photo de circonstance!

Ruisseau des Belles Dames
Peu après, nous nous attardons longuement dans un endroit charmant, aux abords d'une ancienne forge du XVIIe siècle. Transformée en 1861 en papeterie industrielle pour la fabrication du papier de paille, la papèterie de Vaux apporte le témoignage d'une activité jadis florissante.

Papèterie de Vaux
Ce site industriel, devenu éco-musée, utilisait la force de l'eau du ruisseau des Belles Dames.

Le ruisseau des Belles Dames près de la Papèterie de Vaux
Si le site est indéniablement industriel, il n'en est pas moins champêtre…

Le ruisseau des Belles Dames près de la Papèterie de Vaux
Et nous voilà bientôt arrivés aux portes des Gorges de l'Auvézère à Savignac-Lédrier, dont le château domine élégamment les anciennes forges. Les machines étaient mises en mouvement par la force hydraulique fournie par la rivière. Cette force était cependant tributaire de débit saisonnier de l'Auvézère.

Château des Forges
Subjugués par le charme de l'endroit, nous nous y attardons longuement.

Chute d'eau sur l'Auvézère
Nous revenons sur nos pas pour remonter jusqu'à Savignac-Lédrier, puis nous prenons la route de Saint-Mesmin.

Saint-Mesmin
Une forte descente nous ramène à l'Auvézère que nous traversons pour remonter aussitôt sur le plateau qui domine l'autre rive. La pente est par endroits particulièrement sévère. La vue d'un charmant troupeau de poneys nous récompense de nos efforts.

Poneys
De nouveau, une forte descente nous fait plonger vers la rivière, que nous traversons une fois encore au pont du Pervendoux.

Moulin du Pervendoux
La montée qui suit confirme s'il en était besoin le caractère “sportif” de ce circuit : 2,4 km à 7% de pente moyenne. Quand on a déjà dans les jambes plus de 80 km avec 1300 et quelques mètres de dénivelé, ça pique un peu les cuisses.

D'ailleurs, peu après Génis, un lieu-dit au nom ambitieux enfonce le clou : «Les Montagnes»! Au cas où on ne l'aurait pas encore compris, nous ne sommes pas ici dans une région plate, il faut le savoir!… Cependant, après ce panneau, nous ne rencontrerons plus guère de montées. Ouf!

Les Montagnes
Revenus dans la vallée, nous traversons une fois encore l'Auvézère pour jeter un œil au Moulin de Guimalet, qui tire son nom d'un seigneur du XVe siècle, bâtisseur des lieux et titulaire d'un patronyme qui en jette : Gui Malet de la Jorie de Saint-Médard d'Excideuil.

Moulin de Guimalet
Le retour à Tourtoirac et à son abbaye est apprécié à sa juste valeur. Nous le fêtons avec une nouvelle consommation de boissons fraîches.

Abbaye de Tourtoirac
Le circuit est magnifique, riche de nombreux sites qui valent le détour. Notre seule déception concerne les "Gorges de l'Auvézère", géographiquement parlant. En effet, nous nous attendions à suivre au moins partiellement des gorges encaissées ou à surplomber la rivière en quelque belvédère, ce qui n'est pas le cas… Malgré cette légère réserve, ce parcours vaut vraiment le coup… à condition d'être suffisamment entraîné!

Claude
Photos personnelles et documents numérisés

LIENS :

➜ Toutes nos photos sur Flickr

➜ La trace sur Openrunner